‹ Traite elementaire d'ophthalmoscopie, d'optométrie et de réfraction oculaire, rédigé conformément au système métrique et avec l'équivalence en pouces de ParisChapitre 15 sur 102 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

§ 1 . — néri-action de la lumière.

On appelle réfraction le changement de direclion que prend un rayon lumineux quand il passe obliquement d'un milieu dans un autre. Ce rayon paraît brisé au point de séparation des deux milieux.

Tous les corps diaphanes, solides, liquides ou gazeux, sont réfringents, mais leur réfringence est très-variable et augmente généralement avec leur densité. Mais cette proposition n'est pas vraie pour tous les milieux. D'ailleurs la réfrangibilité est loin d'être proportionnelle à la densité.

Les gaz, les liquides et les corps solides fondus, tels que le verre, ou cristallisés dans le premier type ou type cubique, comme le sel marin, ne possèdent que la réfraction simple, mais tous les autres corps cristallisés dans les cinq autres types présentent le phénomène de la double réfraction, c'est-cà-dire que le rayon incident donne lieu à deux rayons réfractés. Ceci explique pourquoi les pierres précieuses cristallisées, et en général très-réfringentes, ne peuvent être que grossièrement imitées avec du verre ou du cristal fondu, qui est beaucoup moins réfringent et ne possède que la réfraction simple.

Une foule d'expériences connues de tout le monde donnent

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Fi-. 18.

28 héfraction de la lumière.

une idée de la rcfraclion ; c'esl ainsi qu'un bâlon CD (fig. 18) plongé obliquement dans l'eau parait brisé au point d'immersion.La partie ID paraît soulevée et semble avoir la direction ID'; les rayons lumineux partis de ces divers points, au lieu de paraîire sur le prolongement de IC, prennent (a direction IC et le bâton paraît avoir la forme coudée CID', Une autre expérience, aussi connue que la première, consisie à placer line pièce de monnaie D au fond d'un vase à parois opaques (fig. 19) et cà s'éloigner jusqu'à ce que l'axe visuel,

rasant le bord du vase, aille tomber au-delà de la pièce de monnaie, qui alors ne sera plus aperçue. Mais si on verse de l'eau dans le vase, l'œil reslant à la même place, aussitôt la pièce de monnaie devient apparente.

Il faut pour cela que les rayons lumineux parlant de D se soient coudés au pointi, de manière à prendre la direction lA' pour pénétrer dans la pupille de l'œil placé au point A'. L'objet nous paraîtra sur le prolongement de ce rayon, c'est-à-dire au point D'.

La perpendiculaire abaissée au point d'incidence s'appelle la normale. Le rayon lumineux parlant d'un point lumineux ou simplement éclairé, pour traverser un milieu,

Fis-. 19.

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