‹ Traité élémentaire d'anatomie du corps humainChapitre 54 sur 89 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

IIES ORGANES

de l Appareil de la génération.

§ I. Appareil génital chez l’homme.

Il se compose des testicules, de conduits,

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de 'vésicules et de glandes séminales , et de l'appareil de copulation.

I. Les testicules. Ce sont deux glandes j d’une forme ovoïde comprimée de droite [ à gauche ; leur volume a été comparé à un 1 œuf de pigeon. L’artère spermatique apporte

• le sang qui fournit à la sécrétion. Les testi- I cules sont de véritables glandes où naissent

des vaisseaux contenus aux dernières ramifications de l’artère spermatique : ils excrètent le sperme du sang. Ce sont ces vaisseaux qui constituent ce qu’on appelle les 'vaisseaux séminijeres ; ils aboutissent tous à un cordon blanc situé au bord supérieur et interne de l’organe auquel commence le canal excréi teur et qu’on appelle corps d'hygmor. Les . 'veines dites spermatiques rapportent des tesj tlcules le superflu du sang dans le torrent

• de la circulation. Ces veines forment un plexus appelé spermatique, dont les divisions se rassemblent en plusieurs branches qui passent par l’anneau inguinal et se fondent en un seul tronc. Ce tronc se divise de nouveau en un ])lexus appelé corps pampiniforme,

t que l’on croit servir de dlvertlculum du sang ) pour le testicule dont les fonctions sont près-

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(jue intermittentes. Les vaisseaux lynipliatiques sont en plus grand nombre.

Les nerfs sont fournis par les plexus rénaux, mésentérique, le grand sympathique et les nerfs lombaires.

La membrane albuginée est d’un l)lanc opaque ; elle envelojipe tout l’organe, envoie dans son intérieur beaucoup de prolongemens filiformes, aplatis, constituant des loges triangulaires remplies par des vaisseaux séminiféres. Des élémens de cette membrane et des vaisseaux dont nous avons parlé, résulte le tissu du testicule qu’il est difficile de spécifier. Il semble être formé d’une immense quantité de filamens très-ténus, entrelacés en tous sens, lâchement unis les uns avec les autres, et entre lesquels se voient les ramifications des artères et des veines spermatiques. Les filamens sont les conduits séminifères dont Monroo a évalué le nombre à soixante-deux mille cinq cents. Le testicule est soutenu par le cordon des vaisseaux spermatiques. Ce cordon est composé de l’artère et des veines spermatiques, des vaisseaux lympbatic[ues , des nerfs et du conduit déférent. Un tissu lamineux unit

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entre elles toutes ces parties, qu’une gaine dénaturé fibreuse enveloppe.

Les testicules sont renfermés clans une i cavité membraneuse appelée scrotum , formée I par la superposition de cjuatre tnnicjues ;

i“ extérieurement, la peau séparée sur la : ligne médiane par un rapbé. Au-dessous de la peau, on trouve une membrane rougeâtre appelée dartos. Elle forme une cloison médiane qui sépare les deux testicules. M.Breschet attribue sa formation à l’épanouissement du cordon. Au-dessous du dartos est une coucbe musculeuse appelée membrane érythroïde ; sa formation est due à l’épanouissement du muscle cremaster, qui, né du petit I oblique de l’abdomen , près de l’épine iliaque antérieure, traverse l’anneau, concourt à É former le cordon , et se termine insensiblet ment à la surface interne du scrotum. La |i membrane vaginale est plus interne : on l’api pelle aussi élythroïde.CesXxxne véritable mem- I brane séreuse. Elle enveloppe le testicule ;

son feuillet externe est fibreux. Cette* tunib cpie est réellement la continuité du péritoine. ] II. Les conduits déj érens ou canaux excréteurs. U cpididyme est un conduit formé par

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la réunion des vaisseaux séminifères , qui ont traversé le corps d’hygmor. Lorsqu’il est déplissé, il a, suivant Monroo, une longueur de trente-deux pieds. La partie supérieure porte le nom de céce , et la partie inférieure celui de queue; cette dernière extrémité se continue avec un canal blanc appelé cowdm'tdeyèVewf, qui traverse l’anneau, se sépare des vaisseaux sanguins, et descend vers la partie Inférièure croisant en cet endroit l’urétèi'e. L<à il prend une direction horizontale et marche d’arrière en avant, le long du côté interne des A'ésicules séminales qui lui envoient , vers la base de la prostate , le canal cjaculateur. Après avoir traversé la jirostate, ces deux canaux vont s’ouvrir dans l’iirétère près du veru montanum. On distingue deux tuniques : une extérieure trèsferme, et une autre intérieure, de nature muqueuse

III. Les vésicules séminales. Ce sont deux petites poches membraneuses longues de deux pouces et demi) larges de six à huit

lignes , situées au-dessous de la vessie ; elles t

sont placées derrière la prostate , en dessous des conduits déférens : elles sont irréguliè-

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rement conoïdes. Leur cavité est anfrac- ; tueuse, présentant des cellules séparées par des cloisons et consistant supérieurement dans un canal flexueux, terminé supérieurement par un cul-de-sac. Du col des vésicules se détache un petit canal qui , après s’étre joint sous un angle très-aigu avec le canal déférent , constitue le canal éjaculateiir. Ces vésicules sont, comme le canal déférent , formées par deux membranes.

IV. La prostate est un organe d’un tissu fort dense ; sa forme est celle d’un cône tronqué, et qui par sa base embrasse le col de la vessie, et par son sommet se termine,

I en s’amincissant, dans le commencement de y l’urètre : c’est un gros crypte glanduleux. De f la prostate naissent un grand nombre de H conduits excréteurs qui viennent s’ouvrir r! dans l’urètre sur le côté du vérumontanum.

L Les glandes de Cowper ont le volume d’un |i pois , leur couleur est rougeâtre. Elles sont 1 placées parallèlement au-devant de la prostate et sur les côtés du canal de l’urètre. •' Leurs canaux excréteurs , longs d’un demi- •j pouce, vont s’ouvrir au-delà du vérumontanum.

ANVrOMIE.

ORGA.NES GEMTAUX.

V. \J appareil de copulation comprend le pénis ou la 'ver^e, organe cylindrique, érectile, formé par le corps caverneux et le canal de l’urètre. Le corps caverneux forme à lui seul le volume et la longueur du pénis : ses deux racines, qui s’attachent aux branches de l’ischion et du pubis , se rapprochent et s’avancent jusqu’au ^/aw7, eu formant une grosse masse au-dessous de laquelle est l’ul'èlre. Le canal de l’urètre a déjà été décrit à l’article de V appareil urinaire.

§ IL Jppareil génital de la femme.

I. Les ovaires sont deux corps ovoïdes de la grosseur des testicules, ayant six à huit lignes de longueur sur trois de largeur et d’épaisseur. Ces corps ovoïdes sont situes dans le petit bassin , dans le ligament large de la matrice., duplicalure du péritoine. Comme les testicules, les ovaires sont formés de l’artère spermatique, de la veine sjiermatique, de vaisseaux lymphatiques, des nerfs fournis ])ar les ])lexus rénaux.

Outre les replis du péritoine, ces organes sont enveloppés par une membrane qui leur

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