‹ Traité élémentaire d'anatomie du corps humainChapitre 45 sur 89 · UES ORGANES · texte numérisé non relu

UES ORGANES

et de V Appareil circulatoirê.

La circulation , dans l’homme et dans es espèces voisines , est une fonction par aquelle le sang, d’abord transporté dans ’organe pulmonaire , est répandu par l’ac-

3 10 ORG\NKS CIHCÜX.ATOIRE.S,

tion du cœur dans toute l’économie. Les agens de ce système sont les vaisseaux sanguins et lymphatiques ; ils sont situés entre enveloppe externe et l’enveloppe rentrée. Ils se composent de deux systèmes de vaisseaux; les uns transportent le fluide de dehors en dedans , et composent le système rentrant ox\ centripète; les autres les conduisent de dedans en dehors ; ils forment le système centrifuge.

A la périphérie se trouve un réseau vasculaire, qui établit entre ces deux ordres de vaisseaux une communication plusou moins immédiate. Ce réseau doit être considéré comme la terminaison des uns et le commencement des autres, soit que les vais-' seaux se continuent eux-mêmes sans interluption, soit que les fluides soient déposés et repris dans les cellules intermédiaires. L observation à l’aide de verres grossissaiis prouve, en effet, ces deux modes de communication dans le réseau capillaire.

SECTION PRE-’IIIÈRE.

Du syste^ne rentrant ou centripète.

Le système centripète est composé de deux

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genres de vaisseaux : les whies eües lympha- *tiqties. Ces deux ordres de vaisseaux diffèrent par leur structure, et surtout par la nature du fluide charrié. Le système centripète prend naissance dans l’extrémité des parties. Il se forme au milieu du tissu cellulaire , et présente à son origine des parois très-minces, très-celluleuses, qui, cl’ abord criblées de trous, se condensent à mesure qu’on s’éloigne du point de départ. Ce système est le premier qui se forme dans les fœtus des animaux supérieurs. Observe dans les premiers animaux qui se présentent et dans les parties où l’absorption est la plus active , l’œil , aidé des meilleurs iiistrumens, n’aperçoit à son origine cjue des cellules, des mailles, et jamais des pores. 11 offre des pa-rois d’autant plus épaisses, qu’d est situe plus superficiellement. Sa situation, extrêmement variable , ne présente de fixité que dans les gros troncs.

Dans certains points détermines , le sj stème rentrant présente des subdivisions infiniment nombreuses et ténues, anastomosées dans une foule de plans, et formant, par ces anastomoses, des vacuoles d un ca-

2 20 ORGAKES CIRCULATOIRES, libre supérieur à celui des vaisseaux. Ce sont les glandes ou les ganglions des auleurs Leui forme, leur nombre, leur grandeur varient beaucoup. M. de Blainville^les considéré comme de petits diverticulums , où aiment et d où partent beaucoup de vaisseaux d.stmgnés en afférens et efférens. Un tissu cellulaire plus ou moins serré réunit ces anastomoses multipliées , qui lu, doivent eur orme plus ou moins arrondie.

§ I. Du système lymphatique .

Le système lymphatique, qui n’existe que dans 1 homme et dans les animaux vertèbres, se partage en deux sortes de vaisseaux ; les lymphatiques projn’ement dits , et les chy. h/ères. Les premiers sont répandus dans toutes les parties, où ils recueillent les maténaux usés. Les c/y7ÿer« naissent à la surface digestive, et charrient les produits de la digestion. Nous allons décrire les principaux groupes de ces vaisseaux.

I®' ORDRE. Les lymqyhatiques des membres abdominaux comprennent, i^les m/rana-, qui naissent des ganglions, placés derrière le liga-

DES EYMPHA.TIQDES. 221

ment de fallope, accompagnent l’artère et la veine crurale, et pénètrent dans les ganglions inguinaux; 2° les fémoraux sons-piibiens, qui viennent des glandes inguinales, et se distribuent à la verge , aux tégumens de cette partie et au prépuce ; 3° les fémoraux poplités, qui se distribuent à la cuisse et à la jambe. Ils viennent des ganglions inguinaux superficiels. On les distingue en superficiels et en profonds. Les' premiers se distribuent aux membres inférieurs et en forment, par leurs anastomoses , une espèce de cerceau qui enveloppe de toutes parts la cuisse, la jambe et le pied. Les profonds, moins nombreux , sortent des ganglions inguinaux, soit profonds , soit superficiels , et accompagnent l’artère et la veine crurale, puis celle du jarret et de la jambe; 4" les fessiers, environnés d’une graisse abondante, communiquent entre eux d’un côté à l’autre de chaque fesse, en se contournant les uns à la partie externe, les autres à la partie interne de la cuisse. Ils s’anastomosent avec les absorbans de ce membre et ceux du périnée.

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