‹ Traité élémentaire d'archéologie ... T. 1Chapitre 30 sur 37 · SOI · texte numérisé non relu

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VASES PEINTS GKECS.

lion ne manque pas de partisans ; mais M. Gerhard pense que tous ces vases sont l’ouïïa o e d’artistes attiques ou athéniens établis àVuici, où un mélange de population grecque avec la population indigène dans la même cité expliquait suffisamment la présence de ces artistes et le succès des produits de leur industrie.

168. En sortant des fouilles, le vase est couvert d’une couche de terre blanchâtre assez semblable à du tartre, et de nature calcaire; elle disparaît au moyen de Teau-lorte. Mais cette opération doit être laite avec beaucoup de précautions; l’acide ne mord pas sur le vernis noir du vase, mais il peut promptement altérer les autres couleurs.

Quand les peintures ont souffert par les sels terreux, on les restaure en raccordant les couleurs affaiblies avec celles qui subsistent encore. Mais ce travail de restauration, surtout si l’artiste se permet d’y ajouter des détails qui ne sont pas évidents dans 1 ori ginal , peuvent altérer ou métamorphoser un sujet, et l’archéologue doit tenir peu e compte de ces travaux modernes dans e n d’un vase peint. Quelquefois on a enleve

repeints, et reconnu au-clessous le véritable sujet de la peinture.

169. Quant aux imitations faites soit pour l’amour de l'art, soit par des faussaires, les premières sont très-louables et ont concouru puissamment au perfectionnement de la céramie des modernes; les secondes sont trèsblâmables, et des amateurs distingués y ont été trompés. Pietro Fondi, qui avait établi ses fabriques à Venise et à Corfou, a particulièrement réussi dans ce genre d’escroquerie; il y en a de plusieurs espèces ; le vase est antique, mais les peintures sont modernes; on a ajouté des détails et des inscriptions aux peintures antiques; sur un vase noir, on a enlevé le vernis par places pour découvrir la couleur de la terre, et on y a peint des figures; mais les différences du style du dessin, la multiplicité des détails, les ongles indiqués aux doigts de la main et du pied, trahissent bientôt cette fraude, de même que la grossièreté de la terre qui rend les vases plus pesants, et l’éclat métallique du vernis. L’épreuve qu’on fait subir aux couleurs des vases faux est aussi très-concluante : si le faussaire a employé des couleurs détrempées

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VASES PEINTS GRECS

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dessus de l’eau ou de l’esprit-de-vin pour les faire disparaître; les couleurs antiques ayant été cuites avec le vase, résistent à cette

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170. Les gouvernements d’Europe ont reconnu toute l’utilité des collections de vases peints pour l’avancement des arts utiles et des toux-arts. Les collections publiques se trouvent dans les villes principales, et a Paris, a la manufacture de porcelaine à Sèwes, et au cabinet des antiques de la Bibliothèque du roi. La collection du Musée du Louvre l’emporte sur toutes les autres de Paris, depuis qu on y a réuni celle de feu Durand, si remarquable par le nombre et la variété des vases, pai eur élégance, leur grandeur, et par la richesse (les peintures de quelques-uns d entie eux.

Des amateurs éclairés s’empressent aussi or ner leur cabinet de ces beaux et précieux mo numents, de les livrer aux investigations es artistes et des archéologues, et 1 on peut c particulièrement les collections foi me ® s ris par feu le ducdeBlacas, M. 1° c0 ’ r ' talés, et le baron Roger. Les tempe e^ j,.j ques ont dispersé la première <

lustre possesseur à chercher un tombeau dans 11 111 ' 1 '

une terre étrangère; celle de feu le baron §■ Roger a été vendue après sa mort : M. de §f e Pourtalés enrichit actuellement la sienne. Il »J S

en existe encore de publiques ou de parlicu- P 1 lières en Italie, en Angleterre et en AUema- P* gne. Beaucoup d’amateurs ont aussi réuni un P

plus ou moins grand nombre de vases.

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