On considère dans une médaille
1 0 la face , côté principal de la pièce , offran la tète du prince ou le symbole spécial de la ville qui l’a fait frapper; 2° le revers, type qui est sur le côté opposé au premier ; 3 ° la légende , ou mots gravés autour de la-tête ou du revers; 4° V inscription , mots écrits en une ou plusieurs lignes à la place de la tète ou dans le type du revers ; 5 ° V exergue , mots , sigles ou signes gravés au bas de la médaille, hors* de P ouvrage , et n’appartenant ni à la légende ni à l’inscription ; 6® le champ , surface de la médaille quia recules types principaux, et les contremarques sur les portions que ces types laissent vides ; 7 0 la tranche , les bords extérieurs de Fépaisseur de la médaille. Se-
pE S MÉDAILLES en general leur origine et leur poids , on les nomme :
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oU r les Hébreux ; pour les Grecs , I h es didrachrnes , tri drachme s , tetra lnes(de 2, de 3 ou de 4 drachmes), 060/e, îOr w partie de la drachme, et statère d’art égal au tetradrachme , qui est la taille )lus ordinaire des médailles grecques, pour les Romains, la monnaie avait le poids dont elle p orta ^ nom 9 le pondus était la | (Vre; Y a s de bronze, équivalant au poids e livre de ce métal ou 12 onces, était Fuite monétaire ; le sesterce valait deux as et eini, et l’as avait des sous-multiples depuis douze onces jusqu’à demi-once : savoir semis, moitié de l’as ou 6 onces , marqué par S , du ï, ou bien 6 globules; quincunx , cinq onces, 5 globules; triens , le tiers de l’as, ou j onces , 4 globules ; quadrans , le quart de [as, ou 3 onces, 3 globules; sextans , le sixième Je l’as, ou 2 onces, 2 globules; oncia , le dou- |mede Pas, ou 1 once, 1 globule. Les médailles romaines d’argent sont ; i° des deniers marqués X ou XVI, selon l’époque, ce denier d’argent ayant valu d’abord dix as et ensuite seize; 2 0 des quinaires ou demi-denier, marqué Vou VIII pour les mêmes raisons;' 3 ° des
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22a MEDAILLES.
sesterces marqués HS, LLS , hbra , libra semis, |et)P° valant deux livres et demie ou deux as et de mi. Les médailles d’argent plus grandes q Ue le denier, sontclassées parmi les médaillons,!^ Sous les empereurs, les deniers s’affaiblirentfn eî peu à peu , ils passèrent de la taille de 84 à la livre, àQ6, même à 100, etàmesure qu’on lest descend vers le Bas-Empire le poids et le ti tre de l’argent s’altèrent de plus en plus. L monnaie d’or, nommée aureiis ou denier d’or,j était de 4^ a la livre , ensuite de 4 ^ j il diminua dans la même proportion que la monnaie d’argent s’affaiblissait , et il resta avec elle dans le rapport de 1 à 2 5 , c’est-à-dire que Ipo le denier d’or valait 25 deniers d’argent 0 cent sesterces. Mais la confusion se mit aussi dans celte autre monnaie, quoique le titre
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en fut ordinairement bon, même dans les der«
niers temps de l’empire , et le résultat des plus récentes recherches sur la livre romaine L lui donne 6,160 grains ou 10 onces, 5 gros, 4o grains de noire poids de marc , c’est-àdire 125 grammes.
