‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 90 sur 351 · MAXILLAIRE INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

MAXILLAIRE INFÉRIEUR

Os symétrique, parabolique, situé à la partie inférieure de la face, convexe en devant, concave en arrière, divisé en corps et en branches, et présentant deux faces et quatre bords.

Face externe. On y remarque, sur la ligne médiane, la symphyse du menton, indice de la séparation de l’os dans le jeune âge, l’apophyse du menton, et en bas une surface triangulaire où s’insèrent des muscles; sur les côtés, une autre surface pour la houppe du menton; le trou mentonnier; la ligne oblique externe qui va à l’apophyse coronoïde et donne attache aux peaucier, triangulaire et carré; la face externe de la branche de la mâchoire, quadrilatère, correspondante au masséter.

Face interne. Elle offre, sur la ligne médiane, les quatre apophyses géni, donnant insertion, les. supérieures aux muscles génio-glosses ; les inférieures , aux génio-hyoïdiens; sur les côtés, la ligne oblique interne ou myloidienne , analogue à l’externe, donnant attache en devant au mylo-hyoïdien, en arrière, au constricteur supérieur du pharynx. Près 1 apophyses gént, un enfoncement superficiel pour la glande sublinguale, une empreinte pour l’insertion du digastrique; plus en arrière, une fossette pour la glande sous-maxillaire; et, en dessus, l’orifice du canal dentaire, offrant plusieurs inégalités pour l’insertion du ligament interne de la mâchoire, surmontant l’insertion très raboteuse du ptérygoïdien Re et un sillon qui longe un rameau des vaisseaux et nerfs ÉE HA

Bord Here: Épais, donnant attache au peaucier , et présentant, à son tiers postérieur, une dépression. pour

l'artère faciale. Bord supérieur ou alvéolaire. Creusé, pour

les racines des dents , de: cavités de capacités différentes. Derrière l’arcade alvéolaire , On aperçoit l’apophyse .coronoîde, triangulaire, donnant attache en avant, en bas, et en éd nR au buccinateur, et par son sommet au Ra tire

Bord Re Il forme, avec le bord inférieur, l'angle de la mâchoire, où se fixent, en dehors, le masséter, en-dedans, le ptérygoïdien interne, et en arrière, entre ces deux muscles, le ligament stylo-maxillaire; supérieurement , il est terminé par le condyle de la mâchoire, éminence oblongue ; dirigée

OSTÉOLOGIE ET SYNDESM. — MAXILLAIRE INFÉRIEUR. 109 un peu obliquement en dedans, articulée avec la cavité glénoïde du temporal, soutenue par un col étroit, un peu concave en dedans, pour l’attache du ptérygoïdien externe; cette éminence concourt, avec l’apophyse coronoïde, à former l’échancrure sygmoide , que traversent les vaisseaux et nerfs massétérins. Ces deux éminences réunies à l’angle de la mâchoire constituent les branches.

Développement. Le maxillaire inférieur se développe par six points d’ossification, quatre pour le corps et deux pour les branches. Son angle, nul chez le fœtus, est obtus chez l'enfant ; droit dans l’âge adulte, il redevient obtus dans la vieillesse. L’apophyse coronoïde, plus élevée quele condyle, chez lé fœtus et l’enfant , est presque égale à cette éminence dans l’âge adulte; dans a vieillesse, son élévation est plus marquée. Le canal dentaire n’existe pas chez le fœtus. Celui de l’enfantest immédiatement situé au-dessous des alvéoles ; dans l’âge adulte, il est repoussé en arrière et à la partie interne; chez le vieillard, il se rapproche du bord alvéolaire. L’apophyse mentonnière présente également chez ce dernier une disposition remarquable; elle se porte en avant et en ce qui donne au menton cette forme particulière qui lui a valu la dénomination de menton de galoche.

Articulation temporo-maxillaire (voy. Prépar., pag. 34). Elle a lieu entre la cavité glénoïde d’une part, etle condyle de la mâchoire de l’autre, mais seulement dans la partie antérieure de la cavité embrassée par l’apophyse transverse du temporal. Entre les surfaces articulaires , existe une sub- stance fibro-cartilagineuse, épaisse à sa circonférence, mince au centre, quelquefois même trouée. Cette articulation est, eu outre, assurée par deux membranes synoviales et trois ligaments.

