‹ Traité élémentaire d'histologieChapitre 28 sur 75 · ANIMALE · texte numérisé non relu

ANIMALE

Fibrille. Pour éviter toute confusion dans le langage, nous le désignerons sous le nom d e /?brille musculaire. La fibrille est très-mince, ficxible. pale, facile à rompre, d’une égale largeur dans toute son étendue. La coloration de la fibrille présente celle particularité qu’elle n’est pas uniforme. On

voit au microscope des taches d’égale largeur, transparentes et foncées, alternant régulièrement dans toute l’étendue de la fibrille. 11 semble à l’œil que cet élément est formé de la superposition de disques incolores et colorés ; mais ceci n’est qu’une apparence. En effet , dans toute sa longueur, la fibrille est formée d’une substance homogène qui n’est séparable que par des moyens artificiels. La fibrille a au plus 0mm,001 à 0nira,002 de largeur. Sa longueur, qui mesure celle du muscle, varie cl’un muscle cà l’autre.

L’eau pâlit et ne gonfle presque pas cet élément anatomique. L’acide acétique le dissout ; l’acide nitrique étendu, l’alcool, le rétractent. Il est durci I d’abord, ramolli ensuite par la coction.

La fibrille ne contient ni stries ni granulations, clic se réunit à des fibrilles musculaires voisines par simple accolement, pour former des faisceaux qu’on appelle faisceaux primitifs.

Faisceau primitif. Ce faisceau primitif porte encore le nom de fibre musculaire de la vie animale ou de fibre striée. Chacun de ces faisceaux contient un nombre variable de fibrilles; ils ont de 0"'ra,015 à 0mm,020 chez les enfants, de 0mm,05 à 0,nm,1 chez l’adulte. Les faisceaux primitifs présentent au microscope des lignes transversales alternativement transparentes et foncées, dues à la juxtaposition des taches que nous avons indiquées sur la fibrille, et des lignes longitudinales plus minces qui tiennent à la juxtaposition des fibrilles

dans le sens de leur longueur. Quelquefois les parties foncées d’une fibrille correspondent aux parties claires des fibrilles voisines. Dans ce cas le faisceau a un aspect ponctué. Ceci s’observe dans le cœur, dans les sphincters surtout.

Les faisceaux primitifs ou fibres musculaires sont cylindriques ou prismatiques par suite de la pression des faisceaux voisins. On peut trouver entre les fibrilles quelques noyaux embryoplastiques. Examinée au microscope pendant la contraction, la fibre musculaire augmente de largeur et diminue de longueur, et l’on n’observe pas ces zigzags qui ont été décrits par beaucoup d’auteurs, et qui ne sont qu’un résultat de l’altération cadavérique. Cette augmentation de largeur est plus marquée en certains points qui se gonflent, qu’on appelle centres de contraction, et la fibre présente un aspect variqueux.

Myo/cmmc. Les fibrilles sont réunies entre elles par simple accolemcnt sans interposition d’aucune substance pour former le faisceau primitif, mais chaque faisceau primitif a une enveloppe tubuleuse qui porte le nom de myolemme ou sarcolcmmc. Ce tube a la même longueur et la même largeur que le faisceau primitif, il est fermé à scs deux extrémités qui adhèrent aux tendons par simple contact sans intermédiaire d’aucune substance. La paroi du myolemme est transparente, épaisse de O"1"', 001 a 0mm,002. Elle résiste à la déchirure et à la plupart des agents chimiques. L’acide acétique la traverse par endosmose mais ne l’attaque pas. Elle n’est pas

attaquée par l’alcool et par l’acide nitrique étendu. La potasse et la soude caustiques la dissolvent. Lorsqu’on a traité le faisceau primitif par l’acide acétique, la substance musculaire liquéfiée devient transparente. On peut voir alors sur le myolemme, de distance en distance, des noyaux ovoïdes à contour net de 0mra,003 à 0ram,005 de largeur sur 0'Iin,,09 à0mra,012de longueur, faisant saillie à la face interne du tube. M. Rouget a remarqué que les noyaux sont plus abondants dans les points du myolemme voisins de la terminaison des nerfs.

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