ABRASION DE LA CORNÉE
Déjà à propos des corps étrangers implantés dans la membrane il a été question de l'abrasion des couches cornéennes soit pour faciliter l'extraction, soit pour enlever les débris qui y étaient intimement accolés. On a encore pratiqué Y abrasion pour faire disparaître des taies superficielles. A cet effet, après avoir désinfecté le sac conjonctival, anesthésié la membrane avec un collyre à la cocaïne et placé un écarteur des paupières, l'œil étant maintenu par une pince à fixation, l'opérateur décrit sur la cornée avec la pointe d'un couteau à cataracte, une incision périphérique à la tache; puis, saisissant avec une pince à griffes le bout du lambeau ainsi circonscrit, il le dissèque avec précaution, et enlève par raclage les parties qui résistent. Quelquefois une simple traction décolle le lambeau en tout ou en partie. Au dire de Malgaigne cette opération, moins grave que délicate, peut rendre à la cornée sa transparence sans exposer le patient à voir empirer son mal.