Relais. — Lorsque la distance entre les deux sta
\MX\, Transmissions télégraphiques Duplex. — Lorsque la distaïKM' rntrt' (h*nx stations t*sl ronsidt^rablc, et que le uoiuhrc dt» (IrjuVIu's à traiisini'ttn» est trop grand pour (|u'un(> st'iiii* li^'in* puisse sullire au trafic, on transmet à la lois des téié^raniiues dans lt\s deux sens par le même til en employant la méthode Duplex.
On peut employer dans ee but soit des appareils (Uffé' nnitit'ls, soit la méthode du jumt de W heatsl on e ; celte dt»rniére est la plus sinjple et la plus généralement employée.
La ti^. 2T() n*présento la disposition schématique d'une
Fig. i7().
transmission Duplex par le pont de Wheatstone.
11 faut (pie le réeeptiîur U ne se meuve que pour les courants émanant de M' et de même IV pour les courants émis par M.
Pour cela, en a le courant se divise en deux en suivant les branches tib et ac, de c il se rend à la terre par une résistance r et de b il continue par la ligne. Si Ton a la relation :
llésistance ab x r = résistance ac X ligne aucun courant ne passera par U (jue Ton fasse ou non
dispositif appolé distributeur, seulement pendant le temps nécessaire pour transmettre un signal ; chaque employé dispose donc à son tour de la ligne, et dès que son signal est transmis il prépare le suivant qui sera envoyé en temps voulu.
Les systèmes multiples exigent donc aux postes de départ et d'arrivée Temploi d'un appareil appelé distributeur, les deux distributeurs doivent toujours marcher parfaitement d'accord, leur mouvement doit être synchroni(|ue comme dans l'appareil Hughes, sinon au lieu d'avoir toujours A en communication avec A', à un moment donné A serait en relation avec B' on C.
Les systèmes multiples sont très avantageux au point de vue de l'utilisation des lignes télégraphiques.
329. Téléphone de Bell. — Le téléphone de Bell permet de transmettre la parole à distance. Soit un disque en tôle A, fixé par son contour et pouvant vibrer devant le pôle d'un aimant B portant une bobine C. Si Ton parle
devant le diaphragme A, il entre en vibration, le déplacement de cette masse de fer dans le champ magnétique de Taimant B produit des courants induits dans la bobine C. En somme le téléphone constitue une petite machine magnéto-électrique (fig.
Le téléphone est réversible comme les autres machines dynamo-électriques, c'estù-dire que si l'on envoie dans la bobine C d'un appareil semblable à celui que nous venons de décrire les courants engendrés dans la bobine C, la plaque A' du téléphone récepteur vibrera de la même façon que A, et ces vibrations
H;U. Emploi de la bobine d'induction dans les micropiMNies. —
Lorsque Ton doit Iransmellre la parole à grande distance, on observe que Ton obtient des résultats beaucoup plus satisfaisants, en employant une bobine d'induction comme intermédiaire entre le microphone et le téléphone ifig. î282). Le contact microphonique est placé avec la pile sur le gros fil de la bobine, les extrémités du
f^'. fil fin sont en communication
avec le téléphone.
___ T m En employant cette dispo-
■ sition, les courants primaires
-^ I du circuit microphonique ne
sont pas envoyés directement dans la ligne mais sont transformés en d'autres de plus faible intensité et de force électromotrice plus élevée ; nous avons vu, à propos des moteurs électriques, que ce sont là des conditions très favorables au point de vue du rendement, le téléphone pouvant être assimilé à un appareil dynamo-électrique.
L'emploi de la bobine d'induction permet donc d'augmenter considérablement la distance à laquelle les communications téléphoniques peuvent s'échanger.
La figure '280 représente un microphone de Blake complet avec sa bobine d'induction D.
335. Composition d'un poste téléphonique. — Un poste téléphonique doit comprendre.
1" Un microphone transmetteur avec sa pile et sa bobine d'induction.
2° Un ou deux téléphones récepteurs.
3" Les appareils d'appel.
La résistance du circuit comprenant le microphone, a pile et le fil primaire de la bobine d'induction doit
tioRS téléphoniques. — Les inconvénients de remploi du retour par la terre, insignifiants pour les communications tëlégraphiques, acquièrent une importance tellement grande lorsqu'il s'agit de lignes téléphoniques que l'on renonce îk Tavantage du til unique et que Ton fait usage d'un fil de retour, ce qui double le prix d'installation de la ligne ainsi que sa résistance électrique.
L'emploi du fil de retour a en outre pour avantage de supprimer en grande partie les efï'ets nuisibles de l'induction téléphonique et télégraphique, les effets d'indjuction se produisant dans le même sens sur le fil d'aller et sur celui de retour, ces effets s'annulent réciproquement.
Si nous considérons une ligne téléphonique à double fil, placée au milieu d'autres conducteurs soit télégraphiques soit téléphoniques, il est évident que si la distance de chacun des deux fils considérés à tous les autres était la même les effets d'induction sur les deux premier3 se détruiraient entièrement. On n'arriverait à ce résultat que si les deux fils de la ligne téléphonique étaient enroulés en hélice l'un autour de l'autre.
