‹ Traité élémentaire d'hygiène, privée et publique (volume 2)Chapitre 4 sur 134 · FIN DE LA TABLE DES MATIERES · texte numérisé non relu

FIN DE LA TABLE DES MATIERES

Le traité élémentaire que je livre aujourd'hui au public est la reproduction du cours complet d'hygiène que j'ai fait l'été dernier à l'Ecole pratique, et, me sera-t-il permis de le dire, avec quelque succès. Je cède, en le publiant, au désir qui m'a été exprimé par les nombreux auditeurs dont la bienveillance ne m'a pas fait défaut jusqu'à la fin. Ce qui m'encourage encore à le faire, c'est que, restreint par les étroites limites dans lesquelles j'étais forcé d'enfermer ce cours (52 leçons), j'ai dû en élaguer les lieux communs, les banalités, les phrases déclamatoires dont l'hygiène est peut» être plus encombrée qu'aucune autre partie de notre science. Je puis donc avoir l'espérance d'offrir au public, sous une forme concise , un traité d'hygiène élémentaire pour la forme, et cependant ne laissant en dehors de son cadre aucune grande question.

Je suis loin de me faire illusion sur la valeur de ce livre ; il participe des défauts de ceux qui l'ont précédé. Et comment en serait-il autrement? Un traité d'hygiène positive devrait comprendre : 1° l'étude des agents externes et internes, en tant qu'ils sont capables de modifier la santé ; 2° la connaissance des phénomènes qu'ils produisent dans l'organisme et des maladies qu'ils peuvent déterminer j 5° les règles hygiéniques destinées à diriger l'action de ces agents externes ou internes et à combattre leurs influences nuisibles: cadre immense, peut-être même impossible à remplir. Je n'ai donc pas la prétention d'avoir fait un livre parfait, et surtout de n'avoir donné place qu'à des notions

qui veut étudier l'hygiène avec fruit. C'est elle qui lui donne des notions positives sur les agents les plus importants de la nature , qui sont en même temps les plus capables de modifier l'organisme ; tels que la pesanteur, la chaleur, l'électricité , la lumière. La météorologie, si utile à connaître pour l'hygiéniste, n'est qu'une branche de la physique. C'est enfin à cette dernière et à la mécanique qu'on emprunte la plupart des moyens destinés à combattre ou à annihiler l'influence de tous ces agents.

La chimie n'a pas moins d'importance, et ses applications ne sont pas moins nombreuses. N'est-ce pas elle qui fait connaître la composition de beaucoup d'agents, tels que l'air, Peau, etc., qui enseigne quelles sont les parties constituantes des aliments, des boissons, des condiments. N'est-ce pas elle enfin qui dévoile les altérations qu'ils peuvent subir et qui fait connaître les moyens capables de s'opposer à ces altérations , de les modifier ou d'empêcher leur influence nuisible sur l'organisme?

L'histoire naturelle enseigne à l'hygiéniste l'origine des nombreux corps de la nature inorganique et organique, leur influence sur l'homme et la manière d'en faire l'usage le plus avantageux possible pour la conservation de la santé. L'étude des aliments, des condiments et des boissons est à peu prés impossible, si l'on n'a pas des notions précises d'histoire naturelle.

L'anatomie et la physiologie fournissent à chaque instant des éléments précieux en rappelant l'organisation et le jeu fonctionnel des appareils de l'homme qui est le sujet de l'hygiène.

La pathologie , enfin, n'est pas moins indispensable à l'hygiéniste en lui enseignant la nature des désordres qui résultent de l'influence nuisible de tel ou tel agent, les conséquences auxquelles ils peuvent conduire , ainsi que les moyens qu'il faut employer pour les éviter, les modifier ou les faire disparaître.

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