‹ Traité élémentaire d'entomologie comprenant l'histoire des espèces utiles et de leurs produits des espèces nuisibles et des moyens de les détruire, l'étude des métamorphoses et des moeurs, les procédés de chasse et de conservation (volume 3)Chapitre 62 sur 118 · APIS. — RUCHES A RAYONS MOBILES · texte numérisé non relu

APIS. — RUCHES A RAYONS MOBILES

en France (Traité complet sur les Abeilles, 1790, 3 vol.) le perfectionnement qu'il avait fait subir à la ruche grecque, afin de pouvoir changer indifféremment de place tous les rayons. C’est une ruche carrée, en planchettes de bois, de 70 centimètres de hauteur environ, partagée en deux étages égaux, ce qui constitue une ruche à hausse et à rayons mobiles. En effet, le haut de chaque étage est formé de neuf petites traverses de bois, l'expérience ayant prouvé que les Abeilles construisent neuf gâteaux dans la capacité de 33 centim. environ de côté. Les côtés de chaque étage peuvent être ouverts, afin d'observer avec facilité le travail des insectes. En avant et au bas de la double ruche se trouve l'entrée des Abeilles, fermée par une porte carrée de fer-blanc ou de tôle, assujettie par deux coulisses, percée de petits trous dont la dimension varie pour le passage des ouvrières et des faux-bourdons (de sorte qu'on peul séquestrer les ouvrières ou tous deux à volonté), et d’autres, encore plus étroits, destinés à la ventilation. La petite planche placée au devant de cette porte sert de reposoir aux insectes à leur retour des champs. On peut dire que cette ruche de della Rocca a été bien des fois reproduite depuis, avec diverses variations et comme une invention nouvelle, souvent, il faut le dire, en toute bonne foi de la part de l’auteur, ignorant l’ancienneté de ses idées.

C'est à une époque récente à que des ruches analogues à Fig, 29. — Ruche à feuillets de Huber. la ruche grecque ont été imaginées. François Huber, au commencement de ce siècle, fit connaître une ruche dite à feuillets, formée d’une série en nombre variable de châssis mobiles, pouvant être enlevés ou ajoutés séparément, et à chacun desquels les Abeilles attachent un gâteau. Dans la construction rustique et pour raison d'économie, on a remplacé les feuillets de bois par des bourrelets de paille tressés, serrés les uns contre les autres, constituant une ruche par l’adäition ou la soustraction d’arcades, qui permettent de varier à volonté la capacité intérieure offerte aux insectes.

Tantôt les feuillets, comme le montre notre figure, sont constitués par deux cordons accolés, tantôt, surtout en Allemagne, par un seul. Dans ces deux ruches les extrémités sont fermées par un volet mobile de bois, ou par un tapis de paille. On peut y mettre une vitre, si l'on veut qu'elles servent à l’observation. C’est dans ce dernier but, du reste, qu'Huber avait inventé la ruche à compartiments mobiles, et c’est

plus tard qu'on a songé à utiliser ces sortes de ruches pour la pratique et le produit.

Le perfectionnement apporté à l'idée d'Huber, et qui est un retour à la ruche grecque, a été de rendre intérieurs les cadres mobiles, en les renfermant dans des compartiments de configurations diverses. Un grand nombre d'apiculteurs, par des modifications de détail, ont attaché leurs noms à ces ruches. Tels sont, en Allemagne le baron de Berlepsch, et en France de Beauvoys, qui préconisa auprès des diverses sociétés agricoles sa ruche à cadres; mobiles verticaux, plusieurs fois modifiée par lui. Les ruches à rayons mobiles jouissent d’une grande faveur aux États-Unis, où l’on consomme beaucoup de miel de table, dont elles

dr ER EREtE?

us À \ ÉERER

Page 1