CORDON OMBILICAL
Le cordon ombilical unit le corps du fœtus avec les membranes de l’œuf. À l’époque de la naissance, il a le plus Ordinairement dix-huit gare: de longueur, mesure qui correspond assez exactement à la hauteur du fœtus. Dans le plus grand nombre des cas, il est fixé sur: une des faces du placenta. Son insertion se fait presque toujours à une di stance plus où moins grande dela circonférence de ce COTPS ; dans quelques circonstances; elle a lieu au centre. Le cordon ombilical est simple, il peut néanmoins'être bifide, trifide. Par une de ses extrémités, il répond au placenta; par Pautre , il est en rapport avec un point de l’abdomen dont
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le niveau comparativement au milieu de la hauteur totaie du corps varie suivant les âges.
On trouve, dans le cordon une substance molle, demi fluide et gélatineuse, qui entoure les vaisseaux , et qu’on appelle gélatine de FV'harton. Cette substance peut être plus ou moins abondante. De là vient la différence qu’on a établie entre les cordons gras et les cordons maigres. Suivant quelques anatomistes, elle circule du placenta vers le fœtus, et sert à sa nutrition. Indépendamment de la gélatine de Wharton , le cordon ombilical est composé de la gaîne ombilicale , des vaisseaux ombilicaux, de l’ouraque, de la vésicule allantoïde , de la vésicule ombilicale, et des vaisseaux om phalo-mésentériques. | ; |
La gaine ombicale entoure toutes ces parties : elle est formée de deux membranes extérieures > P'ovenant du prolongement du chorion et de l’amnios.
Au-dessous de la gaine, on aperçoit les vaisseaux ombilicaux, qu’on a ainsi nommés, pour les distinguer des
. Vaisseaux omphalo-mésentériques. Les vaisseaux ombilicaux Sont au nombre de trois, la veine et les artères ombilicales
Les artères ombilicales naissent, chez l’adulte, du tronc de l’hypogastrique ; chez le fœtus, aussitôt après leur naissance, elles remontent le long de la face postérieure de la paroi antérieure de l’abdomen , sortent par la partie inférieure du cordon ombilical ,| forment de nombreuses spirales autour de l’axe du cordon , et arrivent ainsi jusqu’à la base du placenta; là, elles communiquent entre elles par une anastomose tranSVersale très large, quelquefois oblique; elles se Partagent ensuite en un certain nombre de ramifications , et se portent vers les cotylédons. Avant l’époque de la naissance, les artères ombilicales décrivent moins de flexuosi: tés ; elles sont moins longues, paraissent formées par: la continuation du tronc hypogastrique, et même , dans un:grand nombre de cas, elles semblent n’être que la bifurcation de l'aorte ventrale. Le plus ordinairement, on rencontre deux artères ombilicales ; M. le docteur Blandin a déposé dans les collections des cabinets de l’école, un fœtus chez lequel il n'existait qu’une artère ombilicale. 20e
La veine ombilicale tire son origine des différents lobes ou cotylédons du placenta; après s’être réunie en un seul
faisceau, elle se porte dans le cordon, où elle décrit des spirales moins nombreuses que les dites. Arrivée À l’ombilic, elle se sépare des vaisseaux artériels , se dirige vers la partie supérieure du cordon, et monte obliquement, en haut et à droite, vers le sillon antéro-postérieur du foie; près de ce sillon , elle se divise en trois branches ; la moyenne, qui
est véritablement la continuation du tronc, prend le nom
de canal veineux. Celui-ci s’anastomose avec la veine cave
inférieure, immédiatement au-dessus de la partie supé-« rieure du foie. La branche gauche se porte vers le lobë«
gauche, et s’y divise en deux ou trois rameaux qui sé dis tribuent entièrement dans cette partie du foie; la bran-w
che droite vient communiquer avec-la branche gauche de 11
veine porte ; cette distribution dela veineombilicale, faitsuffisamment connaître la raison de l’énorme développement du lobe gauche du foie chez le fœtus. Après la naissance, le cänal veineux et le tronc de la veine ombilicale s’oblitérant, il ne reste plus queles branches droite et gauche, qui deviennent la branche gauclie de la veine porte.
Ces vaisseaux présentent souvent des nodosités en forme de varices : on leur a donné le nom de varices du cordon.
Le cordon 6mbilical présente des variétés importantes suivant les âges, Dans les premiers temps; 1l'est extr ‘émement
court; un peu lus tard , les membranes qui se sont SUTA]OU*" j
tées ayant. enveloppé és parties! intérieures, le cordon à
1% pris de l’accroissement; mais il est néanmoins très peu consi-
dérable ; au bout da certain temps, on voit l'embryon \ s\slblin cs de la vésicule ombilicale, lé cordon s’allonge ; cé“ mécanismecontinuant d’avoirlieu jusqu’à une époque déters, minée, le cordon acquiert son développement ordinaire. Son volume est en raison inverse de sa longueur : énorme dans le commencement, il devient successivement plus grêle. Le cordon est d’abord inséré.sur la partie inférieure de l’ovoidés que représente le fœtus ; à mesure que l’embryon avarce en âge, l’insertion semble remonter vers la partie moyenne; L detelle sorte qu’à six mois devieintra-utérine, il s implanté É précisément à la partie moyenne de la hauteur db corps; l’ac* croissement continuant d’avoir lieu, la partie moyenne d& fœtusrépond au pubis, et l’insertion de cordon n’est plus en rapport avec la moitié de la longueur du corps du fœtus.
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Outre ces diverses Parties, on disti ngue encore deux autres membranes placées entre lé chorion et l’'amnios ; ce sont les vésicules ombilicale et alläntoide. Quelques anatomistes les ont considérées comme un $eul ét même organe ; mais il existe entre ellés des différences assez tranchées pour qu’on ne puisse les confondre, l’une, ayec l’autre, ni supposer, comme l’a fait Lobstein, quelavésiculeomb iicale de ’homme
soit l’allantoïde des animaux.