‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 166 sur 331 · GANGLIONS NERVEUX · texte numérisé non relu

GANGLIONS NERVEUX

Les ganglions sont de petites masses nerveuses , arrondies , ou allongées, d'un gris rongeàtre , placées sur le trajet des nerfs.

Division. Les ganglions se divisent eu deux espèces, ceux qui appartiennent aux nerfs encéphaliques et ceux qui font partie du nerf grand sympathique.

Situation. Les ganglions sont situés dans la téte, au cou, dans la poitrine et l'abdomen. Les membres en sont dépourvus. Ceux de la première espèce sont placés près de l'ongine de quelques nerfs crâniens et de tous les nerfs verté- ''••aux. Ils n'appartiennent qu'à la racine postérieure de ces 'l'-'-n'ers. Presque tous les ganglions du nerf grand svnq.allii- 'I'"' soni pla,.és sur les cotés de la la.re a.Kéri.Mur d,- la . o-

,tos APPAUlilL NERVEUX,

lomic vertébrale, depuis la tête jusqu'au coccyx. Ueux sont plus rapprochés de la ligne médiane, ce sont les ganglions cardiaques et semi-lunaires.

Conformation. La plupart des ganglions vertébraux sont ovalaires; les autres sont arrondis, globuleux, oblongs, etc.; ils ont le volume d'une petite lentille à celui d'une amande.

Structure. Les ganglions homogènes, à la première vue, sont composés de deux substances qu'on rend distinctes par la macération ; l'une blanche ou médullaire disposée par filaments comme les nerfs, l'autre d'un gris rougeàtre, pulpeuse, différente de la substance corticale de l'encéphale, et disposée dans une sorte de tissu cellulaire. Les filets médullaires de cette substance blanche sont la continuation des nerfs sur le trajet desquels les ganglions sont placés. Ces orgaues sout enveloppés d'une membrane plus ou moins dense. Ils reçoivent beaucoup de nerfs.

Fondions. Elles sont fort peu connues. Les auteurs ne sont point d'accord sur cet objet. L'opinion la plus accréditée est celle de Vieussens, Reil, Bichat, etc., qui les considèrent comme des centres nerveux particuliers, comme des foyers qui président à l'innervation involontaire, à celle qui est nécessaire aux fonctions nutritives. On ignore complètement les usages des ganglions appartenant aux nerfs crâniens et vertébraux.

§ II. NERFS GANGLIONAIUES.

On appelle nerfs ganglionaires ceux qui forment , avec les ganglions auxquels ils sont unis, une série de petits appareils nerveux , communiquant entre eux , et avec les nerfs spinaux par des branches intermédiaires , et se distribuant aux principaux organes de la vie de nutrition.

Division. Ou les divise en trois espèces : t» c<.-ux qui établissent la communication des ganglions entre eus ; 2» ceux qui sont inlcrnu'diaires ii ceux-ci et aux nerfs encéphaliques ; 3» ceux (pii se ramiliont dans les organes.

Situation. Ils sont placés, comme les ganglions, à la tète, au cou, dans la poitrine cl l'abdomen.

nisposition. Ces nerfs, ronsider.'s dans leur ensemble, ne

NERFS ENCÉPHALIQUES. 309 présentent pas la même symétrie que les encéphaliques. Quant à leur forme , elle est en général peu régulière. Les uns sont arrondis, les autres aplatis, etc.

Origine. Une des extrémités de ces nerfs tient aux ganglions, et se continue avec ses filets médullaires.

Trajet. Les nerfs ganglionaires des deux premières espèces communiquent avec les ganglions ou avec les nerfs encéphalorachidiens, sans rien offrir de remarquable. Quant à ceux de la troisième espèce, les uns se ramifient dans le tissu des organes nutritifs, les autres forment préalablement des plexus ou entrelacements plus ou moins compliqués. Là plusieurs de leurs rameaux s'unissent à des rameaux cérébro-spinaux.

Terminaison. Les nerfs ganglionaires se terminent dans les parois des artères du tronc, dans le cœur, dans le canal digestif et ses dépendances, dans les organes génitaux et urinaires.

Structure. Les nerfs ganglionaires des deux premières espèces sont composés de petites fibres médullaires entourées de la substance grise qui concourt à composer les ganglions, et recouvertes d'un névrilème qui leur est assez intimement uni. Les nerfs de la troisième espèce sont formés d'une pulpe rougeàtre et molle , et n'ont point d'enveloppe névrilématique apparente.

Propriétés vitales et fonctions. La force nerveuse, dont ces nerfs sont le siège ou le moyen de transmission, ne se manifeste ni par la sensibilité, ni par des contractions ; elle consiste essentiellement dans le degré d'innervation nécessaire aux fonctions nutritives auxquelles ces nerfs président. C'est probablement à l'influence des nerfs ganglionaires que sont dues : 1° dans l'état sain, les contractions involontaires du cœur et du système digestif, et tous les mouvements moléculaires qu'exigent les sécrétions, les exhalations et les diverses assimilations; 2° dans les maladies, les différents phénomènes sympathiques qui se manifestent dans l'organisme.

ARTICLE DEUXIÈME

NÉvnOLOGIE ,

OU DESClUPTIOX DKS NERFS EN PABTICLLIER.

PREMIÈRE SECTION

DES NEUFS ENCÉPHALIQUES.

Ou les divise en nerfs qui sortent par les trous de la base du crâne, ou nerfs crâniens, et en nerfs qui sortent par les trous de la colonne vertébrale et du sacrum , ou ncris vertébraux.

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