‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 328 sur 353 · CI1AP. XII. — PROFESSIONS A MAT. MINÉRALES · texte numérisé non relu

CI1AP. XII. — PROFESSIONS A MAT. MINÉRALES

puisse encore trouver des ouvriers qui consentent à exposer ainsi leur vie avec des chances aussi certaines de maladies.

L’hygiène a dû intervenir depuis longtemps, et cependant les progrès effectués sous son influence n’ont pas encore été très-grands.

Dans les fabriques, on surveille l’aération des salles; on fait pratiquer des lavages fréquents ; on établit des cheminées d’appel.

Pour les ouvriers, on a successivement conseillé l’intermittence du travail, les soins extrêmes de propreté, la bonne nourriture, la vie régulière : ce sont là des précautions qui ne nuisent jamais, et qui s’opposent peut-être à ce que les accidents saturnins se développent avec une facilité aussi grande.

Peut-on dire la même chose de la limonade sulfurique, dont on a conseillé l’usage habituel aux ouvriers de fabriques de minium et de céruse, comme moyen prophylactique de l’intoxication ? Il n’existe pas encore de faits suffisants pour juger la valeur de cette méthode, au succès de laquelle il est cependant difficile de croire.

[Il y a plus, d’après les observations directes de Grisolle et Tanquerel des Planches, la limonade sulfurique non-seulement n’aurait aucune valeur prophylactique, mais encore elle serait très-nuisible pour l’estomac et les intestins.]

Les bains sulfureux fréquemment répétés peuvent, jusqu’à un certain point, atténuer la facilité avec laquelle se produisent les accidents saturnins.

Quels que soient les moyens auxquels on ait recours, tant que le commerce demandera à l’industrie la quantité de minium et surtout celle de céruse qu’elle lui fournit, il y aura de nombreuses affections saturnines. La substitution du blanc de zinc au blanc de plomb est destinée à jouer un grand rôle dans la diminution future du nombre des maladies de plomb ; c’est le résultat qu’elle amènera en enlevant la possibilité de leur production chez les cérusiers et les peintres en bâtiments, et en réduisant à quelques rares fabriques de minium les établissements où les ouvriers seront exposés aux émanations de plomb*

Bibliographie. — Stockhausen (S.), De lithargyri fumo noxio, morbifico , ejusque metallico frequentiori morbo vulgo dicto Hütten-Katze, etc. Goslar, 1656; trad. du latin et commenté par J. J. Gardane. Paris, 1776, in-12. — Ilsmann, De colicâ saturninà metallurgorum. Gottingæ, 1725, in-4°. — Boehmer, De methodo paresin ex colicâ rationali convenienter curandi. Lipsiæ, 1762, in-4°. — Tronchin (Th.), De colicâ Pictonum. Genevæ, 1756, in-8°. —Bouvard (C.), Examen d’un livre qui a pour titre : E. Tronchin, De colicâ Pictonum, etc. Paris, 1758, in-8°. — Com-

