‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 208 sur 331 · ARTÈRE AURICULAIRE POSTÉRIEURE · texte numérisé non relu

ARTÈRE AURICULAIRE POSTÉRIEURE

(Art. auricularis posterior, Sœmm.)

[Préparation. Une seule branche de cette artère, la slylo-masloUienne, exige une préparation ; on parvient à la suivre dans l'oreille interne avec l'aide de la gouge et du maillet. Mais on ne doit faire cette préparation qu'après que les artères de la tête ont été disséquées.)

Étendue. De la carotide externe à la face interne du pa- \ illon de l'oreille et sur la partie latérale de la tête. Origine. Elle naît de la partie postérieure de la carotide externe, dans l'épaisseur de la parotide. Trajet et branches. Elle monte en arrière entre le conduit auriculaire et l'apophyse mastoïde, et, parvenue à la partie inférieure du pavillon de l'oreille, se partage en deux branches, dont une se répand sur sa face interne, .•t l'autre se divise sur l'apophyse mastoïde en un grand nombre de rameaux, qui vont aux muscles temporal et auriculaire l)ostéiieur et aux téguments. Avant sa bifurcation, l'artère auriculaire donne quelques rameaux aux parties voisines, ainsi que {'artère stylo-mastoïdienne. Celle-ci s'engage dans le trou du môme nom, parcourt l'aqueduc de Fallope, et distribue ses rameaux à la membrane muqueuse du tympan, aux amam duini-circulaires, etc.

APPAREIL CinCULATOlRi:.

;i" llrtmclie interne de l'artére carotide externe.

MlTÈItE l'IlAUVNClENNE INFÉIUELltE.

(Arl. pliaryiigca, Sœmm.)

( Préparation. Lorsque la maxillaire interne et les artères du cerveau ont été disséquées, ainsi que l'artère occipitale , on aperçoit lartere pharyngienne entre la carotide externe et l'interne. Pour voir les rameaux qu'elle fournit à la dure-mère, à la trompe d'Eustache, U faut fendre la tête et le pliarynx d'avant en arrière.) Origine. Elle naît de la partie interne de l'artère carotide externe. Trajet et divisions. Elle monte verticalement le long de la partie latérale et poster eiire du pharynx, entre la carotide externe et l'interne, et se divise bientôt en deux brandies. Bra7iche pliaryntjiennc. Partagée en deux ou trois rameaux , qui se distribuent aux muscles constricteurs du phar>n\. Branche méningée. Elle monte entre la carotide interne et la veine jugulaire interne, donne des rameaux aux parties voisines, s'introduit dans le crâne par le trou déchiré postérieur, l't se distribue à la dure-mère.

i° nranchi's qui terminent l'artère carotide eocïcrnc

AIITÈHE TEMPORALE.

(.\rt. teiTiporalis, Sœmm.

Origine. Elle commence au niveau du col du condvle de la mâchoire. Trajet. Elle monte d'abord un peu ohli.piemcnt on dehors, entre la branche de la m:\choire et le conduit auriculaire, sous la glande paroti.le; elle traverse ensuite l'arcade ■/.ygomali(iuc et devient sous-cutanée.

Iiranclie.1. 1» L'artère temporale donne en devant Yarterc Iransversale de la face, qui se porte <le derrière en devant . passe sur le col du condvle de la mAchoire, doiute un raujoan au masséter et se termine en se ramifiant au conduit de Slo- 11011, il lu glande parotide, aux muscles grand et petit 7.>gomaticpies, etc., et en s'anastomosanl avec les artèie.<i lacialc, burrnle et sous oibilaire; elle donne en arrière le.s arlcrrs au-

ARTÈRES. V29 riculuircs antérieures, qui se ilislribuent au conduit audilil' et au pavillon tle l'oreille ; 3° elle fournit eu dedans Varlère temporale moyenne. Celle-ci perce l'aponévrose temporale près de l'arcade zygoniatique et se consume dans le muscle temporal. Au milieu de la tempe, l'artère temporale se divise en deux branches : une antérieiire, qui se répand dans les muscles frontal et palpcbral , et dans la peau ; et l'autre postérieure, qui monte obliquement sur le pariétal et l'occipital, en formant des sinuosités, et se ramiOe aux téguments et à l'aponévrose temporale.