C'est ce procédé que l'on emploie pour la construction des cables aériens et souterrains servant aux transmissions de la parole.
Lorsqu'il s'agit de lignes aériennes, on emploie un arrangement spécial des conducteurs qui consiste à faire occuper successivement par chacun d'eux toutes les positions par rapport aux autres. De cette façon on arrive à équilibrer suffisamment les effets d'induction polir qu'ils ne gênent plus les communications téléphoniques (1).
(1) Voir : Les circuits téléphoniques h longue distance, par M. J. Banneux, ingénieur en chef, directeur des Télégraphes belges. Bulletin de la Société belge d'électriciens.
également à Tintérieur des cloches jusqu'à 1/â centimètre du bord (fig. 290), on met Teau de la cuve en communication avec Tun des pôles d'une pile P de 100 éléments et l'autre pôle avec l'intérieur des cloches, un galvanomètre sensible G est placé dans le circuit. On doit bien sécher les bords des isolateurs, le galvanomètre ne peut accuser aucune dérivation.
Avant de procéder aux expériences, on laisse les cloches pendant 34 heures dans l'eau parce qu'elle pénètre dans les fentes imperceptibles qui pourraient exister. On peut mettre un grand nombre de pièces à la fois dans la cuve.
Pour les lignes un peu longues on ne peut pas admettre d'isolateur ayant moins de 500 megohms de résistance.
Lorsque le potentiel de la terre s'élève, réiectricilé s*écoule par la pointe et va se recombiner avec celle du nuage. Si Taction préventive est insuflSsante et si la neutralisation complète n'a pas le temps de se produire, la décharge suit le bon conducteur qui lui est offert par le paratonnerre de préférence à toute autre voie.
Malheureusement, une pointe ne peut laisser écouler qu'une quantité limitée d'électricité et Taction préventive des paratonnerres à tige unique est loin d'être efficace; quant à Faction préservatrice on admettait à rorigine qu'elle s'étendait à une zone dont le rayon était é^ à. deux fois la hauteur du sommet de la tige au-dessus du sol, mais des accidents survenus, ont fait restreindre successivement la zone de protection et aujourd'hui, d'après M. Preece, électricien en chef du Post-Office, la zone de protection d'un paratonnerre AB (fig. 291) est
Fig. 291.
limitée par le solide de révolution obtenu en faisant
tourner autour de AD le quart du cercle AC, tracé du
point comme centre arc, un rayon égal à la hauteur h.
Dans ces conditions, si nous supposons un bâtiment
de fer de 4 à 5 millim. de diamètre. En outre, il mettait sa cage en communication intime avec la terre en autant de points que possible.
Mclsens avait démontré expérimentalement que quand on offre à la décharge d'une batterie de Leide, un grand nombre de chemins de résistances électriques très différentes, la décharge se divise entre tous les conducteurs^ mêine quand les uns ont une résistance pratiquement nulle et les autres une résistance extrêmement grande ; il démontra que la loi d*Ohm n'était pas du tout applicable aux décharges instantanées.
Le but réalisé dans le paratonnerre Melsens est donc it mettre r édifice à Vabn des influences électriques extérieures en V entourant d'une cage métallique à mailles aussi serrées que possible j et de présenter ainsi aux décharges un grand nombre de chemins^ de façon à la subdiviser en un grand nombre d'autres inoffensives.
Melsens démontra également par l'expérience, qu'un conducteur en fer laisse écouler une décharge instantanée avec la même facilité qu'une tige de cuivre, aussi n'a-t-il cessé de préconiser l'emploi du fil de fer galvanisé (|ui se conser\'e très bien à l'air, coûte peu de chose et en outre, disait-il, présente Tavantage de ne pas tenter les voleurs.
Au point de vue de l'action préventive, partant de ce fait qu'une seule pointe met un temps déterminé pour évacuer une certaine quantité d'électricité, son action préventive est très limitée, et si le potentiel s'élève rapidement, la décharge se produit malgré le paratonnerre ; aussi, au lieu de hautes tiges présentant une f)ointe unique, on fait usage dans le système Melsens d'aigrettes composées de 5 ou 6 tiges divergentes et de 40 à 50 cen-
tégé, tandis que pour les premiers il est de fr. 4.66, soit 7 fois plus, et cela pour des constructions d'importance comparable.
Au point de vue artistique, nous pensons la critique encore plus mal fondée, car il n'y a rien de moins architectural, à notre avis, qu'une tige de paratonnerre, tandis que les conducteurs minces et les aigrettes employés par Melsens sont à peine visibles.
352. Communication avec le eol. — Il est de la plus haute importance que la communication du paratonnerre avec le sol soit établie d'une façon intime, afin de ne pas entraver les décharges.
A ce point de vue, la mesure de la résistance électrique est une indication utile mais nullement suffisante, il n'y a qu'une seule vérification efficace, c'est celle qui est faite de visu par un homme compétent.
Ces vérifications doivent se faire tous les ans avant la période des orages et chaque fois que le paratonnerre a été frappé par la foudre.