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DES COULEURS

Elle se fait au moyen du disque placé sur l'écran. La patte de l'opercule étant verticale, on aperçoit quatre disques colorés, vert, jaune, rouge et blanc ; un mouvement de rotation de l'opercule permet d'apercevoir huit demi-disques colorés dont l'examiné doit dénommer les couleurs.

Si l'examen devait se faire à plus grande distance, comme pour les guetteurs, les timoniers, dont on exige une acuité égale à une, on pourrait se servir seulement des quatre disques complets à couleur unique et à plus grande distance, 10 mètres.

Ceux qui ne peuvent dénommer toutes les couleurs dans l'ordre où elles se présentent, ceux qui se trompent ou hésitent sont ou des ignorants du nom des couleurs, ou des dalloniques, et la troisième épreuve va le démontrer.

Ceux qui les dénomment, ne peuvent pas cependant être considérés comme exempts de tout vice du sens chromatique. Le daltonique accidentel, par maladie, a eu autrefois la notion exacte des couleurs, en a gardé le souvenir, et là où les couleurs pour lesquelles il est vicié ne lui apparaissent plus que comme des gris, il les désignera sous ce nom.

Le daltonisme congénital, au contraire, n'a» pas eu cette éducation ; il a seulement appris que certaines sensations, qu'il confond ou qu'il ne différencie guère que par l'intensité de lumière de l'objet qui les provoque, condition variable suivant la nuance, l'éclairage, s'appelaient vert, rouge, et tantôt il les distingue, tantôt il les confond indifféremment sous la même désignation. Ce sont les daltoniques les plus redoutables, parce qu'ils sont inconscients de leur infirmité, parce qu'ils peuvent satisfaire aux deux épreuves précédentes et commettre dans d'autres conditions les confusions les plus dangereuses dans l'appréciation des signaux et des feux. De là la nécessité de la troisième épreuve.

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