HYGIÈNE APPLIQUÉE

ualusier (Fr. de P.), Obs. et réflex. sur la colique de Poitou ou des peintres , où l'on examine , etc. Paris, 1761, in-12. — Baker (G.), An Inquiry concerning the Cause of the Endemical Cotic of Devonshire, in Med. Transuct. of Coll, of Phys, in Lond.} t.M, p. 175, 1768. — Du même, An Examination of Several Means by which the Poison of Lead may be supposed frequently to gain Admittance into the Human Dod.y, and unsuspecte, i bid . , p. 257. — Fotuergill (J.), Obs. on Disorders to which Painters in Water-Colours are exposed, in Med. Obs. and Inq., t. V, p. 394, 1776. — Gardanne, Me'm. concernant une espèce de colique observée sur les vaisseaux. Paris, 1783, in-8°. — Verlow (H.), De morbis opificum cerussariorum. Traject.-Batav., 1799, in-4°.— Méiut, Diss. sur la colique métallique , vulgairement appelée colique des peintres , des plombiers , du plomb , etc. Th. de Paris, 1803, in-8°; 2e édit., très-augmentéc. Paris, 1812, in-8°. — Du même, art. Plombiers, in Dict. des se. méd., t. XLIII, p. 312, 1820. — Canuet, Essai sur le plomb , considéré dans ses effets sur l’économie animale, et, en particulier, sur la colique de plomb ou saturnine. Th. de Paris, 1825, n° 202, in-4°. — Palais (B.), Traité pratique sur la colique métallique. Paris, 1825, in-8°. — Brecuot, Sur les accidents résultant de la fabrication de la céruse, in Ann. d’hyg., lre sér., t. XII, p. 72, 1834. — Grisolle (A.), Essai sur la colique de plomb. Th. de Paris, 1835, n° 189, in-4°.— Chevallier (A .), Recherches sur les causes de la maladie dite colique de plomb chez les ouvriers qui préparent la céruse, in Ann. d’hyg., t. XV, p. 5, 1836. — Du même et Adelon, Rapp. sur les maladies que contractent les ouvriers cérusiers, ibid., t. XIX, p. 5, 1836. — Du même. Notes statistiques sur les ouvriers atteints de coliques de plomb traités dans les hôpitaux de Paris en 1840, in Ann. d’hyg., lre sér., t. XXVI, p. 451, 1841. — Du même Note sur les accidents déterminés par le plomb, les oxydes et ses composés , ibid. t. XXVIII, p. 224, 1842. — Du même, Sur l’emploi du carbonate de plomb dans la préparation des dentelles dites de Bruxelles et sur *es inconvénients de ce procédé, ibid., t. XXXVII, p. 111, 1847. — Du même, De la fabrication du blanc de céruse, ibid., t. XLVII, p. 314, 1852. — Du même, Sur l’hygiène d s ouvr en en général et sur celle des cérusiers en particulier, ibid., t. XLYIII, p. 331, 1852. — Du même, Note sur les accidents saturnins observés chez les ouvriers qui travaillent à l’émaillage des crochets en fer destinés à supporter les fils télégraphiques , ibid., 2e sér., t. XV, p. 70, 1861. — Brockmann, Pathologisch-therapeutische Bemerkungen über die Bleikrankheiten der Hüttenarbeiter, in Holscher. Ann., t. II, et Schmidt’s Jahrbb., t. XVII, p. 45, 1838. — Dalmenesche, Obs. sur les causes de la colique de plomb chez les tisserands à la Jacquard ; moyens d’y remédier, in Ann. d’hyg., lre sér., t. XXII, p. 205, 1839. — Tanquerel des Planches, Traité des maladies de plomb ou saturnines. Paris, 1839, in-8°, 2 vol. — Ruolz, Recherches sur les moyens d’obtenir une substance ne renfermant pas de plomb et remplaçant la céruse dans les usages industriels, in Compt. rend, de l’Acad. des sc., t. XVII, p. 1115, 1843. — Miahle (L.) , Mém. sur les émanations du plomb et sur l’action physiologique des divers composés fournis par ce métal, in J. des conn. méd. prat. .lanv. 1844 (Bull, de pharm.). — Combes, Rapp. sur la fabrication de la céruse en France au point de vue de la santé des ouvriers, in Compt. rend, de l’Acad. des sc., t. XXIX, p. 575, 1849. — Brachet (J. L.), Traité pratique de la colique de plomb. Paris, 1850, in-8°. — Coulilr, Question de la céruse et du blanc de zinc envisagée, etc. Paris, 1852, in-8°. — Soudée, Question de la céruse et du blanc de zinc. Paris, 1852, in-8<>. — Tardieu (A.), Rapp. sur la question de la suppression de la fabrication et de l’emploi du blanc de plomb, in Monit. des hop., t. I, p. 322, 1853. — Clemens, Ein Beitrag zur Lehre von den Bleivergiftungen, in Vtjschr. fur gerichtl. Med., t. IV, p. 1771, 1853. — Bierbaum 'J.), Welche Fabrikarbeiter sind der Vergiftung durch Bleiverbindungen besonders ausgesetzt, und, etc., in Henke’s Ztschr, et Canstatt’s Jahresb., 1854, t. VII, p. 38. — Parseval (L. de), Essai sur l’hygiène des usines à plomb argentifère. Th. de Paris, 1855, n«> 249, in-4°. — Fiévék (de Jeumout), Mém. sur les accid. morb. produits par les cosmétiques à base de plomb. Paris, 1855, in-8°. — Behrend, Ueber die bei Seidenwirkern und Damastwebern vorkommende Bleivergiftung, in Henke’s Ztschr. et Canstatt’s Jahresb., 1856, t. VII, p. 61. — Thibault (V.), Note sur le développement des affections saturnines chez les dessinateurs en broderie sur étoffes, les

Page 1