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INTRODUCTION. à
1° sa Hserition:, ou sa forme tant extérieure qu'intérieure, sil est creux , et sa disposition symétrique ou irrégulière ; 2° sa situation dans le corps entier , ettelativement aux autres parties , ainsi que ses rapports de . contact et de liaison plus où moins intimes avec elles : 3° la direction de son grand diamètre, qui peut être parallèle, oblique ou perpendiculaire à l'axe du corps;
| 4° son étendue métrique ou relative au corps, ou à
- quelqu’une de ses parties ; 5° ses propriétés physiques,
soit relatives à l’attraction de ses molécules, comme sa densité, sa cohésion, son élasticité , EtC., soit relatives à la manière dont la lumière l'affecte, comme la couleur, la diaphanéité, etc. ; 6° sa composition anatomique et sa texiure ou l’arrangement de ses parties intégrantes ; 7° ses propriétés et sa composition chi- miques ; 8° les liquides où humeurs qu'il contient : 9° les propriétés dont il jouit pendant la vie; 10° son action vitale et la liaison de son action avec les autres; 11° les variétés qu'il présente dans les âges, les sexes, les races et les individus; 12° ses états morbides; et 15° ses phénomènes et ses altérations cadavériques. I] est sans doute plusieurs de ces considérations qui paraissent plutôt appartenir à la physique, à la chimie, à la physiologie et à la pathologie, qu’à l’anatomie, mais nous pensons qu’il n’en est aucune qui ne puisse fournir des renseignements utiles à l’anatomiste, aucune dont il ne puisse tirer des fruits avantageux. Les organes étant bien connus, il ne reste plus qu’à disposer méthodiquement les éléments de l'anatomie
À k INTRODUCTION.
spéciale. Les anciens étwdiaient les différentes parues du corps humain d’une manière topographique : ainsi, par exemple, à l'occasion de la tête, ils faisaient l’a-
natomie de la peau, des muscles, des os ?. Cette
méthode était extrêmement vicieuse; aussi fut-elle promptement abandonnée , lorsque les découvertes se | ; furent multipliées. Plus tard, on fit une division en is parties molles et en parties dures. Cette modification, | déjà plus rationnelle, dut céder le pas à son tour à | l’ordre physiologique, qui partageait les organes en
ceux des fonctiens de relation, et en ceux des fonctions
digestives et génératrices.
Quelque bonne que soit cette dernière division, elle ne peut être exactement suivie dans l'anatomie. En effet, il faudrait faire, non-seulement la description des organes, mais encore celle des produits qu'ils forment; or l'anatomie ne s'occupe que des solides, tandis que l'examen des fluides est plus spécialement du domaine. de la physiologie et de la zoochimie. Mais le nombre
: des solides est déjà lui-même si considérable, que, pour mettre de l'ordre dans leur histoire, il a été nécessaire deles partager en plusieurs classes, qui forment autant de branches de l'anatomie. C’est d’après ces principes que nous étudierons successivement dans ce livre l’ostéologie et la syndesmologie, qui sont/destinées à faire connaître les parties les plus solides du .corps, celles
TE
1 Voyez les régions d’Aristote.
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INTRODUCTION. | 5 qui en forment la charpente, et les moyens-qui les maintiennent en rapport les unes avec les auires ; la myologie , qui s’occupe des organes consacrés À.faire jouer et mouvoir les os les uns sur les autres; là splanchnologie, dans laquelle on s'occupe spécialement
des organes des sens et de la voix , des centres nerveux,
ee des organes de nutrition, de dépuration urinaire, de .
génération et de respiration; l’argrologie, qui décrit la plupart des conduits du corps, et qui comprend V'artériologie, ou description des artères, la vénologie ou étude des veines, et la {ymphologie, ou histoire des vaisseaux lymphatiques ; enfin la névrologie ou la'con-
naissance des organes qui sont chargés d’une manière
spéciale de la sensation, et l’'embryologie ou histoire de l'œuf humain.
° k P L] Mais pour acquérir sur un organe quelconque, les
e 9 ° A Le 5 + notions que lanatomie procure à son égard, il faut . d'isoler, le mettre à nu, le détacher des parties aux-
.… quelles il est uni par des liens organiques ; de là divers
moyens qu'on peut réduire aux suivants : l’anatomiste porte l'instrument tranchant sur le cadavre, pour en
séparer les parties les unes des autres : cette première
opération , la plus importante de toutes, constitue la
“dissection. À l’aide de l’injection , À remplit celles qui
sont creuses d’une liqueur facilement coagulable, afin de les rendre plus apparentes ; il a recours à l’insufflaion , pour distendre celles dont la cavité présente un plusigrand volume ; il fait aussi usage de la coction, de la macération, de la putréfaction même dans certains