INFIRMITÉS
Il est assez difficile de définir ce que l'on doit entendre par infirmité. On peut admettre que c'est un état de santé incertain, dans lequel un ou plusieurs organes éprouvent un dérangement dans leur structure ou un affaiblissement dans leurs fonctions, qui les met dans un état de débilité oa d'irrégularité voisin de la maladie, mais qui n'est pas la maladie elle-même.
Les infirmités sont congéniales ou acquises, relatives ou absolues.
Les infirmités amènent plutôt une gêne qu'un désordre morbide dans les fonctions ; elles obligent à contracter des habitudes nouvelles plutôt qu'à employer des médicaments ou des opérations particulières. Un certain nombre d'entre elles exercent une fâcheuse influence sur le moral, produisent de la tristesse, et peuvent même conduire à l'hypocondrie.
Les principales infirmités, qui méritent véritablement ce nom et qui ne constituent pas des jnaladies réelles, sont les suivantes :
1 . La plupart des vices de conformation congénitaux, compatibles avec la santé.
Dans cette classe très-nombreuse, et dont nous ne pouvons faire rénumération, se trouvent en particulier, comme infirmités des plus désagréables, le pied bot, le bec-de-liévre, l'adhérence des doigts, celle des membres, l'absence de cloison nasale, l'ankylose congéniale d'une ou plusieurs articulations, l'atrophie également congéniale d'un membre, etc.
2. Un certain nombre de lésions, résultat de maladies qui ont disparu ou d'opérations chirurgicales, et qui n'altérant plus la santé, sont néanmoins la cause d'une gêne plus ou moins grande dans le commerce de la vie commune ; tels sont en particulier la perte d'un œil ou la cécité complète, la surdité d'une ou de deux oreilles , la perte du goût ou de l'odorat, celle d'un ou plusieurs membres, celle d'un testicule.
On regarde souvent comme une infirmité la présence d'un exutoire, tel qu'un séton ou un cautère.
Telles sont les principales infirmités généralement admises. Chacune a son hygiène spéciale qu'il serait peu intéressant de décrire.