DES LYMPHATIQUES
lu testicule, sortis des ganglions situés de- , ant l’aorte et la veine-cave, descendant devant le psoas, concourent à former le cordon permatiqiie ; 6° en 'vésicaux , en prostatiques ; ortent du plexus hypogastrique.
IV® ORDEE. Il renferme, i“ les 'vésicaux : on es divise en superficiels et en profonds ; 2“ les rétériques : ils enveloppent les uretères dans out leur trajet, et communiquent en haut Lvec les ahsorhans des reins , et en has avec ;eux de la vessie ; 3“ les sus-rénaux. Ceux du ôté droit sortent de quelques ganglions siués sous le foie autour de la veine-cave; ;eux du côté gauche viennent des ganglions itués devant le pilier gauche.
V® ORDRE. Vaisseaux lymphatiques des ineslins et de l’estomac. 1° Les 'vaisseaux des ntestins sont appelés 'vaisseaux lactés ou chjifères: ils gagnent les ganglions mésentérijues et mésocoliques; ils se divisent et se suhlivisent ; ils parviennent enfin à l’origine lu canal thoracique. 2° I.es 'vaisseaux de l’csomac sont disposés en deux plans : les uns 'Ont superficiels , et les autres profonds.
VI® ORDRE. Renferme : i” les 'vaisseaux
aa4 OUGANKS ClKCüJ.ATOIRF.S.
lymphatiques de la rate; sont formés d’ui grand nombre de brandies superficielles ev profondes, plus abondantes sur la facecon-i vexe del organe , et réunies toutes ensemble vers la scissure, en quelques troncs qui forment un plexus autour des vaisseaux spléniques ; 2'’ les vaisseaux lymphatiques di pancréas s unissent à ceux de la rate et d(' 1 estomac ; 3“ les vaisseaux lymphatiques du foie distinguent en vaisseaux superficiels At-, la face supérieure du foie , en vaisseaux su-, péneurs de la face inférieure du foie , et enii vaisseaux profonds du foie.
A' II® ORDRE. Le canal thoracique. Ce canall n est qu’une dilatation du système lympliati-ique;il commence sur le corps de la troisième ' vertèbre lombaire, par la réunion successive ■ de cinq ou six troncs fort volumineux ; prèS' de l’ouverture aortique le canal présente une dilatation remarquable appelée le réservoir de Perquet. Au-dessus de ce renflement,, le canal thoracique, dans la poitrine, à travers le pilier du diaphragme, à coté de 1 aorte qui est placée à sa gauche , et de la veine azygos qui est à sa droite, va s’ou--i
DBS LYMPHATIQUES. 2a5
vrir dans la partie postérieure de la veine sous-clavière du même côté. Les vaisseaux lymphatiques ne s’ouvrent pas toujours exactement dans la même partie du système centripète. M. Lippi a vu et figuré des communications directes des vaisseaux lymphatiques avec les veines caves, rénale, porte, etc. : une valvule empêche le fluide veineux de refluer dans les lymphatiques.
Les vaisseaux lymphatiques que le canal thoracique reçoit dans la poitrine offrent ; 1° plusieurs 'vaisseaux du foie et des ganglions, qui entourent l’artère cœliaque : ils montent dans la poitrine par l’ouverture aortique du diaphragme, et se vident dans le canal thoracique à une plus ôu moins grande hauteur; 2° les intercostaux \)Yennent naissance dans les muscles extérieurs du thorax , et viennent s’ouvrir obliquement dans le canal thoracique.
Les vaisseaux qui se terminent en partie dans le canal thoracique, en partie dans les roncs particuliers ouverts dans les veines ianguines droites et gauches, sont ; 1° les 'ymphatiques profonds et superficiels des pounons; 2° les lymphatiques sous-sternaux ' dia- AJVAToSiiE.
ORGAKES CIRCULATOIRES.
-phragmatiques cardiaques, thoraciques et œsophagiens ; 3° les lymphatiques superficiels et profonds des membres thoraciques. Ces derniers sont réunis en faisceaux autour des artères qui se distribuent à ces membres , et ont absolument la même disposition que ces vaisseaux : ils vont se rendre également dans les ganglions axillaires.
Ylll® ORDRE. Les vaisseaux lymphatiques de la paroi anterieure du thorax commencent sous les tégumens de l’abdomen et de la poitrine, autour des mamelles, etc. : ils se dirigent en dehors et en haut ; ils se rassemblent en troncs , et vont se terminer aux ganglions <le l’aisselle.