ARTÈRE MAXILLAIRE INTERiSE.

(Art. raaxillaris interna, Sœmm.)

{Préparation. On commence par ouvrir le crâne et en extraire la masse encéphalique; on scie l'arcade zygomatique à ses deux extrémités et on la renverse en bas avec la portion du masséter qui s'y fixe ; on scie ensuite la mâclioire en trois endroits, au-devant du bord antérieur de ce dernier muscle, au col du condyle et à l'apophyse coronoïde. Cela fait, on tire légèrement en dehors et on renverse de devant en arrière la partie supérieure de la branche de la mâchoire ; après en avoir séparé le ptérygoïdien interne, on soulève l'apophyse coronoïde. Ces préparations permettent de voir l'artère maxillaire interne, située entre le ptérygoïdien externe et le temporal , ainsi que les branches qu'elle fournit jusque-là; on suit les rameaux que l'alvéolaire envoie aux dents postérieures , en emportant avec le scalpel la lame externe de l'os maxillaire. Pour découvrir la sous-orhilairc , il faut enlever avec un ciseau et un maillet toute la portion externe de l'orbite. Pour voir les autres branches il faut faire les coupes nécessaires pour découvrir les branches correspondantes du nerf de la cinquième paire. (Voyez cette préparation.)

Cette artère naît de la carotide externe , au môme endroit que la temporale , se courbe de dehors en dedans et de haut en bas, et s'enfonce sous le col du condyle delà mâchoire; elle monte ensuite en devant et en dedans, entre les muscles plérygoïdiens externe et temporal , pour aller gagner le sommet (le la fosse zygomatique, d'où elle pénètre dans la fosse spliénoniaxillaire. Dans ce trajet, elle décrit plusieurs sinuosités, et doinic un grand nombre de branches.

Al'l'AUKlL ClHCULATOlJtE.

lt»\NCllE.S OLE UONMi l'AUTÈKE MAXlLLAIItE I.NTEll.NE DEIUUÈIŒ Lt COL DU CO.NDÏLE DE LA JUCHOlIiE.

1" Artère, mcninyce citoyenne ou spheno-épineuse. Elle monte presque veiticalenient entre les deux muscles ptérygoï- (lieus, auxquels elle donne quelques ramiiicatious , et pénètre dans le cr;\ne par le trou petit rond ou spliéno-épiueux du sphénoïde. Parvenue dans cette cavité, elle fournit des rameaux à la portion de la dure-mère qui tapisse la fosse moyenne latérale de la base du crâne, et au nerf trijumeau. Un d'eux pénètre dans l'aqueduc de Fallope par l'hiatus du même nom , et s'anastomose avec l'artère stylo-mastoïdienne ; quelques-uns descendent dans la caisse du tympan par de petites fentes du teu)poral. Après avoir donné ces rameaux , l'artère méningée moyenne se divise en deux branches. Vantérieure monte de derrière en devant , logée dans un sillon profond de la face interne du pariétal ; elle se subdivise en un grand nombre do rameaux reçus dans des sillons secondaires du même os, et ramiliés à la face externe de la dure-mère. La postérieure, plu> [letite, monte obliquement en arrière, et se tlivise en un grand nombre de rameaux, qui se répandent sur la partie latérale el postérieure de la dure-mère.

