‹ Traité élémentaire d'histologieChapitre 39 sur 75 · MO · texte numérisé non relu

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oho, dans la veine rénale, eelle du côté droit, dans la veine cave inférieure. Les nerfs viennent du grand sympathique; ils accompagnent les artères spermatique et déférent ielle ; les lymphatiques se rendent aux ganglions lombaires.

Cet organe est compose :

D’une enveloppe fibreuse,

De tubes ,

De vaisseaux ,

De nerfs.

A. l’étude de cet organe se rattache celle d’un élément anatomique qui naît au milieu du liquide sécrété, le spermatozoïde.

L’enveloppe fibreuse est appelée tunique allmqinée; elle est formée de tissu fibreux et présente à son bord supérieur un épaississement qui a reçu le nom de corps d’Ilighmor. De la face interne de la tunique albuginée, partent des prolongements membraneux, minces et aplatis, qui convergent vers le bord supérieur de l’organe et divisent sa cavité en loges triangulaires. Ces prolongements fibreux forment des cloisons complètes qui envoient ellesmêmes des cloisons plus minces et incomplètes du côté de la cavité du lobule.

Chaque lobule est formé par un tube replié sur lui-même, d’une largeur de 0,n,n, 1 . Ce tube se subdivise sept ou huit fois. Ce sont ces tubes qu’on appelle canaux séminifères , canaficulcs spermatiques. Leur paroi propre a une épaisseur de 0n" d)lî elle est finement granuleuse et présente de fines

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stries longitudinales et onduleuses. Elle est très- ! résistante.

La surface interne de ces tubes est tapissée par une épaisse couche de cellules épithéliales, tantôt j sphériques, plus souvent polyédriques et assez irrégulières.

Au centre des cellules on trouve un noyau pâle ou granuleux, rond ou ovale, volumineux et contenant un nucléole. On trouve souvent dans la cellule une grande quantité de granulations graisseuses foncées qui masquent le noyau et qui font perdre aux cellules et aux tubes leur transparence.

Cet épithélium fait place à un épithélium cylindrique au moment où les canaux sortent du testicule pour se jeter dans Yépididyme.

Les vaisseaux capillaires se ramifient entre les canal icules spermatiques dans les cloisons cellulolibreuscs qui les séparent; ils forment de petites mailles autour des canalicules ; ils rampent à leur surface et ne pénètrent jamais dans l’épaisseur de la paroi propre du tube.

L’origine des lymphatiques de ce parenchyme n ’cst pas encore bien connue.

Les nerfs se perdent sur les artérioles avant d’arriver sur les canalicules et sur les capillaires.

Le sperme est le liquide produit par le testicule. Mais il ne faut pas confondre le sperme, au mu-

ment où il sort du testicule, avec le liquide qui est expulse pendant l’éjaculation, car celui-ci est nu mélange de plusieurs liquides différents.

On trouve dans le sperme, au moment de la sécrétion :

1° Le liquide fourni par le testicule ou sperme proprement dit;

2° Le liquide fourni par les follicules du canal déférent;

3° Le liquide fourni par les vésicules séminales;

4° Le liquide fourni par la prostate ;

5° Le liquide fourni par les glandes de Méry et de Cooper ;

0° Le liquide fourni par les glandes de Littré.

Chacun de ces liquides renferme plusieurs éléments anatomiques. Ici nous devons examiner seulement le liquide fourni par le testicule.

Ce liquide est composé d’un sérum dans lequel nagent des spermatozoïdes et quelques cellules peu granuleuses sans noyau.

Ces cellules ont de 0m,u,010 à 0mm,012; ce sont probablement des vésicules mères des spermatozoïdes restées stériles.

Les spermatozoïdes sont des éléments anatomiques qui se développent dans le liquide sécrété par les canalieulcs spermatiques; ce sont les agents essentiels de la fécondation. Ils présentent une partie renlléc, la tète; une partie cflilée, la queue. Leur longueur est de 0"m\0l5. La tctc, large cl

aplatie , a 0",m,005 de longueur, 0,u,n,003 cle largeur, Omm,001 à 0mm,002 d’épaisseur.

