‹ Traite elementaire d'ophthalmoscopie, d'optométrie et de réfraction oculaire, rédigé conformément au système métrique et avec l'équivalence en pouces de ParisChapitre 92 sur 102 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

LONGUEURS FOCALES

dos verres.

en pouces.

en dioptries.

en pouces.

en dioptries.

40 ans.

48 ans.

Cependant, on voit que la différence n'existe que pour les numéros faibles, et qu'à partir de 60 ou 65 ans les deux tableaux se ressemblent beaucouj).

Connais.sant le degré de l'amétropie, il suffit d'en ajouter la valeur aux numéros précédents, s'il s'agit d'hypermétropie, ou de l'en retrancher, s'il est question de myopie ; mais tout cela ne donne que des appro.ximalions, et il n'est pas rare

PRESBYOPIE. — TRAITEMENT. 437

qu'on ne puisse s'en tenir là. D'un aulre côté, la recherche du degré d'hypermétropie est au moins aussi longue que celle de la presbyopie et n'offre pas beaucoup d'avantages dans les cas ordinaires. Le moyen vraiment pratique, avec lequel les influences d'amétropie, de convergence, d'action binoculaire, etc., se trouvent neutralisées, consiste à rechercher par tâtonnement, et en commençant par des numéros faibles, avec quels verres le sujet voit distinctement et sans fatigue, à la distance ordinaire de ses occupations, des lettres en rapport' avec les objets de son travail : si l'individu ne fait que lire ou écrire, on prendra pour l'essai les N°s 5 ou 6 de Jœger ou les N"^ 0,80 ou 1 des échelles métriques de Snellen; s'il exerce sa vue sur des objets fins, comme dans l'horlogerie, la gravure, etc., on prendra les N°* 1 ou 2 de Jseger ou 0,50 métrique de Snellen, Il faudra rechercher, en outre, dans quelle étendue ces lettres sont vues nettement, c'est-à-dire mesurer le pouvoir d'accommodation. Eu effet, avec une même amplitude, l'objet sera vu distinctement d'autant plus près, que le verre convexe sera plus fort, mais ce sera au détriment d'une distance plus éloignée, et on a tout intérêt à ne pas trop rapprocher le point de la vision distincte et à permettre à l'œil de voir encore de petits objets à une assez grande distance. Celleci sera déterminée, chez l'emmétrope, par le numéro du verre, car on sait que les rayons lumineux parlant de son foyer arriveront parallèles dans l'œil, tandis que ceux qui viendront d'un point plus éloigné seront convergents, et l'accommodation se chargera de former sur la rétine les foyers des points situés plus ou moins en deçà, selon qu'elle sera plus ou moins énergique. Mais cette fonction diminuant d'énergie avec l'âge, il arrivera un moment où l'objet ne sera guère vu en deçà de la distance focale des lunettes. Du reste, les verres convexes amenant une myopie artificielle, dont le degré est exprimé par leur numéro, il est évident

-138 PRESBYOPIE. — TRAITEMENT,

que cette distance deviendra le punctum remotum de l'œil armé de verres, et raccominodation commencera à s'exercer à partir de cette distance.

Le talDleau suivant indique l'amplitude d'accommodation aux différents âges, et, par suite, la distance du punctum proximum absolu, ainsi que les numéros des verres nécessaires pour voir sans fatigue à 12 ou 14 pouces, mais permettant cependant de voir cà 8 ou 10 pouces en employant toute l'accommodation. Si l'on voulait trouver le verre nécessaire pour voir cà une distance plus rapprochée, on ferait le calcul que nous avons indiqué pages 273 et 299.

NUMÉRGS

Page 1