2" Artère dentaire inférieure ou maxillaire inférieure. EIKdescend en avant le long de la face interne de la branche de la mâchoire inférieure et au côté externe du ptérvgoidien interne, s'engage dans l'ouverture du conduit dentaire, parcourt ce canal dans toute son étendue et sort par le trou mentonnier. Avant d'entrer dans le ctuial dentaire, l'artère donne dc> ramifications au ptérygoïdien interne, et aux nerfs dentaire inférieur et lingual. Un de ses rameaux descend dans un sillon creusé sur l'os maxillaire, et se ramifie à la membrane nuiqueuse de la bouche et au mylo-hyoïdien. Dans le canal dentaire, l'artère du même nom donne en haut des rameaux qui pénètrent dans la cavité des dents par des trous dont leurs racines sont percées. Au niveau du trou mentonnier, elle se divise en deux branches , dont une sort par ce trou et se rapiific aux muscles carré et triangulaire , et l'autre continue

ARTI>.HKSi 431

son trajet ilans l'os, et fournit des rameaux aux dents canines et incisives.

BRANCHES QUE DONNE L'ARTi;;RE JIAXILLAIRE INTERNE ENTRE LES DEUX MUSCLES PTÉRVGOÏDIENS.

1 " Artère temporale profonde postérieure. Elle monte d'abord entre le muscle temporal et le ptérygoïdien externe, s'enfonce ensuite dans le premier de ces muscles, et se ramilie à sa face interne et au périoste de la fosse temporale. Ses ramifications s'anastomosent avec celles des autres artères temporales.

B 2° Artère massétérine. Elle marche de dedans en dehors , entre le bord postérieur du muscle temporal et le col du condyle de la mâchoire inférieure, s'enfonce dans le masséter et s'y anastomose avec l'artère transversale de la face.

3" Artères ptérijgoïdiennes. Elles varient relativement à leur nombre et à leur origme, et se distribuent aux deux muscles ptéi7goïdiens , et surtout à l'externe.

BRANCHES QUE DONNE l'ARTÈEÈ MAXILLAIRE INTERNE DANS LÀ FOSSÉ

zygomAtiquè.

1° Artère buccale. SOn origine n'est pas constante, elle descend de derrière en devant, entre le ptérygoïdien interne et la branche de la mâchoire inférieure, s'avance vers la joue et se ramifie aux muscles biiccinateur, grand zygomatique, labial ^ et à la membrane muqueuse de la bouche.

2° Artère temporale profonde antérieure. Elle monte dans la partie antérieure de la fosse temporale, sous le muscle temporal, auquel elle se distribue. Quelques-uns de ses rameaux pénètrent dans l'orbite par les trous de l'os malairo.

3° Artère alvéolaire. Elle descend de derrière en devant, sur la tubérOsitc maxillaire, en formant de nombreux contours. Elle donne deux ou trois rameaux , qui pénî^lient dans les conduits dentaires supérieurs et postérieurs, et se distribuent à la membrane du sinus maxillaire et aux dents molaires. Les autres rameaux que fournit l'-irtèrCj vont aUx gencives, an bnecinateur, etr.

APPAREIL CIRCULATOini:.

/lo Artère sous-orbilaire. Elle nait de la maxillaire interne, vers la [larlie supi'iieure et ant('-rieure de la fosse zygoniatique, et s'introduit dans le canal sous-orbitaire, qu'elle partourt en jelanl divers rameaux aux parties voisines. Elle envoie une |)etite hranche dans le conduit dentaire antérieur et supérieur pour les racines des dents canines et incisives. A sa sortie du trou sous-orbitaire, elle se partage en un grand nombre de rameaux, qui se répandent dans les muscles de la région maxillaire supérieure; elle s'anastomose avec les artères faciale, alvéolaire, buccale et ophtlialmique.

BRANCHES QUE DONNE l'ARTI-HE 5UXILLAIRE INTERNE DANS lA FOi'E SPHÉNO-MAMLLAUlE.

lo Arltrc vidienne ou ptérygoUïennc. Très-petite, elle pénètre dans le conduit ptérygoïdien , le parcourt de devant en arrière, et en sort pour se distribuer à la trompe d'Eustacbe et à la voûte du pharynx.

