‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 65 sur 351 · DU FOIE · texte numérisé non relu

DU FOIE

La conformation extérieure et les connexions du foie de: vant être étudiées, on commence par ouvrir largement la cavité abdominale, en sciant près de leur extrémité postérieure les côtes a-sternales droites, après en avoir isolé lé diaphragme. La disposition de la face convexe de l’organe reconnue, on le renverse avec soin en haut et à droite, pour observer les sillons, les enfoncements, les saillies de la face concave. Cet examen terminé, on s'occupe de reconnaître sa texture intime, en ayant la précaution de le conserver en place. On trouve d’abord un feuillet séreux qui entoure le foie à l’extérieur, mais manque dans plusieurs endroits. L’étude du péritoine suffit pour bien connaître ce feuillet. La seconde membrane celluleuse doit être recherchée sur les parties du foie naturellement dépourvues de péritoine. Pour la voir dans toute son étendue, il faut enlever ailleurs la membrane séreuse, qu’on incise préalablement, soit le long du ligament suspenseur, soit près de la base des ligaments latéraux ou de la circonférence du ligament coronaire.

Les vaisseaux du foie peuvent être facilement injectés, | en poussant, par l’artère hépatique, de l’essence de térébenthine colorée ; on ne peut trouver une particule du foie qui ne contienne plusieurs ramuscules de ce vaisseau. Le résultat est le même en injectant la veine porte, les veines hépatiques et le canal hépatique. L’injection de la veine ombilicale sur le cadavre d’un enfant nouveau-né, remplit la veine cave et la veine porte, et passe de celle-ci dans les autres

vaisseaux. Les vaisseaux lymphatiqués sont très nombreux et assez faciles à injecter.

LSPLANCEANOTOMILe — FOIE. — RATE. FU

£n renversant le foie en: arrière et à droite, et en tirant

æn bas et à gauche lestomac, si l’on met ensuite à découvert Le tronc et les divisions principales de l’artère hépatique, on aperçoit très bien les branches nerveuses qui proviennent du grand sympathiqué et du pneumo-pastrique. Il n’est pas aussi aisé de suivre les filets phréniques dans le foie; on y parvient cependant en ouvrant la poitrine; et en disséquant ces raméaux de haut en bas, à travers le diaphragme et son ouverture aortique.

Lorsqu'on a suffisainment examiné le foie, on passe à !a préparation de la vésicule et des canaux biliaires. Pour cela, on renverse le foie en haut et à droite, pendant qu’on tire

avec-une érigne en bas et à gauche l’estomac, Parc du colo:

et la première portion du duodénum; on emporte ensuite avec précaution l’épiploon gastro-hépatique et le tissu cellulaire environnant. Le col de la vésicule biliaire mis à découvert, il ne reste plus qu’à suivre les canaux cystique, hépatique et cholédoque. Avant de disséquer ces diverses parties, il est utile d’injecter de l’eau par Île canal hépatique pour distendre la vésicule; on ouvrira le duodénum en dehors de sa portion verticale: La vésicule étant ordinairement remplie de bile, on la comprime, après avoir ouvert le duodénum , par sa partie antérieure, et l’on voit suinter la bile bar l’ouverture intestinale du canal cholédoque , au sommet du tubercule situé à la réunion de la deuxième avec la troisième portion de l'intestin ; c’ést par là que lon introduit Kers stilets dont on se sert pour suivre la direction des canaux. : On conseille de faire macérer la Vésicule quelque temps dans l'alcool affaibli, pour en détacher avec facilité la tunique pér itonéale. Au-dessous , On trouve une seconde membrane de nature cellulaire. En fendant la vésicule suivant sa longueur , on aperçoit sa troisième membrane.

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