‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 80 sur 351 · CÔTES · texte numérisé non relu

CÔTES

Arcs osseux qui contribuent à former les parties latérales et

antérieures de la poitrine, le plus communément au nombre

de douze, désignés par leur nom numérique, en comptant hauten bas; allongés , demi-circulaires, concaves en edans, s convexes en dehors, torses sur eux-mêmes, d’une longueur variée; dirigés, le supérieur horizontalement, Îles autres, d'autant plus inclinés en bas, qu’ils sont plus inférieurs.

On distingue les côtes en vraies où sternales, au nombre de sept, et en fausses où abdominales , au nombre de cinq, présentant toutes, deux faces et deux extrémités.

Face externe. On. y remarque en arrière une surface longue d'environ un pouce, un peu concave ;, inépale ; à laquelle on a donné le nom de col ; plus en ‘dehors, une éminence raboteuse, appelée tubérosité, divisée en deux portions, dont l’interne, convexe, s'articule avec l’apophyse transverse des vertèbres, et dont l’externe donne attache à un ligament. Plus en devant, se trouve l'angle, ligne saillante, oblique, manquant dans la première et la douzième, peu marquée dans la seconde et la onzième , à laquelle s’insère, le sacrolombaire; entre la tubérosité et l’angle, une surface inégale, occupée par le grand dorsal. ; |

Face interne. Concave, correspondant à la plèvre.

Bords supérieur et inférieur. Servant à l'insertion des inter - costaux; l’inférieur présente dans toutes les côtes, excepté dans la première, une gouttière qui, d’abord profonde et inférieure postérieurement, devient en devant superficielle, interne, et se perd insensiblement sur le tiers antérieur de la côte. Elle est destinée à recevoir les vaisseaux inter-costaux et la branche antérieure des nerfs dorsaux.

Extrémité postérieure. Connue sous le nom de tête, présentant deux facettes , articulée avec le corps des vertèbres dorsales, et soutenue par un col où s’insère un ligament.

Extrémité antérieure. Mongée de haut en bas, creusée d’une petite cavité articulée avec les cartilages costaux.

De quelques côtes en particulier. La première est courbée de dehors en dedans, suivant sa largeur, et placée presque transversalement, de sorte que, de ses faces, l’une est supérieure et l’autre inférieure. La supérieure offre deux enfoncements pour l'artère et la veine sous-clavières, séparées par une petite éminence à laquelle s’insère le muscle scalène. Sur le côté externe, on remarque la tubérosité; l’angle n'existe pas. Son extrémité postérieure n’a qu’une facette.

OSITOLOGIE ET SYNDESM. — CARTILAGES COSTAUX. IOÉ face inférieure et son bord interne, qui est concave, 1 offrent rien de remarquable. La deuxième côte a beaucoup | d'analogie avec la première; la tubérosité est peu marquée, l'angle y existe à peine ; sa face interne est creusée d’une petite gouttière en axrière. La onzième côte est courte, sans tubérosité ni gouttière ; l’angle est peu marqué; la tête n’a qu’une seule facette. La douzième côte n'offre ni angle, ni tubérosité, ni gouttière, son extrémité postérieure n’a qu’une seule facette articulaire.

Développement. Les côtes apparaissent à quarante jours de vie intra-utérine. Après la naissance, on voit se former une épiphyse dans la tête; quelquefois il s’en montre une seconde dans l’angle.

La longueur des côtes n’est pas la même pour toutes; elle va en augmentant, depiis la première, qui est très courte, jusqu’à la huitième inclusivement; elle diminue ensuite, jusqu’à la douzième, qui est la plus petite de toutes. La largeur est assez grande, dans la première : elle décroit jusqu’à la dernière , mais d’une manière insensible. La direction est également variable : la première forme avec la colonne vertébrale, un angle presque droit, les autres s’inclinent successivement, de sorte que leur extrémité postérieure est bien plus élevée que la cartilagineuse. Considérée sous le rapport de l’axe , la première représente un demi-cercle presque régulier, tandis que les autres forment des segments de cercles , qui augmentent d’étendue jusqu’à la huitième, et décroissent ensuite. Leur courbure, plus prononcée en arrière qu’en devant, donne naissance à des gouttières profondes, où sont logés les poumons. Toutes sont remarquables par leur torsion sur elles-mêmes, d’où résulte l’impossibilité pour leurs extrémités, de reposer en même-temps sur un plan horizontal; et comme le point de torsion est à l'angle, il est d'autant plus sensible que celui-ci est plus marqué.

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