2û Artère pténjrjo-palatine ou pharyngienne supérieure. Très-grêle, elle se porte obliquement en arrière et en haut, et s'engage d'ans le conduit ptérygo-palatin, pour aller en arrièr. se terminer au pharynx.

30 Artère palatine supérieure. Elle nait derrière le sommet de l'orbite, descend verticalement d'abord dans la fente pférygo-maxillaire, ensuite dans le canal palatin postérieur. Avant d'entrer dans ce dernier, elle donne trois ou quatre rameaux. (Mii parviennent au voile du palais par les conduits palalu.> accessoires. Lorsque le tronc de l'artère est sorti de son canal, il se rénéchit de derrière en devant, entre la vorttc palal.ne cl la membrane qui la rcvût, et se distribue h colle-ci et à sefollicules muqueux.

/,» Artère .yjhéno-palatinc. On peut la regarder comme a terminaison de Vartère maxillaire interne. Elle pénètre dans la fosse nasale correspondante par le trou spbéno-palalui , et se .livise bientiM en deux branches, dont une se porte sur la . loison, et l'autre sur la paroi externe. Chacune de ces branrhcs se partage en un grand nombre de rameaux , qui sr rc-

ARTÈRES. 133

païKlcnt ilaiis la membrane pitiiitaire jusque dans les sinus maxillaire, spliénoïdal cl frontal.

AUTÈllE CAROTIDE INTERNE.

(Carotis interna, Sœmm.)

[Préparalion. La coupe latérale du crâne, telle qu'elle a été pratiquée pour la préparation de l'artère maxillaire externe, sert aussi pour la dissection de la carotide interne. Il ne reste plus qu'à ouvrir avec précaution le canal carotidien à l'aide du ciseau : on ouvre ensuite le sinus caverneux en incisant la dure-mère sur les côtés du corps du sphénoïde et en ayant soin de ne pas intéresser le nerf de la sixième paire.)

Trajet. Elle se sépare de l'externe derrière le muscle digastrique, monte entre la partie antérieure latérale de la colonne vertébrale et le pharynx , s'approche du crâne et s'introduit dans cette cavité par le canal carotidien, en suivant ses inllexions. En sortant de son canal, elle se dirige en haut et en avant, pénètre dans le sinus caverneux de la dure-mère, qu'elle traverse en formant deux courbures, et parvient sous l'apophyse clinoïde antérieure; là, elle se recourbe verticalement en haut et un peu en arrière, perce la lame interne de la dure-mère enveloppée par une gaine de l'arachnoïde, monte obliquement en arrière et en dehors, et se termine, au niveau de la scissure de Sylvius, en se partageant en plusieurs branches.

Rapports. 1° Au cou, en dehors, avec la veine jugulaire interne ; en dedans , avec les nerfs pneumo-gastrique et grand sympathique; 2° dans le ca)ial carotidien, avec une lame de la dure-mère et les filets ascendants, du ganglion cervical supérieur; 3" dans le simis caverneux, avec la membrane interne de ce sinus et le nerf moteur oculaire externe, qui esl en dehors. Hameaux. La carotide interne donne un rameau qui va dans le tympan , et deux ou trois autres qui se portent à la dure-mère, au corps pituitaire et aux nerfs des troisième, quatrième, cinquième et sixième paires; à sa terminaison, elle donne en arrière les artères communicantes de Willis el choroidieniie, et en devant les cérébrales antérieure et moyenne. Avant do fournir ces branches, elle donne l'artère ()i)hthahiii(pic.

Aini'.lir. OI'IITIl.M.MIQLK.