IX*-' ORDRE. Les vaisseaux lymphatiques du cou se terminent également dans les ganglions axillaires. Les vaisseaux lymphatiques du dos se distinguent, 1° en supérieurs, nés du ligament et du muscle trapèze, et venant s’ouvrir dans le creux de l’aisselle; 2° en inférieurs. Ceux-ci ont leurs racines répandues sur toute la surface du muscle grand dorsal : ils remontent obliquement vers leim eiidon , et se joignent aux supérieurs.
DES LYMPHATIQUES. àîj
X® ORDRE. Les vaisseaux lymphatiques des ganglions axillaires marchent autour de la veine sous-clavière jusqu’à son entrée dans la poitrine ; là', -ceux du côté gauche se rassemblent en un ou deux troncs , qui passent entre le musclé sous-clavier et la dernière côte , et vont s’ouvrir. en partie dans la veine sous-clavière correspondante, et en pai'tie dans le canal thoracique : ceux du côté droit forment le plus communément un seul tronc d’un volume considérable ; ce tronc va s’ouvrir dans l’angle de réunion des veines jugulaires et internes et sous-clavières droites.
XI® ORDRE. Les vaisseaux lymphatiques superficiels de la tête et de la face antérieure du cou, sont distingués, i° en vaisseaux de la face; 2° en vaisseaux de V encéphale ; 3“ en vaisseaux profonds de la langue , du palais , du nez , des orbites , du pharynx , des muscles de la face , etc.
§ II. Du système veineux.
Les vaisseaux veineux ont des parois un peu plus denses et plus épaisses à leur
ORG.VKES CIBCULATOIRF.S.
origine que celles des vaisseaux lymphatiques; le sang qu’ils charrient est rougebrun.
Deux tuniques contribuent à former les veines : l’une extérieure, est extensible, et composée de libres longitudinales : elle est souvent entourée d’une gaine de tissu cellulaire dont les lamelles sont fortement serrées les unes contre les autres. La seconde , intérieure , est mince , lisse , polie , assez semblable à celle qui tapisse en dedans les tubes des artères : c’est elle qui , en se repliant , forme un grand nombre de 'valvules semi-lunaires, absolument analogues aux valvules sigmoïdes. La tunique moyenne manque dans les tissus du cerveau.
Nous ne ferons que nommer les veines : une description même très-courte nous paraît inutile, puisque toutes suivent la direction des artères ; cbaque artère est accompagnée au moins par une veine qui se divise comme elle , qui a autant de racines qu’elle , et dont la grosseur surpasse beaucoup la sienne. Il en résulte qu’il y a , au premier aperçu, autant de veines que d’artères ; mais on voit cpie ce nombre est beaucoup plus
r>ES VEIKES. 229
grand , si l’on fait attention que souvent une artère est côtoyée par deux veines, d’un volume égal au sien.
Les veines qui concourent à la formation de la veine cave supérieure et thoracique, sont ; 1° les veines qui donnent naissance à la veine jugulaire externe ; 2° la veine temporale superficielle ; 3° la veine auriculaire postérieure ; 4° les veines cervicales cutanées et trachio-sea pulaires.
Les veines qui donnent naissance à la jugulaire interne , sont ; 1° les veines cérébrales supérieures ; 2” la veine du corps strie ; 3° la ichoroïdienne ; 4° les veines de Galien; 5° les ^ cérébelleuses supérieures et injérieures ; 6° les V cérébrales latérales et inférieures, ophtalmi- \ques; 7° la faciale; 8" la linguale; 9° la phavryngienne ; 10“ la thyroïdienne supérieure; ,11“ \ occipitale ; 12° les diploïques; i3° les \thyroidiennes moyennes.
ï I^es veines dont la réunion forme la vei- > ne sous-clavière , sont ; 1° les brachiales ; 2° les \cephaliques ; 3” la basilique; 4” la cubitale vostérieiire ; 5° la cubitale antérieure; 6° la \médiaire basilique; 7“ V axillaire; 8° la mamimaire interne gauche ; 9° la thyroïdienne infc-
ORGANES CIRCULATOTRES.
rieure gauche; io“ la 'vertébrale ; il” \ intercostale supérieure droite ; 1 2“ {'intercostale supérieure gauche.
