‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 270 sur 351 · DE LA VEINE CAVE INFERIEURE · texte numérisé non relu

DE LA VEINE CAVE INFERIEURE

La veine cave inférieure ou ascendante > s'étend depuis la quatrième ou la cinquième vettèbre lombaire, jusqu’à la partie inférieure de l'oreillette droite. Elle monte d’abord sur le côté droit de la colonne vertébrale , à côté de l’aorte, qu'elle recouvre en partie, parvient au-dessous du foie, derrière lequel elle s'engage, logée dans une échancrure particulière de cet organe. Elle traverse ensuite le trou carré du diaphragme, s’introduit dans la poitrine, pénètre dans le péricarde, et s’ouvre sur-le-champ à la partie inférieure et postérieure de l'oreillette droite. Les rapports de la veine cave sont , en devant, avec l’artère iliaque primitive droite, ensuite avec la péritoine et le duodénum, et tout-à-fait en haut avec le foie ; 4 gauche, avec l’aorte.

On rencontre quelquefois une anomalie de la veine cave inférieure, qui consiste dans sa scission en deux troncs. Cette

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aberration présente plusieurs degrés différents. Toutes ces anomalies ont cela de particulier, qu’elles établissent beau-

coup d’analogie entre l’homme et la plupart des reptiles et

des poissons. Dans quelques cas, la veine cave inférieure se trouve au côté gauche et non au côté droit de la colonne vertébrale. On a vu , mais très rarement, la veine cave s’ouvrir dans l’oreillette gauche.

Dans son trajets la veine cave inférieure reçoit les veines sacrée moyenne, lombaires, spermatiques, rénales, capsu-

laires, hépatiques et diaphragmatiques inférieures. Veine sacrée moyenne. Elle accompagne l'artère du même

nom, et s’ouvre.à la partie postérieure de la veine cave, à

son origine.

Veines lombaires. Au nombre de trois ou quatre, elles sont semblables aux artères homonymes, et se jettent dans

la veine cave inférieure. Les gauches sont un peu plus longues que les droites. Les branches dorsales communiquent par les trous de conjugaison , avec les sinus vertébraux. Veines spermatiques ( V. testiculaires ou veines de lovaire, Ch.). Elles doivent être examinées dans les deux sens. 1° Chez l’homme , elles doivent leur naissance à un plexus, appelé plexus spermatique, dont les ramifications disséminées

dans le testicule, en sortent à travers la tunique albuginée,.

au-devant de la tête de l’épididyme ; anastomosées avec les

racines des veines dorsales-de la verge, vésicales, honteuses

internes, etc., elles constituent quatre ou cinq branches, qui se dirigent en haut autour du canal déférent, s'engagent dans le canal inguinal , et se réunissent aussitôt en un seul tronc, qui se porte en dedans et en haut, le long du psoas, jusqu’au détroit supérieur du bassin. Au-dessous du rein, les veines spermatiques forment un second plexus , appelé corps pampiniforme , qui se trouve augmenté par beaucoup de vet-

nes adipeuses; puis, devenues de nouveau simples, elles s’ou--

vrent , la droite, dans la partie antérieure de la veine cave inférieure, à quelque distance au-dessous de la rénale droite, la Au te dans ia veine rénale gauche, bien plus en dehors que la précédente.

2 Chez la femme , les veines spermatiques naissent dans l'ovaire et à sa surface par un lacis de vaisseaux , dans lequel se rendent quelques branches des côtés de l’utérus , du hipa-

VÉNOLOGIE. — VEINE CAVE INFÉRIEURE. 619 ment rond et des trompes de Fallope ; elles se portent ensuite en haut et en dehors, croisent la direction de l'artère iliaque externe, et bnnent à la marge du bassin, où elles se éuieat comme chez l’homme. êL:

V'eines rénales. On les appelle aussi émulgentes. Ordinairement simples, et situées plus en devant que les artères; elles forment dans la scissure des reins plusieurs branches, qui.se rassemblent en un seul tronc au-devant de l'artère. Ce tronc se dirige transversalement en dedans, et s'ouvre sur les côtés de la veine cave.

Veines capsulaires. Leur disposition est semblable à celle

des artères du même nom. Presque toujours la droite se jette

dans la veine cave inférieure, et la gauche, au contraire, dans la rénale gauche, à peu près vers le milieu de sa longueur.

V'eines hépatiques. On en compte deux espèces différentes,

les petites et les grosses. Les petites, beaucoup plus nombreuses que les grosses, au nombre de douze environ, s’ouvrent

dans la partie de la veine cave inférieure qui monte derrière le foie. Les grosses ont un diamètre bien plus considérable; elles sortent du bord postérieur du foie, près de sa face supérieure, et s’ouvrent dans la partie antéñeure de la veine cave, au-dessous de son passage à travers l'ouverture du diaphragme. Elles sont au nombre de deux. La droite, plus petite, appartient tout entière au lobe droit, la gauche, plus volumineuse, surtout chez le fœtus, ce qui FFPHAUS le plus grand développement du lobe SOA a cet âge,

est formée de deux troncs, dont celui de droite appartient à Ja partie interne du lobe A et celui de gauche, au lobe

gauche seulement. Ces trois veines entrent dans la veine cave en avant et au nivean de l’ouverture; du diaphragme qui lui livre passage.

V'eines diaphragmatiques inférieures. Absolument sembla-

BIeS ; par leur disposition , aux artères du même nom, elles

s’ouyrent , soit dans les grosses veines hépatiques ’ it dans la veine Cive

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SYSTÈME DE LA VEINE PORTE. (Voy. Prépar., pag. 67).

La veine porte (vena porta) est un système particulier qui à ses racines dans tous les organes renfermés dans la cavité abdominale, excepté dans les reins, la vessie et l’utérus; il se comporte, à la manière des artères, dans le foie, où il se joint au système veineux du corps, par le moyen des veines hépatiques; dans quelques cas, très rares, on l’a vu se continuer d’une manière immédiate avec le système des veines du corps, et se jeter alors directement dans la veine cave inférieure, sans se ramifier dans le foie.

La veine porte peut être divisée en deux parties, la portion veineuse et la portion artérieuse.

La portion veineuse comprend la veine coronaire stoma-

chique, la splénique et la mésaraïque , dont la réunion constitue le tronc de la veine porte.

Veine coronaire stomachique. C’est la plus petite des trois branches; elle est semblable à l’artère du même nom, et s'ouvre de gauche à droite et de haut en bas dans le tronc de la splénique, derrière la portion pylorique de l'estomac.

Veine splénique. Elle tire son origine de la rate par trois, quatre, sept ou huit branches, qui, sur le pancréas, se rénnissent en un seul tronc. Celui-ci prend ensuite une direction transversale à droite, au-dessous de l’artère du même nom, et se joint à la veine mésentérique supérieure, au niveau de la colonne vertébrale. Dans son trajet, la veine splénique reçoit les veines qui correspondent aux vasa breviora, les veines gastro-épiploïques droite et gauche, duodénales, pancréatiques, et petite mésaraïque ou mésen-

térique inférieure. Cette dernière, qui a la plus srande anaq ? 5 \

logie avec l’artère mésentérique inférieure, jusqu’au-dessus de ls du colon , s’en éloigne ensuite, remonte verticalement derrière le’ péritoine de la région lombaire gauche, s'engage sous le pancréas, et vient se jeter presque à angle droit dans la veine splénique.

Veine mésentérique supérieure où grande mésaraique. Les veines de lPintestin grêle, du colon ascendant et du colon transverse, s'ouvrent dans la mésentérique, qui est entière-

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