‹ Traité élémentaire d'hygiène, privée et publique (volume 2)Chapitre 112 sur 134 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

»es professions intellectuelles •

Les professions intellectuelles comprennent plusieurs subdivisions. Les caractères qui sont propres aux personnes qui s'y livrent, et les maladies qui se développent chez elles de préférence, sont les suivants :

1° Professions intellectuelles subordonnées.

Telle est la dénomination qu'il est permis de donner au premier groupe. On peut y comprendre les employés de toute classe et les commis de différentes espèces, dont le nombre est si considérable.

Les conditions propres aux individus qui exercent ces professions sont faciles à établir : en effet, la nature des qualités qu'il fnut déployer pour le travail des bureaux et des écritures n'implique pas la nécessité de mettre enjeu les facultés les plus relevées de l'intelligence, telle, par exemple, que l'imagination; ce sont des fonctions qui exigent peu de travaux préliminaires et peu d'études littéraires antérieures. L'habitude y supplée, et le travail auquel on est assujetti finit par s'exécuter presque mécaniquement.

Si les hommes livrés à ce genre d'occupations n'ont pas d'autres occasions de déployer leur intelligence, il n'y a point de crainte que les travaux qu'ils exécutent en qualité de commis ou d'employés, soient jamais exagérés et les conduisent aux maladies qui sont si fréquemment le résultat de l'attention et de l'application trop soutenue des facultés cérébrales. La plupart du temps, en effet, cette classe d'hommes vit de la vie commune, et sous ce rapport il n'y a aucune maladie spéciale, aucune règle particulière qui se déduise de l'exercice de la profession elle-même.

2° Professions intellectuelles actives.

On doit y comprendre la plupart des officiers publics, les notaires, avoués, magistrats, avocats, médecins, ingénieurs, architectes, etc., etc., et autres professions analogues. L'exercice de ces professions exige évidemment beaucoup plus d'intelligence que les précédentes. Il fautdes connaissances plus étendues et plus spéciales, une attention plus soutenue, une mémoire plus fidèle, un jugement plus souvent à l'épreuve et plus sain. Néanmoins, sauf quelques cas exceptionnels, il y a dans presque toutes ces professions une telle variété d'occupations, un tel mélange d'exercices physiques et de travaux intellectuels, que si l'on ne considère que l'exercice seul de la profession, elle semble réunir

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