1° Ligament latéral externe. Inséré en haut du tubercule qui existe à la bifurcation de l’apophvyse zygomatique, fixé en bas, au côté externe du col du condyle du maxillaire inférieur. 2%. Ligament latéral interne. Attaché ; supérieurement, à l’apophyse épineuse du sphénoïde, inférieuremént, au petit tubercule qui surmonte l’orifice supérieur du canal dentaire de la mâchoire inférieure. 3° Ligament stylo-maxilt- laire. Fixé , en haut , au sommet de l’apophyse styloïde du temporal, en bas, à l’interstice de l'angle de la mâchoire.

170 ANATOMIE DÉSCRIPTIVE.

Membranes synoviales , au nombre de deux. La supérieure

se déploie; d’une part, sur la cavité glénoïde et l’apophyse

transverse, de l’autre, sur la partie supérieure du fibro-

cartilage. L’inférieure tapisse la face inférieure de celui-ci, et revêt aussi le condyle.

Mouvements. Le mâchoire inférieure exécute trois mouvements principaux, qu’il importe de connaître: un mouvement d'abaissement, dans lequel l’apophyse mentonnière décrit un arc de cercle, dont laconvexitéesten devant, et le col du condyle, un arcde cercle dont la concavité est en avant: un mouvement d’élévation entièrement opposé au précédent, puisque le condyle se porte en arrière et le menton en avant; enfin, un #nouvement de latéralité, dans lequel le condyle d’un côté roule dans la cavité glénoïde, tandis que celui du côté opposé passe sous la racine transverse de l’apophyse zygomatique.

MAXILLAIRE SUPÉRIEUR (sus-maxillaire).

Os irrégulier , divisé en région orbitaire, faciale, naso-palatine, et en circonférence.

RE orbitaire.Offrant en dedans l’apophyse fronto-nasale (Ch.), allongée, qui donne attache en dehors à l’élévateur commun de la lèvre supérieure et de laile du nez, présentant en dedans , de basenhaut, une crête horizontale, unie au cornetinférieur, une surface concave, portion du méat moyen,une autre ARC inégale bte ethmoïde.Cette apophyse s’ articule en avant avecles os du nez; en arrière elle est terminée parune gouttièr e,portion delalacr ymale en haut, du canal nasal en bas, unie par sa lèvre postérieure pulls à guis et le cornetinférieur, concourant au rebord orbitaire par | V antérieure, Oùs btts co quelques fibres de l’orbiculaire ; le sommet de lPapophyse se joint au coronal ; derrière tte éminence, on voit une surface faisant partie Fe plancher de l’orbite ; es est lisse, tapissée par le périoste , et traversée par le cine sous- LddbhtAi ben qui se divise en avant en deux branches : l ob bà suivant sa direction primitive, s’ouvre dans la fosse canine, l’autre descend dans la paroi antérieure du sinus maxillaire ( canal dentaire antérieur), et donne des vaisseaux et des nerfs aux-incisives et aux ,ca-

OSTÉOLOGIE ET SYNDESM. — MAXILLAIRE SUPÉRIEUR. 171 nines. En dehors de la surface orbitaire, l’apophyse malaire , triangulaire, rugueuse, articulée avec l’os malaire,

Région faciale. On y trouve, de devant en arrière, l’épine nasale antérieure ; au-dessous, la fosse myrtiforme,où s’insère l’abaisseur de l'aile du nez; en dehors, la fosse canine, percée en haut par le érou sous-orbitaire ; donnant plus bas attache au muscle canin; un bord saillant, arrondi > Le fosses zygomatique et canine.