(Art. oplitlialmica, Sœmm.i

{Préparatinn. On fait d'abord dans l'orbite les coupes indiquées pour la maxillaire interne ; arrivé au tronc de l'artère, en suivant la carotide interne d'où elle provient, la dissection de ses branches se fait en enlevant peu à peu la graisse à l'aide du scalpel, ou mieux encore avec des ciseaux bien effilés; on ne conserve que le globe de l'œil, le nerf optique, les muscles et les artères , en ayant soin de ménager jusqu'aux plus petits rameaux artériels.)

Elle entre clans l'orbite en traversant le trou optique avec le nerf du niôrae nom , en dehors et au-dessous duquel elle est située; elle se porte sur le côté externe de ce nerf, passe au-dessus de lui en croisant obliquement sa direction de dehors en dedans, recouverte par le muscle droit supérieur de l'œil. Elle marche ensuite horizontalement le long de la paroi interne de l'orbite, jusqu'à son angle interne, où elle se termine en se bifurquant.

BlUNCHES QUI NAISSENT DE l'AUTÈRE OPHTnALMIQLE EN DEHOR-S DC NERF OPTIQUE.

1° Artère lacrymale. Née de l'ophthalmique immédiatement après son entrée dans l'orbite, elle se porte en dehors, entre la paroi externe de cette cavité et le muscle droit externe de WvW, jusqu'à la glande lacrymale, où elle se ramifie. Elle donne quelques ramifications aux muscles droits externe, supérieur et inférieur, au muscle élévateur de la paupière supérieure, etc.; et une petite branche, qui se divise bientôt en deux rameaux, dont un se perd dans le périoste de l'orbite, tandis que l'autre parvient dans la fosse temporale, après avoir traversé l'os malaire. Après avoir jeté dans la glande larrvmale un grand nombre de filets, l'artère du même nom donne deux rameaux, dont un va à la paupière supérieure, et l'autre à la paupière inférieure.

■2" Artère centrale de la rétine. Très-grèle, elle perce obliquement les enveloppes du nerf oplicpie, se place à >on contre et parvient dans l'u-il, où elle envoie à la lame interne de la ré-line un grand nombre d.- rameaux, qui y forment un réseau

ARTKRILS.

sensible jusqu'au corps eiliaire; un de ces rameaux entre dans le corps vitré.

BRANCHES QUI NAISSENT DE l'aRTÈRE OPUTHALMKJL'E AU-DESSUS DU NERF OPTIQUE.

1° Artère sus-orhltaire ou sourcilière. Elle marche de derrière en devant, le long de la paroi supérieure de l'orbite, audessus des muscles droit supérieur de l'œil et élévateur de la paupière supérieure, et sort de l'orbite par l'échancrure sourcilière, en donnant à son passage un ramuscule au diploé du coronal. Elle se divise alors en deux branches : une interne, qui se distribue aux muscles palpébral, sourciller et frontal; l'autre externe, qui remonte sur le front comme la précédente, mais dont les rameaux s'étendent plus loin.

1° Artères ciliaires postérieures. Très-nombreuses, on en trouve quelquefois trente ou quarante ; presque toutes viennent de l'ophtlialmique , quelques-unes naissent des artères lacrymale, ethmoïdale postérieure, sus-orbitaire ou musculaire inférieure. Elles marchent, très-llexueuses et anastomosées entre elles, autour du nerf optique et traversent isolément la sclérotique, près de l'entrée de ce nerf. Quelques-unes se distribuent à cette membrane ; mais le plus grand nombre se divisent en une foule de rameaux , qui se portent entre la sclérotique et la choroïde, et se distribuent à la face externe de cette dernière, en formant un réseau très-Un par leurs nombreuses anastomoses. La plupart de ces rameaux vont se perdre dans les procès ciliaires; quelques-uns vont au grand cercle artériel de l'iris.

li .3" Artères ciliaires longues {A. iriennes, Ch.). Au nombre de deux, l'une en dedans, l'autre en dehors; elles traversent la sclérotique, se portent horizontalement en avant, entre cette membrane et la choroïde, et, parvenues au cercle ciliaire, elles se divisent chacune en deux rameaux , qui s'écartent à angle obtus et s'anastomosent, ceux d'une artère avec ceux de l'autre, pour former un cercle artériel très-sensible sur la grande circonférence de l'iris. De la partie interne de la circonférence de ce cercle partent un grand nombre de rameaux plus pe-

