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GALVANOMÈTRE. :J

('onstituées ordinairement par une série de petits barreaux |)arallèles (fig. ^j>9); on a ainsi pour le même poids un plus ^•rand moment magnétique.

Le petit miroir est collé sur un des systèines d'aiguilles. L'amortissement est obtenu par une lame mince de mica fixée perpendiculairement au second système.

On transforme facilement l'instrument en galvanomètre différentiel en faisant passer le courant dans le même sens dans les deux cadres.

295. Galvanomètre de Nobili. — Beaucoup d'autres formes ont été données au galvanomètre. Nous reproduisons, pour mémoire seulement, le dessin du galvanomètre de Nobili [fig. îi6o), qui était jusqu'à ces dernières années le plus répandu en France.

Les aiguilles sont des aiguilles à coudre de 5 à 6 centimètres de longueur.

L'aiguille supérieure placée en dehors du cadre oscille au-dessus d'une plaque de cuivre rouge qui porte le cadran et sert à amortir les | oscillations. Mais la fente ^ qu'il est nécessaire d'y mé- -^^g nager pour introduire Fai guille intérieure, a l'inconvénient d'interrompre la plaque au point même où se produit le maximum de vitesse, et de nuire beaucoup à l'amortissement.

L'instrument est beaucoup moins sensible que le précédent; en outre, à cause de la grandeur des aiguilles, les déviations cessent d'être proportionnelles aux intensités dès qu'elles dépassent 20°; au delà, une raduation devient nécessaire.

Fii?. 260.

ELECTROMAGNETISME.

296. Galvanomètre Deprez-d'Arsonval. — Un cadre rectangulaire [fig. 261) mobile autour d'un axe formé par deux fils métalliques qui servent à amener le courant, est placé dans le champ compris entre les deux branches d'un aimant en fer à cheval et un cylindre creux de fer doux, maintenu par un support indépendant à l'intérieur du cadre et qui

s'aiuiante par influence. Quand le courant passe, le plan du cadre tend à se placer perpendiculairement au champ (235); un équilibre s'établit entre l'action électromagnétique et la torsion du fil. L'amortissement est produit par les courants d'induction dus aux mouvements du cadre dans le champ, et comme celui-ci est très intense, l'appareil est sensiblement apériodique lorsque le circuit est fermé par une résistance faible.

La lecture des déviations se fait au moyen d'un petit miroir attaché au cadre.

Si on désigne par S la surface totale comprise par les spires du cadre et par H l'intensité du champ supposé uniforme, enfin par G le coefficient de torsion du fil, l'équation d'équilibre est

on en déduit

SHIcosa = Ca; G a

SHcosa

Pour les petites déviations a se confond avec sin a et l'intensité est sensiblement proportionnelle à la tangente de la déviation.

GALVANOMETRE.

297. Électrodynamomètre. — Dans les électrodynamomètres on mesure le courant par l'action qu'il exerce sur un autre courant. Toutes choses égales d'ailleurs, l'action est proportionnelle au produit II' des deux intensités et au carré de l'intensité si les deux conducteurs qui réagissent l'un sur l'autre sont parcourus par le même courant. Dans ce dernier cas le sens de l'action ne change pas quand on change le sens du courant.

L'électrodynamomètre de Weber se compose d'un cadre comme celui du galvanomètre, mais l'aimant est remplacé par une petite bobine soutenue par une suspension bifilaire dont les deux fils servent à amener le courant [fig. 262). On règle la suspension de manière que dans la position d'équilibre les axes des bobines soient perpendiculaires entre eux ; en même temps pour diminuer autant que possible l'action de la terre sur la bobine mobile, on place son axe dans le méridien magnétique. Quand le courant passe, les axes des bobines tendent à se mettre parallèles. La bobine B entraîne avec elle le miroir M qui sert à Fia. ^go.

mesurer la déviation.

Si on suppose encore l'action du cadre constante dans

toute la région occupée par la bobine mobile, qu'on désigne par S la surface totale des spires et par G le coefficient de torsion du bifilaire, on a comme équation d'équilibre,

SGl-cosa=rCsina et, par suite,

SG

F==^7;^tanga;

Je carré de l'intensité est proportionnel à la tangente de la déviation.

On pourrait également déduire le carré de l'intensité de l'attraction ou de la répulsion s'exerçant entre deux cadres parallèles maintenus à une distance fixe. Tels sont les électrodynamomètres-balances dans lesquels l'un des cadres est suspendu au fléau d'une balance et l'attraction mutuelle mesurée par des poids.

Il est impossible d'atteindre avec les électro-dynamomètres le degré de sensibilité qu'on obtient facilement avec le galvanomètre. Mais ils présentent sur ceux-ci deux avantages : les indications qu'ils donnent sont indépendantes de l'intensité du champ magnétique extérieur, et quand les deux: bobines sont traversées par le même courant, indépendantes aussi des changements de sens du courant.

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