' 125 . Les dates inscrites sur les médailles méritent aussi une attention particulière;! on doit recourir à ce que nous avons dit sur ce
E s MÉDAILLES EN GÉNÉRAL. 223
oll r les dates dans les inscriptions ; et ^ | li e, ^j a position des têtes, quand unemé- ^ T présente plusieurs sur la face ou le ( ^r en à ce qui a été dit plus haut page 12. ^'"^inédaille a une tête sur chaque face ,
T rapp orte * ce ^ u ^ es deux personnages ! j e plus qualifié. Les monogrammes ,
| jjjage de plusieurs lettres en une seule J re sont très fréquens sur les médailles fleS . on en trouve aussi sur quelques jj’ filles consulaires romaines, Enfin on ap- ]je médailles parlantes , celles dont le type ec (compose d’un objet dont le nom avait des Je I p 0r ts marqués avec le nom de la ville iü Ijont la médaille était la monnaie ; ainsi une si Le est sur les médailles de Rhodes , un cœur e L celles de Cardia , une grenade sur celles Side en Pampliilie ; de même pour Rome yo it un marteau sur les deniers de Pu- LsMalleolus , une fleur sur ceux de Aquijeins Florus , etc.
126. La classification des médailles est la partie de leur étude sur laquelle les savans sont le moins d’accord ; l’état même des collections influe essentiellement sur le parti qu’on adopte. Les grands cabinets seuls ont
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besoin d’une classification qui embrassel a J autre neralité des médailles 5 les collections spécjî avec les des médailles d’un pays ou d’une épo J phoi d’autres collections plus spéciales encore! OEo rées de l’analogie des revers , historiqJ Cilic militari es , m y tliologiques , etc., sont moins inén embarrassantes, et l’amateur qui les formM triai peut, sans inconvénient, suivre ses prop re l Cyr< idées à ce sujet en négligeant le moins pjgit sible l’ordre des temps et l’ordre des lieux De tous les systèmes de classification génél tèm raie , celui qui a été adopté par l’illustre Et- Idiel est universellement suivi: il est géj graphique, 2 0 chronologique, c’est-à-dire] que, partant d’un point de l’ancien monde il en suit successivement toutes les régions mettant ensemble et dans l’ordre chronolo-l alp; gique les médailles de tous métaux qui appartiennent à la même région , à ses îles et à Iles ses colonies. Voici un tableau abrégé de ce I pei système : EUROPE, Espagne et Portugal, Il tai Gaule, Bretagne, Germanie, Italie et ses îles , Chersonèse taurique jusqu’à la Cher- 1 de sonèse de T h race et ses îles , Pæonie; Ma cédoine , Thessalie et ses îles, Dahnatie, Il lyrie , Epire et Corcyre, Acarnanie et lesltx
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1)E S iUliü AILLES EN GÉNÉRAL.
ii[re$ états de la Grèce, du nord au midi, *vec les îles de la mer Égée; ASIE, Bosj l0r eCimmérien, Coichide, Pont, Bithynie, tyolide , Ionie et ses îles , Carie et ses îles , plie je , Lydie, Blirygie, Cappadoce , Arménie, Syrie, Arabie , Perse , Parthie , Bac- H’iaiie et Characène; AFRIQUE , Égypte , Cyrénaïque, Syrthe, Byzacène, Numidie et Mauritanie. On doit remarquer que les médailles romaines n entr eut pas dans ce systèfne r celui d Eclvlicll se compose de deux grandes divisions : i° les médailles grecques des villes, des peuples, et des rois qui les ont ensuite gouvernés; 2 n les médailles romaines, séparées en médailles consulaires et médailles impériales , les premières par ordre alphabétique des noms des familles, les secondes dans l’ordre chronologique, soit pour les têtes, soit pour les revers; mais l’on est peu disposé en général à mêler tous les métaux.
