‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 310 sur 351 · GANGLIONS THORACIQUES · texte numérisé non relu

GANGLIONS THORACIQUES

Ils sont au nombre de douze de chaque côté : on'les trouve dans la poitrine, au-devant de la tête de chaque côte, ou dans les espaces inter-costaux, au-dessous de la‘plèvre. Ces ganglions sont, pour la plupart du temps, fermes, oblongs, triangulaires, arrondis. Le premier est le'plus vo” lumineux de tous ces ganglions , après le cervical supérieur. Il est quelquefois confondu avec le second. Les ganglions moyens sont souvent un peu plus petits que les supérieurs et les inférieurs. *

Les ganglions thoraciques communiquent entre eux par des filets , et fournissent des rameaux externes et internés!)

1° Filets decommunication. Remarquables parleurvolume, ils sont toujours simples, jamais ramifiés entre deux gant glions ;etétendus de la partie inférieure de l’un ; à la partie supérieure de lautre. 2° Filets externes. Aunombre:de deux, quelquefois de quatre ou d’un: seul pour chaque an glion, ils se dirigent en haut eten dehors ; etlorsqu'issomit

arrivés dans l’espace intercostal ; ils s’anastomosent avéc la :

branche antérieure des nerfs dorsaux, à l’instant où elle sort du canal vertébral. 3° Filets internes. Très multipliés : quelques-uns viennent des ganglions inférieurs, ce sont les splanchniques ; les autres naissent de tous les ganglions, se portent aussitôt sur la partie antérieure dé da colonne vertébrale, où ils se jettent dans le tissu cellulaire; quelques-uns vont au plexus pulmonaire. Un d’eux;né du dixième ganglion, se porte sur la partie antérieure de laorte, parvient jusqu’au niveau du tronc cœliaque, et se perd dans le plexus du même nom.

NERFES SPLANCHNIQUES.

Ces nerfs, qui paraissent donner naissance à tous les plexus abdominaux, sont au nombre de deux de chaque côté, et distingués en grand et petit.

NERF GRAND SPLANCHNIQUE. ( Grand surrénal, Ch.) sc

Il naît des ganglions thoraciques inférieurs, depuis le sixième ou le septième jusqu’au onzième, par quatre à cinq filets distincts et fort éloignés les uns des autres, qui se joignent ensemble à angle aigu, dans le voisinage du diaphragme, pour former le zerf splanchnique proprement dit. Ce nerf, recouvert par la plèvre, passe ordinairement de la poitrine dans l’abdomen, entre les appendices diaphragmatiques et les vertèbres correspondantes, et un peu au-dessus de la capsule surrénale; quelquefois l’introduction a lieu par l’ouverture aortique. Parvenu dans le bas-ventre, il s’anastomose ayec le ganglion semi-lunaire de son côté.

PETIT NERF SPLANCHNIQUE. ( Petit surrénal, Ch.)

A est ordinairement formé par deux rameaux venant des

dixième et:onzième ganglions thoraciques ; ceux-ci, oblique

ment dirigés en bas eten dedans, s’engagent isolément derrière le: diaphragme, et se réunissent em un seultronc sur la douzième vertèbre dorsale. Ce nerf s’introduit aussitôt dans-l’abdomen en: perçant le diaphragme, et se partage ensuite-en:deux-rameaux , dont l’un: se-jpint au grand splanchniqué ; et l’autre se termine au plexus rénal. |

NÉVROLOGIE: —— NERFS SPLANCHNIQUES. 7ii

GANGLIONS DE LRO

DES GANGLIONS SEMI-LUNAIRES ET DU PLEXUS SOLAIRE. (Ganglion surrénal et plexus médian, où opisto-gastrique, Ch.)

Les ganglions semi-lunaires sont, pour l’ordinaire, au nombre de deux, un à droite, ottve À à gauche; ils sont situés en partie sur les piliers dé diaphragme, en partie audevant de l’aorte abdominale, derrière le péritoine, entre les deux capsules surrénales, au niveau du tronc cœliaque. Ils sont beaucoup plus considérable que les autres, oblongs, - sygmoiïdes, concaves en haut, convexes en bas, longs de plus d’un pouce et larges de près d’un demi-pouce. Ces deux ganglions sont unis entre eux par un grand nombre de filets nerveux qui vont d’un ganglion à l’autre, et s’anastomosent fréquemment ensemble. Par leur extrémité supérieure et externe, ils reçoivent les grands nerfs splanchniques. Une multitude de ganglions, variables pour le nombre et le volume, entourent les ganglions semi-lunaires; tous communiquent par de courts filets qui viennent de tous les points de leur périphérie, en interceptant entre eux des aréoles plus ou moins larges et irréguliers.

Cet assemblage et cet entrelacement de ganglions et de filets nerveux, a recu le nom de plexus solaire. I est placé sur la colonne vertébrale, les piliers du diaphragme, l'aorte, et caché par le pancréas en bas, le foie et le diaphragme en haut, l’estomac en devant. Le pneumo-pastrique lui envoie quelques filets. C’est à l’aorte que le plexus solaire distribue tous ses filets; il accompagne ses nombreuses divisions en formant des plexus secondaires. M DE

1° Plexus sous-diaphragmatiques. Îs tirent leur, originé de la partie supérieure du plexus solaire, êt sont formés par un petit nombre de filets. Ils accompagnent les artères diaphragmatiques inférieures.

2° Plexus cœliaque. M forme la division la plus considérable du plexus solaire, dont il représente le prolongement inférieur. De même que Partère cœliaque, il se frise oxdinairement en trois parties principales.

