‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 16 sur 79 · Graveurs présumés du Bas-Empire · texte numérisé non relu

Graveurs présumés du Bas-Empire

CHOERÉMON ; une tête de faune.

NICÉPHORE; un Mercure.

PHOCAS ; un pancratiaste et un vaisseau dans l’éloignement.

On remarque, à l’égard des pierres gravées romaines, 1° qu’un grand nombre portent des noms propres romains; mais ces noms sont considérés comme étant plutôt ceux des propriétaires de ces pierres, que le nom même des graveurs; z n que l’ouvrage le plus remarquable parmi ceux qui appartiennent à l’époque du Bas-Empire, est celui qui est nommé Saphir de Constance , qui est dans une collection particulière à Florence. Il représente l’empereur Constance attaquant un sanglier dans les environs de la ville de Césarée, en Cappadoce.

§ IX. Pierres gravées célébrés .

19. Quelques pierres gravées antiques ont obtenu de la célébrité par la perfection du

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travail, par la hennir ou le volume de la matière. On cite parmi le» hit ni Hat , le l)é mosthènes , l’Io , le Persée et le Mercure de t Dioscorides , le taureau d’Ilyllus, l’Ilercido de Cneius , la Méduse de Solon, In Julie d’Evodus et quelques îuilnis. Une /mire intaille en cornaline, quoique de petites proportions , n’est, pas moins réputée , parce qu’elle a été le cachet de Michel- An , <*t

elle est connue sous celle dénomination. Le sujet est une vendante, et à l’exergue ou voit un pécheur à la ligne. Cette cornaline a donné lieu à beaucoup de recherches et à des opinions contradictoires, même à l’égard de l’interprétation du sujet. Ceux qui la croient antique , considèrent la ligure du pécheur comme le symbole parlant du graveur grec Allion ('AMeùç, le pécheur); d’autres y voient au contraire la marque de Maria di Peseta, célèbre graveur et ami de Michel- Ange , et l’ouvrage serait ainsi des temps modernes. Cette pierre est au cabinet du roi à Paris, et l’on n’ose pas décider entre des senti mens si opposés. Parmi les camées , on remarque particulièrement celui qu’on appelle de la sainte chapelle et qui est dans le

même cabinet. C’est une sardonyx app 0r ^ d’Orient par le comte Baudouin, et remise la sainte chapelle par le roi Charles Y. Ejl présente trois scènes dans sa hauteur ; on a donné diverses explications, et nous adop.

tons celle de M. Mongez ( iconographie ro , maine , tom. II ) qui voit dans la scène su.

périeure l’apothéose d’Auguste, dans la scène intermédiaire, la réunion des personnes de la famille de Tibère qui furent revêtues du sacerdoce institué pour le culte d’Auguste et dans la dernière scène, des captifs de toutes les nations vaincues ou subjuguées par les principaux personnages de la seconde scène. Le camée de Vienne est moins grand que celui de Paris et ne présente que deux scènes , mais il est d’un travail plus fini, et n’est point fragmenté ; il a passé, de l’abbaye dePoissy, en Allemagne, et il représente l’apothéose d’Auguste avec sa femme Livie, et accompagné de toute sa famille. Derrière le prince sont Neptune et Cybèle qui paraissent être les symboles de sa puissance sur terre et sur mer. Le musée de Vienne possède encore d’autres camées magnifiques, notamment ceux qui représentent Oreste Ma-

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