II. - ANOMALIES DE FORME DE L'IRIS
V absence d'iris peut être totale (iridérémie) ou partielle (colobôme irien).
Viridirémie ou aniridie, le plus souvent est héréditaire et s'accompagne d'autres anomalies de l'œil. De règle elle est bilatérale. Les pupilles présentent alors des dimensions égales à celles de la cornée, et, quand le sujet est placé en face de la lumière et dans une bonne position, on aperçoit la lueur rougeâtre du fond de l'œil. L'un de nous a publié une rare observation de ce genre où l'on relevait que trente-
ANOMALIES CONGENITALES
Fig. 87.
Golobôme de l'iris.
deux membres de la même famille présentaient cette anomalie *. Pour combattre la gêne visuelle qui en résulte, il est utile de prescrire l'emploi des lunettes sténopéiques (disque opaque percé en son centre d'un très petit trou).
Le colobôme de l'iris consiste dans la présence d'une fente plus ou moins large dirigée suivant l'un des rayons de l'çcran irien (fig. 87). 11 constitue la plus fréquente des anomalies de l'iris et probablement de l'œil. Il est souvent héréditaire ; d'habitude bilatéral il offre à peu près la même direction des deux côtés et le plus souvent il est vertical ou bien il se dirige en bas et en dedans. On en a vu deux sur un seul œil. D'après la direction des bords de la fente on distingue quatre formes de colobôme : 1° les bords convergent vers la pupille (pupille en poire) colobôme rayonnant le plus rare; 2° ils sont parallèles, ce qui est rare; 3° ils convergent vers le bord ciliaire; 4° ils décrivent un arc de cercle {pupille de chat).
Cette anomalie s'accompagne le plus souvent de lenteur des mouvements de la pupille, mais d'ordinaire la vision s'en trouve peu altérée. Au besoin on pourrait encore avoir recours au port de lunettes sténopéiques.