‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 97 sur 351 · FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

FOSSES NASALES

Elles sont profondément placées dans la face et sur la ligne médiane, séparées l’une de l’autre par une cloison moyenne formée en haut par la lame ethmoïdale, en arrière et en bas par le vomer, en avant par un cartilage, divisées en quatre parois et deux ouvertures.

Ouverture antérieure. Unique dans le squelette, cordiforme, formée en haut par les os propres du nez, latérale-

ment par les apophyses montantes des os maxillaires supé-

rieurs, en bas par l’épine nasale antérieure.

Ouverture postérieure. Quadrilatère, bornée en bas par la portion horizontale de l’os palatin, en haut par la partie inférieure du corps du sphénoïde, et une portion de latubérosité palatine; en dedans par le vomer, en dehors par l’apophyse ptérygoïde; on y voit l’orifice postérieur du conduit ptérygo-palatin.

Parot supérieure. Formée en devant par la région nasale

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OSTÉOLOGIE ET SYNDESM. — CAVITÉS NASALES. 187 de los du nez, au milieu, par le fond des rainures ethmoïdales, en arrière par le sphénoïde; on y distingue la trace des sutures qui unissent ces os, et l’ouverture des deux sinus sphénoïdaux, séparés par une lame moyenne.

Paroi inférieure. Également étendue d’une ouverture à l’autre, elle résulte de la réunion de l’apophyse palatine du maxillaire avec la portion transversale du palatin, et présente en devant le canal palatin antérieur, double supérieurement, simple inférieurement.

Paroi interne. Elle manque antérieurement; On y voit la trace de la suture qui unit la lame ethmoïdale avec le vomer, et leur jonction avec le cartilage.

Paroi externe. Formée supérieurement par l’ethmoïde et los lacrymial, en avant et inférieurement par Pos palatin et le maxillaire supérieur. Examinée de haut en bas, on y remarque le cornet supérieur, petite lame mince , légèrement contournée; le méat supérieur, dans lequel on trouve en arrière le trou sphéno-palatin, en avant l’ouverture des cel-lules ethmoïdales postérieures, le cornet moyen placé audessus du méat du même nom : celui-ci a deux ouvertures, l’une, postérieure, aboutit au sinus maxillaire ; l’autre, antérieure, conduit dans les cellules ethmoïdales antérieures, qui n’ont aucune communication avec les précédentes; une de ces cellules, plus large, en forme d’entonnoir, va s'ouvrir dans les sinus frontaux ; le cornet inférieur, puis le méat semblable terminent la région qui nous occupe.

Développement. La plus grande largeur des cavités nasale a lieu transversalement dans le jeune âge; quelquefois ces cavités n AERE pas, leur absence constitue alors la monstruosité à laquelle on a donné le nom d’anarinie, qui, dans ce cas, est toujours compliquée de cyclopie. On trouve assez fréquemment les fosses nasales séparées sur la ligne médiane; ce vice de conformation s'explique facilement, lorsqu'on se rappelle le mode de développement du hr laire supérieur.

Du développement de la téte en général. Le développement de la tête, considéré d’une manière générale, présente beaucoup d’analogie avec celui des pièces de la colonne vertébrale; c’est cette analogie qui l’a fait comparer à une grande vertèbre. Dans les premiers temps de la vie fœtale, la tête mexiste point, mais elle ne tarde pas à se développer et à

acquérir un volume énorme; ellé est alors liquide; plus tard elle cesse d’être aussi fluide, prend de l’opacité, et finit par s’oséifier ; elle va ensuite en diminuant, proportionnellement aux autres parties du corps, à mesure que l’on avance en âge; chez lesvieillards elle paraît revenir sur elle-même. Il faut remarquer que les os conservent quelque temps sur la ligne médiane des traces de la séparation prémière, les fontanelles médianes, lune antérieure quadrilatère, l’autre postérieure triangulaire. Ces fontanelles disparaissent à deux ans, et la résistance du crâne devient alors plus marquée. Les variétés de cet organe sont assez nombreuses; elles portent, dans la pluralité des cas, sur le développement de la face et du crâne; il est des hommes qui ont la tête en pain de sucre; il en est d’autres chez lesquels elle est aplatie transversalement; plusieurs enfin ont la tête comprimée suivant le diamètre autéro-postérieur. En général, lorsque l’extrémité crânienne est très développée, la face l’est peu, et vice versd. C'est sur ces divers degrés de développement de la tête que

- sont fondées les méthodes céphalo-métriques. L'une des

meilleures est, sans contredit, celle de M. Cuvier; elle consiste à mesurer l’aire de la face et du crâne, après avoir scié la tête verticalement. Cette méthode n’étant. applicable qu'aux morts, lorsqu'on veut connaître chez les individus vivants le degré de développement du crâne, on a recours aux méthodes que nous allons rapidement énumérer. {/une

d'elles a été inventée par Daubenton, qui, ayant remarqué .

que le développement du crâne était en rapport avec la position horizontale du trou occipital, pensait que la tête était d'autant moins développée, que le trou occipital s’éloignait davantage du plan horizontal. Blumenbach est également lPinventeur d’un procédé qui paraît assez rationnel ; cet ana-

tomiste regardait la tête en arrière et de haut en bas : s’il

n’apercevait pas la face, il se croyait autorisé à juger que le crâne était bien développé. La méthode qui a eu le plus de vogue est celle de Camper : il mesurait le développement proportionnel de la face et du crâne par une ligne qui, tirée de la bosse nasale, passait par l’épine antérieure, et tombait sur une autre ligne horizontale étendue du niveau du conduit auditif externe au même point. Si l'angle qui résulte de ces deux lignes était droit ou très proche du droit, il en concluait que les os maxillaires étaient peu développés, tan-

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OSTÉOLOGIE ET SYNDESM:——ART. DE LA TÊTE AVEC LA COL. 189 dis que le cerveau avait acquis beaucoup de développement. Quelqu’ingénieuse que soit cette théorie, elle n’est pas toujours juste dans ses applications, parce que l’existence des sinus la modifie singulièrement. L’angle facial présente des différences suivant les âges : considéré chez le fœtus, on le trouve presque toujours obtus; il est à peu près droit chez l'enfant de onze à douze ans; il devient aigu dans l’âge | adulte; chez le vieillard il est encore plus aigu. Dans les races, les dissemblances ne sont pas moins tranchées: la race caucasique à l’angle facial ouvert à 80 4, la mongolique à 75 À, et la race nègre à go % Le sexe exerce aussi quelqu’influence sur le développement de la tête; ainsi les femmes ont le diamètre transversal plus comprimé, et la partie postérieure plus développée.

L'absence de la tête, chez certains monstres à terme, constitue le vice de conformation qu’on nomme acéphalie. On:voit, dans cecas , que cet organe ne s’est pas développé, parce qu’il n’existait point dans les premiers Jours de la vie intra-utérine.

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