127. Il faut, du reste, un certain exercice des yeux pour discerner avec certitude les qualités diverses du style propre à chaque pays et à chaque époque. Il faut ajouter à cet examen celui des inscriptions, de la composi-
lion des types , oes symboles consacrés p^ l’usage , du métal et des altérations qu’}| a subies, de la conformation des médailles et du genre de leur fabrication ; on arrive ainsi à reconnaître certains caractères évidensqui indiquent que la médaille a été frappée en Égypte, en Sicile* etc., si elle est d’ancien style ou d’une époque plus récente; et l’on ne saurait réunir en soi , par l’expérience , trop de signes sommaires de reconnaissance , lors-
qu’il s’agit d’une étude aussi compliquée que l’est celle des médailles, dont le nombre a été
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approximativement estimé à 70,000 detypes différens. On les place sur des cartons doubles plus ou moins grands et recouverts de papier ou d’étoffe; au moyen d’un emportepièce, on a pratiqué sur le carton supérieur, des trous ronds de la grandeur des médailles; chaque carton est une tablette qui se met dans une armoire qu’on appelle médaïller;\t luxe du propriétaire peut se montrer dans la matière et les ornemens de ce meuble ; mais, pour être commode, il doit avoir peu cle profondeur et 18 pouces au plus. On place sous chaque médaille une étiquette ronde qui en donne une courte description ; il est
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, | ol | Vr agesde ce genre, et sur-tout cîes planjcjies qui les accompagnent* est un très Land moyen pour faire des progrès dans I l'étude des médailles ( par l’habitude qu’on I y prend des types, des légendes et des por- I j ra its). Rien n’est plus favorable pour reconnaître une médaille fruste , c’est-à-dire plus loti moins effacée. On doit se garder, pour ■ mieux étudier une médaille, de toucher à la I patine, belle et brillante couleur verte ou brune qui recouvre les bronzes et qui ajoute tanta leur prix. On peut enlever sur les médailles de bronze la terre et autres matières hétérogènes qui les déparent, mais sans attaquer la patine ; quelques amateurs frottent tes médailles avec un morceau de drap légèrement imbibé d’huile, et ce procédé fort simple leur donne plus d’éclat. Au contrai-
7!2 g MEDAILLES.
re , les médailles d’or et d’argent doivent être soigneusement appropriées , soit avec du blanc de céruse détrempé, soit avec toute autre substance qui n’attaque pas J e métal.
12 8. Les médailles fausses font le désespoir des amateurs, tant l’art de les fabriquer fit des progrès dès son origine. On ne rejette pas avec le même empressement les monnaies altérées, fabriquées par des faussaires dans l’antiquité même , ce sont toujours des monumens anciens , et quelquefois on ne connaît que par ces imitations clandestines, des types très intéressans pour l’histoire : on a déjà vu qu’elles ne sont que dorées ou argentées, au lieu d’être d’or ou d’argent. C’est comme médailles , et pour les vendre aux amateurs, que d’habiles artistes composèrent des pièces d’aspect antique , dès que ce goût se fut répandu, et l’on est forcé de convenir qu’ils donnèrent, par ces fraudes, des preuves de connaissances profondes dans l’bis* toire et les arts des anciens. Jean- Joseph Cauvin, de Padoue, plus connu sous la dénomination du Pa doua n, Michel Desrieu, de Florence, Cogonier et Casteron, sont les plus
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, es faussaires en ce genre, et l’on voit tée !; net flu roi, à Paris , une belle suite de is gravés par le premier. Bauvais a étu- * ouvrages avec un soin particulier; îj Jonné quelques observations qui peu- 1 8 i es faire reconnaître et qui s’appliquent médailles fausses en général. Nous en
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^entons ici les points principaux.
12 g Les grands bronzes du Padouan sont moins épais que celui des antiques, e t ne sont ni usés, ni rognés; les bords sont limés, quelquefois très fortement; ils sont resque parfaitement ronds, et une médaille antique ne l’est presque jamais. Les lettres sont grêles, très bien alignées, de formes modernes, et la patine est noire, grasse, luisante et s’enlève facilement avec une pointe. On a ensuite surmoulé ces médailles fausses, leflân du nouveau moule a plus d’épaisseur, les cavités sont bouchées avec du mastic, un vernis recouvre le tout , mais la médaille est très légère parce que le métal a été employé ihaud. Cette différence de poids se fait surtout remarquer dans les pièces d’or ou d’argent.
