‹ Traité élémentaire d'histologieChapitre 43 sur 75 · PLACENTA · texte numérisé non relu

PLACENTA

On appelle placenta une masse spongieuse située le plus souvent au fond de l’utérus el formée par l’entrelacement des vaisseaux ombilicaux ramifiés et des vaisseaux de l’utérus. Cette masse a ordinairement 10 il 12 centimètres de diamètre, 2 il 4 centimètres d’épaisseur. C’est une sorte de gâteau dont, l’une des faces adhérentes à l’utérus est tomenteuse et présente des saillies qu’on appelle cotylédons; c est la face utérine. L’autre face ou face fœtale est lisse, recouverte par le chorion et l’amnios, et donne insertion au cordon ombilical.

Le parenchyme du placenta est composé par:

lü Les villosités du chorion qui se ramifient et qui s’enfoncent dans la muqueuse ulérine;

2° Les vaisseaux contenus au centre des villosités ;

3° La substance interposée entre elles.

Les villosités sont constituées par les mêmes éléments (pie le chorion. C’est une substance amorphe, résistante, grisâtre, non vasculaire, formée par la soudure de cellules pourvues de noyau. Cette substance n’est pas dissoute par l’acide acétique qui la rend transparente. On y trouve des noyaux ovoïdes, longs de 0mra,008 à 0nm\0l0, larges de 0,om,005 à 0mm,006.

Les villosités sont ramifiées et creusées de cavités; elles ne présentent aucune ouverture, si cen’est du côté du chorion où elles reçoivent les vaisseaux. Elles représentent donc un système de tubes ramifiés et fermes du côté de l’utérus. Leur paroi est très- J miuce.

Les vaisseaux contenus dans les villosités proviennent des vaisseaux allantoïcliens qui doivent former plus tard les vaisseaux ombilicaux. Ces vaisseaux se ramifient dans les villosités, comme les villosités elles-mêmes. Quelques-unes sont vides. Dans chaque branche de ramification des villosités se trouve une anse vasculaire qui tient à l’artère ombilicale d’un côté, à la veine ombilicale de l’autre. C’est l’anse elle-même qui constitue le capillaire; c’est elle aussi qui est le siège des transformations que subit le sang du fœtus dans le placenta. Les vaisseaux ont la même disposition dans toute l étendue du placenta; ils forment un système vas-

cnlairc loul particulier, formé uniquement par des anses. Nulle part il n’existe d’ouverture sur ces vaisseaux; nulle part on ne voit ces vaisseaux communiquer avec ceux de la mère. Les phénomènes de respiration du fœtus se passent dans le placenta; ils sc font par endosmose et exosmose au contact des vaisseaux de la mère, mais le sang fœtal ne passe jamais dans les vaisseaux de la mère. Les villosités que nous venons de décrire s’enfoncent dans la muqueuse interne et plongent dans les lacs sanguins de l’utérus.

Le placenta n’est pas uniquement formé par ces villosités; il n’est pas formé seulement par des éléments provenant du fœtus. Du côté de la mère on voit en effet la muqueuse utérine eu contact avec le placenta se tuméfier et former des replis qui s’interposent aux cotylédons. L’ensemble de ces replis en forme de villosités constitue le placenta maternel. L’ensemble des cotylédons constitue le placenta fœtal. Les villosités qui proviennent de l’utérus présentent des anastomoses extrêmement fréquentes entre les vaisseaux qu’elles renferment. Ces anastomoses y sont si fréquentes, si multipliées, qu’on a donné à cette portion de muqueuse le nom de lac placentaire.

Entre les masses de villosités choriales, aussi appelées cotylédons, d’une part, entre ces cotylédons et le tissu utérin, d’autre part, on trouve une substance interposée ; cette substance est élastique, un peu gluante ou visqueuse, demi-transparente, gri-

sàlre, elle est partout continue à eiie-mème. Elle

est formée par de la matière amorphe granuleuse , au milieu de laquelle on rencontre les éléments de la muqueuse utérine, sans en excepter son épithélium. Mais ces cellules d’épithélium sont déformées de mille manières différentes.

Mode d’apparition. Après la fécondation l’œuf arrive dans l’utérus; aussitôt il se développe tà sa surface des prolongements ou villosités. Parmi ces villosités il en est qui touchent directement la muqueuse et qui deviendront le siège de la formation des vaisseaux; les autres s’atrophient au bout de quatre ou cinq semaines. Mais celles qui doivent former le placenta s’allongent et se creusent de 3 cavités ; en même temps, elles se ramifient et forment chacune une touffe qu’on appelle cotylédon. Des vaisseaux provenant de l’allantoïde s’enfoncent dans les villosités et dans leurs ramifications tubuleuses en formant des anses. La circulation de chaque cotylédon est indépendante de celle des autres.

En même temps que se développent les villosités ( choriales du fœtus, se forment les villosités de la mère et se développe la substance amorphe inter- 1 médiairc aux villosités.

PARENCHYMES GLANDULAIRES.

Nous avons vu que ces parenchymes ou {'landes formaient trois groupes :

Les glandes folliculcuscs ou cryptes,

Les glandes en grappes,

Les glandes sans conduits excréteurs ou glandes vasculaires sanguines.

Ces groupes de parenchymes présentent des espèces et des variétés ; nous les décrirons d’après l’ordre indiqué par ce tableau :

1° Follicule* ou crypte*.

I" Follicules en cæcum ou non enroulés.

a. Follicules de l’estomac, de l’intestin grêle et du gros intestin.

b. Follicules de la muqueuse utérine.

c. Follicules du canal déférent.

2” Follicules enroules ou glomérulaires.

a Glandes sudoriparcs.

b. Glandes cérmnineuses.

ï° Glandes eu grappe.

1° Glandes en grappe simples.

a. Glandes de Lillre ou de Morgagni.

b. Glandes sébacées.

c. Glandes de Meibomius.

d. Glandes de la conjonctive.

c. Glandes de la muqueuse des voies respiratoires.

f. Glandes œsophagiennes.

2° Glandes en grappe composées.

a. Glandes salivaires.

b. Pancréas.

c. Glandes de Brunner.

d. Glande lacrymale.

e. Glandes de Méry ou de Cooper.

f. Glande vulvo-vaginale.

g. Glande mammaire.

h. Prostate.

i. Foie.

3" Glaudes vasculaires sanguines.

a. Rate.

b. Thymus.

c. Corps thyroïde.

d. Capsule surrénale.

e. Ganglions lymphatiques.

f. Plaques de Peyer.

g. Amygdales.

h. Corps pituitaire.

Page 1