GLANDES EN GRAPPE SIMPLES
PREMIÈRE VARIÉTÉ
Glandes (le liUre ou (le llorgagnl.
Ces glandes existent clans le canal de l’urèthre, où on les connaît sous le nom de lacunes de Mor- (jagni. On les trouve depuis le méat urinaire jusqu’au verumontanum. Elles possèdent un canal excréteur très-long et très-large; il a 2 à 12 millimètres ; il admet facilement l’extrémité d’un stylet. Les culs-de-sac glandulaires sont assez longs, et ne sont pas contigus comme dans les autres glandes en grappe. Les uns sont placés au fond du conduit, les autres sur les côtés. Ils ont une largeur de 0n,,n,07. L’épithélium qui tapisse ces glandes est un mélange d’épithéliums pavimenteux, prismatique et nucléaire, surtout vers les culs-de-sac de la glande.
Le mucus qu’elles scrètent est grisâtre, presque demi-solide, assez tenace, différent du mucus qui provient des glandes de Cooper.
DEUXIÈME VARIÉTÉ
£ilau<Scs sébacées.
Disséminées dans l’épaisseur du derme, ces glandes manquent dans deux régions, à la paume des mains et à la plante des pieds, régions dépourvues aussi de poils. Elles sont presque toutes annexées aux follicules pileux, dans lesquels elles viennent s’ouvrir à l’union du tiers inférieur avec
Iles deux tiers supérieurs. Chaque follicule pileux en reçoit deux et quelquefois plus. Quelques-unes sont indépendantes des follicules pileux, comme celles de l’auréole du mamelon où elles sont trèsdéveloppées pendant la grossesse et constituent les tubercules de Montgnmerij.
Le corps de la glande, situé entre les éléments du derme, a une épaisseur d’un millimètre environ; il est formé par un ou plusieurs culs-de-sac (jusqu’à 10). Les culs-de-sac et le conduit ont une paroi propre, peu granuleuse, adhérente à des fibres élastiques et lamineuses qui l’entourent. Ils sont tapisfc ses par un épithélium à cellules sphéroïdales ou
I polyédriques, incolores, transparentes, sans noyau, et renfermant quelques gouttelettes d’huile qui » rompent l’enveloppe de la cellule et qui vont
constituer l’humeur grasse qui s’échappe de la glande.
Le canal est cylindroïde, d’un diamètre de 0mm,3 à 0"im,4; il est formé d’une paroi propre qui fait suite à celle des culs-de-sac et d’une couche d’épithélium.
La matière sébacée contenue dans ces glandes est jaunâtre et onctueuse. Elle est formée :
De cellules remplies de gouttes d’huile et semblables à celles qui tapissent la surface interne de la glande;
De cellules semblables, mais ne contenant aucune matière grasse;
De gouttes d’huile libres;
De granulations moléculaires.
Cette matière se répand à la surface de la peau pendant les chaleurs de l’été et lui donne un aspect luisant. Quelquefois elle est concrète, et alors on peut en déterminer l’expulsion par pression de la glande; elle sort sous forme de petits cylindres d’un blanc jaunâtre, appelés comédons. Lorsque l’orifice de la glande s’oblitère, la matière sébacée s’accumule dans sa cavité, et devient le point de départ d’une foule de tumeurs identiques qui ont reçu des noms différents (tannes, kystes sébacés, kystes dermoïdes, loupes, athéromc, etc.). Cette matière contient, selon la plupart des micrograpes, un parasite qu’ils ont décrit sous le nom lYacarus folli* citlorum .
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TROISIÈME VARIÉTÉ
Glandes de Mclboinius.
Ces glandes se rapprochent des précédentes par leur structure; elles sont situées à la face profonde des paupières sous la conjonctive; elles ont une longueur de 4 à 10 millimètres et s’ouvrent sur la lèvre postérieure du bord libre de la paupière. Elles sont constituées par un conduit à peu près rectiligne recevant sur ses côtés une foule d’acini. Chaque acinus représente une petite glande sébacée, de sorte qu’on pourrait à la rigueur décrire ces glandes avec les glandes en grappe composées.
QUATRIÈME VARIÉTÉ
Glandes de la conjonctive.
Les glandes sous-conjonctivales sont au nombre de dix à quinze; elles sont situées dans le sillon oculo - palpébral , au voisinage de la caroncule. M. Sappey, qui les a étudiées avec beaucoup de soin, fait remarquer que ces glandes ont une conformation et une structure identiques à celles des acini qui constituent la glande de llarder, des mammifères.
La glande de llarder existerait donc chez l’homme comme chez ces animaux, seulement chez lui les lobules, au lieu d’être agglomérés en une seule masse, sont isolés. Les glandes conjonctivales ont
un pcliL corps de 0m,u,2 à 0'"m,5 de diamètre; rarement il présente 1 millimètre.
Le canal excréteur qui vient s’ouvrir à la surface de la conjonctive a une longueur qui est mesurée par lcpaisseur de la muqueuse. Une substance homogène amorphe constitue la paroi de l’acinus et du conduit; un épithélium nucléaire tapisse et remplit le fond de la glande. Au niveau du canal excréteur, au voisinage de la conjonctive, l’épithélium devient prismatique. Ces glandes sécrètent un mucus visqueux qui humecte la surface de la muqueuse avec le fluide lacrymal.