On s’est avisé aussi de mouler les medail-
2 3o médailles.
les antiques, et de couler dans ces inouïes» 11 du méjal antique afin d’en conserver le titre; celles-ci sont plus difficiles à reconnaître, si l |IDl ce n’est aux lettres qui sont plus épatées , J :llleS et à des cavités dans le champ, occasionées par le sable des moules. On a aussi changé r la nature d’une médaille en la travaillant r avec le burin; Pertinax est devenu un Marc- |f Aurèle, ou bien le revers, avec quelques re- f fl 8 touches sur les lettres, s’est trouvé singulier l îS ou unique. En sciant des médailles antiques | frrf dans l’épaisseur, on a soudé la tête de l’une F ] avec le revers de l’autre , et composé ainsi r° des pièces inconnues ou embarrassantes f r pour l’histoire ; on est allé jusqu’à imiter les j eI accidens du monnayage , les éclats et les 1?
fentes du flan sous le coin, le déplacement du coin qui n’a laissé qu’une partie de son empreinte, etc.; enfin on a même ajouté des 11 contremarques au poinçon à ces pièces ainsi ‘ 1 fabriquées. Mais comme toutes ces manœu- 11 vres ne s’appliquent qu’à des médailles d’un 11 grand prix par leur rareté, on s’entoure ordinairement de tous les moyens d’examen I avant d’en faire l’acquisition.
i io.Une médaille qui résistera à toutes les
prs médailles en général. a3i qu’exigent les notions qui précè- ^ pourra passer pour authentique. La ^ ellt ’ lettres est un des moyens les plus ^t'ies dans cet examen; mais l’on ne doit pas une médaille parce qu’elle présen-
rej
sous ce rapport ou sous tout autre quel-
tef » -^^prfpction. Si une médaille est bien anju jn3p ei A . ,
! ces imperfections sont au contraire des
• ffularités qui lui donnent de la valeur :
l eS anciens monnayeurs commettaient des erreurs , et le père Frœlich en a fait le sujet d’un livre curieux et utile. Il y a des fautes d’orthographe, des lettres omises , des têtes sur les deux côtés, au lieu delà tête et du revers, etc.; et quant aux lettres, et aux inégalités dans leur arrangement, on a cru pouvoir en conclure que les anciens les poussaient d’abord en creux Tune après l’autre avec un poinçon en relief sur le coin avant qu’il fut trempé, et qu’ainsi elles ont pu u’être pas toujours bien en ligne , être mises l’une pour l’autre et quelques-unes être oubliées. C’est une doctrine nouvelle qui appelle encore l’examen des savans munis raatistes , et rien ne formera plus sûrement l’amateur à la connaissance d’une science aussi
î3i MED MLLES,
vaste que l’est celle des médailles , que la \ Ue attentive d’un grand nombre de pièces de tous les temps et de tous les métaux ; Ce ne sera pas sans en retirer quelques fruits qu’il comparera les pièces fausses avec les pièces vraies; des amateurs ont fait dans ce butune collection des premières, et l’on doit pleinement les approuver.
i3r. Après ces généralités sur l’étude delà numismatique, il nous reste à présenter quelques notions spéciales sur les médailles particulières aux peuples classiques dont nous nous occupons dans ce Résumé. Ces notions seront nécessairement très sommaires : les listes des villes, des peuples et des rois dont il nous reste des médailles , la nomenclature de celles qu’on nomme romaines et qui comprennent les consulaires et les impériales, dépasseraient à elles seules les bornes qui nous sont prescrites. Que serait-ce encore s’il fallait énumérer la variété des types, variété qui est telle, que, sur un nombre de médailles du meme prince, semblables par le sujet, on n’en reconnaît pas deux qui paraissent sortir des mêmes coins. Le système monétaire des anciens explique en partie cette
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