Région naso-palatine. Vers le tiers interne, on voit l'apophyse palatine, éminence quadrilatère et Hbéisontaté. bornée par l’arcade alvéolaire dans la partie antérieure où l’on remarque une gouttière appartenant au conduit palatin antérieur, en arrière par une coupe oblique qui soutient l’os palatin, en dedans, par un bord épais uni à celui de l’os opposé, et surmonté d’une petite crête qui forme la moitié d’une rainure où est reçu le vomer. Au-dessous de l’apophyse palatine, on trouve une surface sillonnée et concave ; au-dessus, une surface verticale, présentant de devant en arrière la partie interne de l’apophyse nasale; une gouttière dépendant du canal nasal; une scissure articulée avec l’os palatin, et une gouttière qui concourt à former le conduit palatin postérieur.

Circonférence. Elle présente en arrière la tubérosité maxillaire , plus saillante avant l’irruption de la dernière dent, ‘et percée des conduits dentaires postérieurs supérieurs ; en avant un bord libre courant à l’ouverture antérieure des fosses nasales, surmontée de l’épine nasale antérieure; en bas, le bord alvéolaire supérieur, épais, parabolique, donnant attache en dehors au buccinateur.

Le maxillaire supérieur est creusé à l’intérieur d’une cavité, à laquelle on donne le nom de sinus maxillaire (antre d COPIES Cette cavité, dans laquelle on moulerait une pyramide quadrangulaire, est surmontée de portions de cellules qe s'unissent aux ethmoïdales ; elle correspond en avant à la fosse canine, en arrière à la tubérosité molaire , en bas aux alvéoles des premières dents grosses molaires, en dedans à la fosse nasale, dans laquelle elle présente l’ouverture frangée que nous avons remarquée.

Développenient. L’os maxillaire supérieur se développe par deux points d’ossification : Pun constitue la partie'anté-

Lu

rieure du bord alvéolaire, c’est l’analogue de l’os incisif chez les animaux ; l’autre forme toute la partie supérieure de l’os. Ces deux points se joignent de bonne heure. Leur non réunion à quelquefois lieu dans le vice deconformation appelé gueule de loup.

DR an. © PALATIN,

Os irrégulier , situé à la partie postérieure des fosses nasales, divisé en portion horizontale, en portion verticale, et en bords.

Portion horizontale. Faisant partie, supérieurement , des fosses, nasales; contribuant inférieurement, à former la voûte palatine, pourvue, en arrière, d’une crête transversale pour l'insertion du péri-staphylin externe, et présentant lorifice inférieur du conduit palatin postérieur.

Portion verticale. On y remarque, à la face interne, deux enfoncements , faisant partie des méats inférieur et moyen, séparés, par une crête unie au cornet inférieur. La face externe, presqu’entièrement «articulée avec l’os maxillaire supérieur , présente en arrière, une gouttière qui contribue à former le conduit palatin postérieur ; en haut on voit une petite surface , qui fait partie de la fosse zygomatique.

Bord palatin épais, uni à celui du côté opposé , avec lequel il forme une rainure poux recevoir le vomer. Bords sphénoidal, correspondant en grand0 partie , au sphénoïde , formé par deux éminences: 1° en avant, l’apophyseorbitaire, soutenue par un col étroit, et surmontée de cinq facettes, une antérieure, articulée avec los maxillaire, une postérieure, creusée d’une cellule articulée avec le sphénoïde, une externe, faisant partie de la fosse zygomatique, une interne, jointe à l’ethmoïde, une supérieure, faisant partie du plancher de l’orbite; 2° en arrière, l’apophyse sphé: noïdale , plus large à la base, faisant partie, en dedans, des fosses nasales, en dehors, de la fosse zygomatique, et articulée, en haut, avec le sphénoïde, où elle est creusée d’une rainure qui complète le canal ptérygo-palatin. Ces deux éminences sont séparées par une échancrure presque circulaire, formant en grande partie le trou sphéno;palatin, qui quelquefois, se trouve tout entier sur cet os. Bord maxillaire.