Le tronc de la veine cave supérieure (fig. a) est formé des deux veines sous-clavières ; elle commence au nix^eau du cartilage de la première côte, un peu au-dessus de la crosse de l’aorte, et descend, à gauche et en avant, jusqu’à la base du péricarde, dont elle reçoit une gaine fibreuse, plus ou moins prolongée sur les parois ; elles vont s’ouvrir dans l’oreillette droite du cœur. Avant de pénétrer dans le péricarde, elle reçoit : 1” les veines azjgos ; 1° mammaires intern- et thyroïdienne inférieure droite ; 3“ plusieurs branches thymiques, médiculaires , péricardiennes,diaphragmatiques supérieures.
Les veines qui concourent à former la veine cave inférieure ou abdominale sont ; 1“ la poplitée; 2” la saphène externe (fig. ii); 3“ la fémorale ; 4” la saphène interne; 5“ {'iliaque externe.
Les veines qui forment les veines hypogastriques sont : 1° les vésicales; 2° les sacrées latérales.
Les veines iliaques primitives sont le résiil-
DES VEINES. 2'j l
tat delà réunion des veines iliaque externe et hypogastrique.
\^a.veine cave inférieure, qui est la réunion des deux veines précédentes , s’étend depuis l’articulation des quatrième et cinquième vertèbres des lombes jusqu’à l’oreillette droite du cœur, à la partie inférieure et “postérieure de laquelle elle s’ouvre en se continuant un peu avec la veine cave supérieure.
Les branches qui reçoivent la veine cave inférieure dans ce trajet, sont : 1° les sacrées I moyennes; 2° lombaires; 3° spermatiques; ' 4° rénales; S’^-^apsiilaires ; 6° les hépatiques;
' 7° et les diaphragmatiques inférieures.
3 Des sinus veineux vertébraux et des veines de la moelle de l’épine.
j Dans toute la longueur du canal vertébral, 1 depuis le tronc occipital jusqu’à la fin du J sacrum , derrière les corps des vertèbres , devant la dure-mère, et sur les côtés du ; ligament vertébral , régnent deux grands ' conduits veineux , tout-à-falt différens des U sinus de la dure-mère , et nommés sinus
2 32 ÜHGAKES CIRCULATOIRES.
'Vertébraux. Les 'veines de la moelle de l’épine ont la même disjiosition que les artères de cette partie : elles les accompagnent et vont s ouvrir dans les 'veines cérébelleuses inférieures.
Les ■veines du cœur sont : i° la grande 'veine cardiaque postérieure ; 2° la petite 'veine c5rdiaque postérieure ; 3° \os cardiaques anténeures.
La 'iieine porte. Cette grande veine , qui forme un système particulier, a des racines dans la plujiart des viscères du bas-ventre, et des distributions dans le foie. Le tronc commun de toutes ces veines occupe l’intervalle d U foie et du pancréas ; sa grosseur est considérable , et sa direction , en partant tlu foie , de haut en bas et de droite à gauche. Les branches qu’elle envoie dans le foie sont les 'veines portes hépatiques ,don\. le nomiire et la marche correspondent aux arlèl es ; les branches ou les racines qui les forment , sont la mésentérique supérieure , la coronaire stomachique , la 'veine splénique, et la mésentérique inférieure , ainsique quelques autres petites branches qui viennent du duodénum et du jiancréas.
DES VEIKES.
D’après M. de Blainville , l’ensemble des veines , quoique formant un tout unique dans les animaux vertébrés, peut se subdiviser en trois systèmes particuliers, savoir: 1° système 'veineux pulmonaire ; i° système 'veineux hépatique ^ 3“ système 'veineux général du tronc et des appendices.
Dans les animaux , il y a un système de plus; c’est le système rénal : il a été découvert par Jacoplois dans les animaux ovipares.
Les vaisseaux veineux présentent aussi des ! ganglions. Les tissus érectiles offrent en général une structure très-analogue à celle des ganglions. Le corps pampiniforme , d’autant plus marqué que la stase du sang a été 1 provoquée par l’abus du coït, est un pre- ^ mier degré qui conduit aux ganglions vei- I neux.
De la rate.
: La rate n’est qu’un ganglion sanguin. Si-
J tuée dans l’hypocondre gauche, entre la tu- /^bérosité de l’estomac et le cartilage des faus- 1 ses-côtes, sa forme est celle d’un segment ! d’ellipsoïde dont le grand diamètre serait à