Plexus coronaire stomachique. (P. stomo-gastrique Lu IL suit l’artère du même nom, le long de la petite courburé-

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m1 ANATOMIE DESCRIPIIVE.

de lestomac, s'étend jusqu’à l’orifice gauche de ce viscère, et se distribue à ses tuniques. Dans son trajet, il communique plusieurs fois avec les rameaux du nerf vague, et s’anastomose avec ceux du plexus hépatique et du petit plexus de l’artère gastro-épiploïque droite. 1; Plexus hepatique. C'est le plus volumineux de tous; il descend de gauche à droite, en accompagnant l'artère gastroépiploïque droite, le long de la grande courbure de l’estomac; mais la portion la plus considérable du plexus s’unit aux vaisseaux hépatiques, avec lesquels elle se dirige vers le foie. Elle suit d’abord artère hépatique, mais lorsqu’elle est arrivée au sinus de la veine porte, elle se divise en plexus hépatique droit et plexus hépatique gauche, qui accompagnent dans le foie, non-seulement les divisions de Vartère, mais encore celles de la veine porte. Ces deux plexus s’anastomosent dans la glande même avec des filets du nerf pneumo-gastrique. Avant de pénétrer dans le foie, ils donnent des filets aux conduits cholédoque et hépatique, à la vésicule biliaire, au duodénum, à la grande courbure de l’estomac et au grand épiploon.

Plexus splénique. Peu volumineux ; il accompagne les ramifications de l’artère splénique, passe sur le pancréas, auquel il envoie des filets, ainsi qu’äu grand cul-de-sac de lestomac et à l'artère gastro-épiploïque gauche, et s'engage ensuite dans la substance de la rate, avec les branches de l’artère splénique. | | 3° Plexus mésentérique supérieur. KW provient de la partie inférieure des ganglions sémi-lunaires du plexus splénique, du plexus hépatique, et descend avec l'artère mésentérique supérieure, entre le pancréas et la portion transversale du duodénum ; il s’engage entre les deux lames du mésentère : forme un réseau dont les mailles émbrassent les ganglions lymphatiques, et se trouvent appliquées sur tous les rameaux de l'artère. Le pancréas, le duodénuüm,, ‘le colon lombaire droit et le cæœcum, reçoivent des filets-de ce plexus. 4° Plexus mésentérique inférieur. On peut le considérer comme le prolongement du précédent; il ‘se continue de l'aorte sur l'artère mésentérique inférieure, autour de l’origine de laquelle il constitue une gaîne étroite; lorsque Parière se rapproche du détroit supérieur du bassin, le plexus

lé £t. a c ; 0 RE S s \ < ‘ . S LA CE : , ‘ :

NÉVROLOGIE. — GANGLIONS DE L’ABDOMEN. 713 se divise en deux portions : l’une; qu’on pourrait appeler plexus hypogastrique, se dirige en dehors et en bas , reçoit des filets antérieurs des ganglions sacrés ; et fournit de nombreux filets à l'artère iliaque primitive > à Partère iliaque ex-

‘terne et à l’hypogastrique. L’autre portion > QUI constitue le plexus mésentérique inférieur proprement dit > accompagne les branches et les rameaux de l'artère mésentérique inférieure, jusque dans le mésorectum.

5° Plexus rénaux ou émulgents. Ws sont formés par quatre à cinq branches de la partie latérale du plexus cœliaque, du solaire , auxquelles viennent se joindre des filets des onzième et douzième ganglions thoraciques. Entremélés à cinq ou six petits ganglions, ils accompagnent les artères rénales, et donnent des ramifications nombreuses aux capsules surrénales et aux reins. |

6° Plexus spermatiques ( P. testiculaires, Ch.): Ils naissent principalement des plexus rénaux, et sont composés d’un petit nombre de rameaux qui descendent, en accompagnant l'artère du même nom, jusqu’au testicule chez l’homme, et jusqu’à l’ovaire et à la trompe de Fallope chez la femme. (

GANGLIONS LOMBAIRES (G. prélombaires , Ch.).

On en trouve cinq de chaque côté, quelquefois. deux ou trois ; ils occupent l’espace compris entre la douzième côte et l’union de la dernière vertèbre avec le sactum. Ils sont situés sur les parties latérale et antérieure du corps des vertèbres lombaires, près du muscle grand .psoas ; .leur forme est plutôt allongée qu’arrondie; ils fournissent des rameaux de communication et des filets internes et externes.

1° Filets de communication. Leur nombre est très sujet à varier; souvent, au lieu d’un seul, on en rencontre deux ou trois ; ils vont d’un ganglion à l’autre; leur ténuité est très grande. Ordinairement ils ont une direction oblique, ce qui tient à la courbure de la colonne vertébrale , ou au rapport mutuel des ganglions.

2° Fülets externes. Assez volumineux, plus longs que dans la région thoracique, presque toujours au nombre de deux ou trois pour chaque ganglion; ils s’enfoncent entre les

714 ANATOMIE DESCRIPTIVE:+ languettes d'insertion du grand psoas, et marchent à la rencontre des nerfs lombaires, avec les branches antérieures desquelles ils s’anastomosent , aux environs des trous de conjugaison. |

3° Filets internes. Multipliés et tenus ; ils tirent leur origine des ganglions ou des filets de communication, s’entrelacent très irrégulièrement au-devant de l'aorte, dont ils constituent en partie le plexus. En se prolongeant sur V’aorte, ils concourent à la formation du plexus mésentérique inférieur.

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