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OSTÉOTOMIE ET SYNDESM. — PALAT. — VOM.— MALAIRE. I 73

Il est uni dans sa portion horizontale, par une coupe rugueuse , avec l’apophyse palatine du maxillaire ; sa portion verticale rétrécit , en arrière, l’orifice du sinus de cet os. Bord palato-ptérygoïdien. La partie horizontale donne attache au voile du palais, et se termine par la moitié de la nasale postérieure ; la partie verticale, appuyée sur l’apophyse

ptérygoïde, offre à sa réunion avec l’autre, la tubérosité de.

l'os palatin, éminence pyramidale, sur laquelle on voit en haut trois gouttières : l’interne , axticulée avec l’aïleron interne de l’apophyse Ste 0 , l’externe, avec l’aileron externe, et la moyenne, avec la fosse ptérygoïdienne; en bas, une surface étroite, où l’on remarque souvent les orifices des accessoires du conduit palatin postérieur; en dehors, une surface articulée avec l’os maxillaire supérieur, con- , courant en haut à la fosse zygomatique, par une petite surface, où s’attachent quelques fibres du ptérygoïdien externe.

Développement. Cet os se développe par un seul point d’essification.

VOMER.

Os symétrique , quadrilatère, placé verticalement dans la partie postérieure de la fosse nasale, divisée en deux faces, et en quatre bords.

Faces latérales. Elles font partie de la paroi interne des fosses nasales. Bord supérieur. Offrant deux lames, dont l’écartement forme une gouttière, pour son articulation avec le sphénoïde. Bord inférieur. Logé dans la rainure née de l'union des os palatins et maxillaires. Bord postérieur. Séparant les ouvertures postérieures des fosses nasales. Bord antérieur. Obliquement dirigé , uni en arrière avec la lame ethmoïdale, et en devant, avec le cartilage de la cloison.

ou ei Le vomer se développe par un seul point d’ossification *.

MALAIRE.

Os irrégulier > Œuadrilatère, situé sur les parties latérales

1 M. Blandin a constaté qu'il se formait par deux points d’ossification.

se

de la face, divisé en trois faces , quatre bords et quatre angles.

Face externé. Présentant un ou plusieurs trous nommés malaires, et, à la partie inférieure , l’attache des zygomatiques.

Face supérieure. Faisant partie de l'onbiter et offrant l’origine des trous malaires ; articulée, en arrière, par un bol dentelé, avec le frontal et le RARES en tou avec le maxillaire, supérieur, et correspondant, au milieu à la fente D -maxillairet :

Face postérieure. Unie en devant par une surface raboteuse au maxillaire supérieur, concourant en arrière à la fosse temporale.

Bord antérieur supérieur. Concave, portion de la base de l'orbite. Bord postérur supérieur. Gobtqué né, donnant implantation à l’aponévrose temporale. Au milieu est un angle articulé avec lapophyse orbitaire externe du frontal. Bord antérieur inférieur. Joint à l’os maxillaire. Bord postérieur inférieur. Donnant attache au masséter. |

Angle supérieur. Axticulé avec l’apophyse orbitaire externe du frontal. Angle inférieur. Uni à la tubérosité malaire. Angle antérieur. Axticulé avec le même os. Angle postérieur. Soutenant l’apophyse zygomatique.

Développement. Le malaire se développe par un seul point osseux.

UNGUIS OU LACRYMAL.

Os irrégulier, quadrilatère, situé à la partie interne et antérieure de l'orbite, ayant deux faces et quatre bords. :

Face externe. Creusée en devant, par une gouttière, concourant. à former la lacrymale ; offrant dans le milieu une crête saillante , où s'attache l’orbiculaire.

Face interne. Présentant en devant , une surface inépale, portion du méatmoyen ; au milieu, une rainure; en arrière, une surface rugueuse, qui bouche les cellules antérieures de l’ethmoïde.

Bord supérieur. Ar ticulé, en haut, avec l’apophyse orbitaire interne du frontal. Bord inférieur. Uni, d’une part, avec le cornet inférieur, par une petite languette qui concourt au canal nasal, et de l’autre, avec l’os maxillaire supérieur.

OSTÉOL. ET SYNDESM:—UNGUIS.—CORNET.—NEZ.— DENTS. 175 Bord antérieur. Joint à l’apophyse nasale de ce dernier. Bord postérieur. Articulé avec l’ethmoiïde.

Développement. M se fait par un seul point d’ossification.

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