CHAPITRE III
Myologie ou anatomie du système locomoteur actif (PI. I, fig. 2 et 3.)
Le système musculaire , diversement dis-
84 MYOLOGIE.
posé chez les animaux d’après la forme générale de leur corps, consiste, chez l’homme, en un certain nombre de faisceaux charnus, contractiles par la volonté, situés au-dessous de la peau, autour des os, partout où il y a des nioiivemens à produire, et attachés par leurs deux extrémités aux parties qui doivent être mues. Le nombre de ces faisceaux est considérable , et indépendamment de leur fonction locomotrice ; ceux-ci concourent, avec la peau, à former pour le corps un abri protecteur. C’est à ce dernier usage qu’on doit rapporter leur augmentation d’épaisseur assez généralement proportionnelle à leur éloignement du centre des mouvemens.
La fibre primitive , que nous allons examiner, fait la hase du système musculaire. Elle est aplatie , linéaire , molle , tomenteuse et blanche, chez quelques animaux; mais chez l’homme, elle est rouge, essentiellement contractile , et composée presque exclusivement de fibrine. Elle appartient évidemment à l’enveloppe générale avec laquelle elle est d’abord confondue par sa disposition en filamens très-serrés, i)his ou
DES -MUSCLES, loins alongés. En se combinant avec une ertaine quantité de fibrine , le tissu primif ou cellulaire s’est changé en tissu essehellement contractile. La fibre contractile qt ordinairement rouge chez les mammi- ; res , quelquefois blanche et même noire. Les muscles ne sont autre chose que la fimion d’un certain nombre de ces fibres ; 1 les divise en muscles qui font mouvoir peau , et en muscles de locomotion , pro- ’ement dits. Nous rapportons à la pre- 1 1ère division non-seulement le muscle peauque nous avons décrit en parlant de nveloppe extérieure, mais tous les mus- JS dont 1 origine ou la terminaison est à J peau; nous les ferons connaître lorsque ))us décrirons les parties ou les organes I ils font mouvoir, en prenant pour point départ le canal intestinal qui peut être ajardé comme l’axe du corps.
1 Les muscles de la locomotion, jiropreunt dits , peuvent être divisés en supérieurs postérieurs, en inférieurs et en latéraux a canal intestinal ; ces derniers comprenmt les muscles des appendices simples et inposés.
MYOLOGIE.
§ I'”'. Des muscles postérieurs au canal ^ j
intestinal. |
Les muscles supérieurs, postérieurs ou de ? la colonne comprennent ceux c^ui ineuventy la colonne vertébrale; ils pourraient ètr^^ envisagés comme un seul muscle' subdivls^en autant de faisceaux qu’d y a de mou- -^ vemens à produire, et dont la longueur de^ libres est toujours proportionnelle à l’éten- ^ due de ces mouvemens. On peut naturelle-j-; ment les diviser, d’après leurs fonction^J en muscles extenseurs , fléchisseurs ant^-^ rieurs et latéraux. Nous nous occuperon&i d’abord des premiers. j
1° Muscles extenseurs de la colonne vetv^ tébrale : ce sont le sacro-lombaire , le long, dorsal , le spleniiis , le complexus , le miiltU fidiis d’Mbinus ou le transversaire épineiisiii, le grand et le petit obliques de la tete, les rnui^ ■ des inter-épineux, les muscles grands et petits droits de la tete. Tous ces muscles soi*: destinés à maintenir les vertèbres dc^is lui* ligne d’autant plus verticale que l’anima ' est moins quadrupède.
MUSCLES DES VERTÈBRES. 8j
Le sacro-lombaire , situé superficiellement au côté externe de la gouttière vertébrale, s’étend du sacrum et de la crête des os des iles aux onze côtes Inférieures et aux apophyses transverses des quatre dernières cervicales. ( Il fait partie du sacro-spinal de M. Chaussier. )
Le long dorsal. Placé plus en dedans , il se porte tout le long du tronc du sacrum à l’apophyse transverse de la première dorsale : on remarque à sa partie postérieure une large aponévrose confondue avec celle du sacro-lomhaire.
Les deux muscles précédons forment , avec le transversaire et les inter-transversaires des lombes, le muscle sacro-spinal des auteurs , où l’on distingue trois faisceaux que M. Cliaussier désigne sous les noms de portion trachilienne , portion dorso-trachilienne et lombo-cervicale.
Les extenseurs du rachis, dans la région cervicale, sont la continuation des précédons et du transversaire que nous avons vu s’étendre jusqu’aux vertèbres cervicales et des autres muscles.
Le splenms. Situé à la partie postérieure
->IYOI,OGIE.
de la tête , latérale du cou et supérieure du dos , il s’étend de. l’occipital au ligament cervical postérieur, et des deux premières cervicales à la septième et aux cinq premières du dos. Ses usages sont de faire exécuter à la tête un mouvement de rota- ' tion et de l’entraîner en arrière lorsqu’il agit avec son congénère.
Le grand complexus s’étend de la ligne courbe supérieure de l’occipital aux six dernières cervicales et aux cinq premières dorsales ; il a pour usage de porter la tête en arrière et en dehors, suivant qu’il agit de concert avec son semblable ou seul de son côté. Il est secondé par le petit complexus qui , de la région martoïdienne du temporal, se porte aux quatre dernières cervicales.
Les inter-épineux du cou, au nombre de douze, sont de petits faisceaux étendus entre chaque vertèbre d’une apophyse éjiineuse <à la suivante.
Le multijidus d’Albiniis. Ce muscle, aussi nommé transversaire épineux, est le plus ; profondément situé, et fait partie de la masse sacro-lombaire. D’une part il s’atta-