‹ Traité élémentaire d'hygiène privée ... précédé d'une introduction historique, et suivi d'une biographie, d'une bibliographie, etcChapitre 42 sur 57 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Hygiène de l'appareil locomoteur.

L’objet de ce chapitre est de déterminer la direction et l’étendue que doivent avoir les différens mouvemens. Le cerveau, la

HYGIÈNE DE e’aPPAREIL LOCOMOTEUR. I Ç)5 moelle épinière, la moelle alongée, les nerfs cérébraux , les muscles , les os et les organes ligamenteux qui les unissent , spnt les instrumens de ces importantes fonctions.

Il en est des fonctions locomotrices comme de toutes les autres ; l’exercice les perfectionne, les rend plus harmoniques et plus libres. Leur influence sur la santé générale n’est point douteuse, et nous voyons que dès la plus haute antiquité leur utilité avait été tellement sentie, qu’on arriva au point de créer un art , qui , sous le nom de Gymnastique, avait pour but de faire acquérir à l’appareil de la locomotion la plus grande énergie et une extrême agilité. A ce chapitre se rapportent nécessairement les divers mouvemens d’expression, tels que la parole, la musique et le chant.

Les auteurs qui, jusqu’à ces derniers temps, se sont occupés d’hygiène, se sont tous accordés en ce point, qu’ils ont divisé les différens exercices en actifs et passifs. Par les premiers, ils entendent ceux dans lesr quels notre corps se meut en totalité ou en r partie, et où la volonté humaine est le seul j , agent du mouvement. Dans les seconds, ils

comprennent les exercices dans lesquels' notre corps est mu par une force étrangère, sans participation continue de la volonté. Cette division, quoique fondée, nous paraît beaucoup trop scolastique, pour que nous devions y attacher une grande importance. Comme cependant les effets de l’exercice varient selon l’espèce et le mode, nous passerons chacun d’eux en revue.

Effets généraux et locaux de V exercice. — Les effets des exercices dits actifs sont généraux ou locaux. Toutes les fois que l’appareil musculaire est mis en jeu pendant un certain temps, les muscles se gonflent , vu qu’ils sont le siège d’un afflux plus fréquent et plus considérable de tous les liquides; la chaleur s’y développe, et, si l’exercice est prolongé pendant un certain temps, le membre s’engourdit, il survient de la lassitude, et la contraction devient pénible.

Si enfin on pousse le mouvement musculaire à un degré excessif, alors l’appareil locomoteur peut devenir le siège d’une véritable inflammation. Mais si au contraire on répète souvent les mêmes mouvemens, eu laissant entre eux certains intervalles de

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