Ces petits corpuscules exécutent des mouvements au moyen de leur queue qu’ils font onduler. Dans leurs mouvements ils déplacent les petits corps qui se trouvent sur leur passage, les cristaux par exemple. Selon Hcnle, la vitesse de leur marche est

Îde 0,nm,18 par seconde, ou de 27 millimètres pour sept minutes et demie. Ils sont extrêmement abon-

Idants dans le liquide du testicule, dont ils forment la partie la plus importante.

Mode d’apparit iou . Dans les canaliculcs spermatiques, se développent de petits corps semblables à l’ovule chez la femme, qui portent le nom à' ovules mâles. On les appelle aussi vésicules mères des spermatozoïdes. Comme l’ovule de la femme, l’ovule de l’homme est constitué par une enveloppe ou membrane vitelline, plus mince cependant, et d’un contenu granuleux ou vitellus. Le vitellus présente le phénomène de la segmentation dans l’ovule mâle comme dans l’ovule femelle. Seulement dans l’ovule femelle, la segmentation se fait sous l’influence de la fécondation, tandis que dans l’ovule mâle, elle

Scsi spontanée. Le résultat de la segmentation est la lormation de cellules embryonnaires mâles. Au lieu de se souder entre elles, comme cela s’observe dans 1 ovule femelle où elles vont constituer l’embryon, ces cellules restent distinctes les unes des autres; leur forme change peu à peu; d’un côté, on voit un point qui s’allonge et s’effile pour constituer le cil

ou la queue; de l’autre coté, la masse de la cellule, qui diminue un peu de volume, constitue la tête du spermatozoïde. Les spermatozoïdes sont alors libres dans la vésicule mère ou ovule mâle. S’ils sont peu nombreux, ils n’affectent pas de position détermi-

née; s’ils sont nombreux, ils se groupent en faisceaux, et, dans la constitution de ces faisceaux, les spermatozoïdes présentent leur tète du même côté. Le faisceau spermatique s’applique à la face interne de la vésicule mère et décrit une courbe concentrique à celle de cette paroi. Au bout d’un certain temps, la vésicule mère se brise et se dissout; les spermatozoïdes deviennent libres. Quelquefois les spermatozoïdes, au lieu d’ètre formés par la métamorphose des cellules embryonnaires mâles, se développent dans ces cellules ; leur queue repousse la membrane (pii devient proéminente; quelque temps après elle se rompt et se dissout. C’est dans le trajet que parcourt le sperme depuis les canaux juqu’aux vésicules séminales, que se passent ces phénomènes; aussi remarque-t-on que les spermatozoïdes sont de plus en plus nombreux â mesure qu’on se rapproche des vésicules séminales.

Les spermatozoïdes n’existent pas chez 1 entant; ils ne se développent qu’à l’époque de la puberté. Contrairement à l’opinion généralement admise, on rencontre les spermatozoïdes dans le sperme d un certain nombre de vieillards. M. Duplay en a trouve

sur des vieillards de 80 ans.

Les mouvements des spermatozoïdes cessent sous

l’iiillucnce du lVoitl , d’uue température trop élevée, du dessèchement, des décharges électriques, des acides, de la strychnine, des narcotiques, du mucus vaginal trop acide, du mucus utérin trop alcalin.

Ces mouvements persistent dans le mucus, l'urine, le lait, la salive, le pus, le sérum du sang.

Les spermatozoïdes 11e conservent pas leurs mouvements au delà de huit à dix heures, lorsqu’ils ont été extraits du corps de l’homme. Cependant on en a vu qui les ont conservés pendant vingt-quatre heures; mais, dans les organes génitaux de la femme, ils conservent ces mouvements pendant six, sept et huit jours.

Les spermatozoïdes ne sont pas des animaux; ce sont des éléments anatomiques doués de propriétés spéciales. Ils 11c sont pas des animaux, pas plus que les cellules épithéliales à cils vibratilcs.

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