APPAREIL ClRCULATOlHi:.

lits, (|ui se l)irur(iueiit , s'anaslomoseiit et forment uu autre cercle artériel en dedans du précédent : de ce second cercle naissent d'autres rameaux très-ténus , qui se comportent de même et donnent lieu à un troisième cercle, qui environne la impille.

4° Artère musculaire supérieure. Aussitôt après sa naissance , elle se distribue aux muscles droit supérieur de l'œil , élévateur de la paupière supérieure et grand oblique.

5" Artère musculaire inférieure. Elle se porte de derrière en devant , entre le nerf optique et le muscle droit inférieur de l'ail, et distribue ses rameaux à ce muscle, au droit externe, au petit oblique, au périoste de l'os et au sac lacrymal.

Les deux artères musculaires, et quelquefois la lacrymale et la sous orbitaire , donnent naissance aux artères ciliaircs antérieures, qui, au nombre de quatre ou cinq, se répandent dans la conjonctive, ou percent la sclérotique, ii la partie antérieure du globe de l'œil, et se terminent au grand cercle artériel de l'iris.

nRANCllES QUI NAISSENT DE L',UiTt;llE OPHTHALMIQl E .\t COTÉ INTERNE DU NXIU^ OPTIQUE.

1" Artère ethmoïdale postérieure. Son existence n'est pas constante ; elle se dirige vers la paroi interne de l'orbite, entre les muscles grand obli(iue et droit interne de l'o'il, traverse le conduit orbitaire interne postérieur, et se perd dans le cràne , on se distribuant à la dure-mère, qui tapisse la fosse moyenne (!t antérieure de la base de cette cavité; quelques-uns de ses rameaux pénètrent dans les fosses nasales.

2° Artère ethmoïdale antérieure. Elle pénètre dans le conduit orbitaire interne antérieur, entre dans le crinc, après axoir donné plusieurs rameaux à la membrane du sinus frontal et des cellules ellimoïdales antérieures, ^«t se i>artage en un grand nombre de rameaux, dont qucUiues-nns \ont à la dure-more, tandis que la pltq)art pénètrent dans les fosses nasales et se distribuent à la membrane piluilaire.

3" Artère palpébrale inférieure. Après son origine, elle descend presque vertiralemenl derrière le tendon du mnsflc

ARTÈRES. 437

palpébial, et donne quelques ramifications k ce muscle, au sac lacrymal et à la caroncule lacrymale ; ensuite elle se divise en deux branches, dont une se perd dans la partie inférieure du paipébral, et l'autre se distribue au fibro-cartilage tarse inférieur, aux glandes de Méïbomius, à la conjonctive et à la peau.

4° Artère palpcbrale supérieure. Elle donne d'abord des rameauN à la partie supérieure du paipébral, an sac lacrymal, à la caroncule lacrymale et à la conjonctive ; elle se porte ensuite en debors, entre les fibres du paipébral, le long du fibrocartilage tarse supérieur, et se termine en s'anastomosant avec un des rameaux de l'artère lacrymale.

BRANCHES QUI TERMINENT l'ARTÈRE OPHTIIALMIQUE.

1" Artère nasale. Elle sort de l'orbite, au-dessus du tendon du paipébral, se rend sur le côté de la racine du nez, après avoir donné quelques rameaux au sac lacrymal , et s'anastomose avec la dernière extrémité de la faciale, en fournissant un grand nombre de rameaux aux parties voisines.

2" Artère frontale. Elle sort par la partie supérieure et interne de la base de l'orbite, remonte sur le front, entre l'os et le paipébral, et se divise sur-le-champ en deux ou trois branches qui se ramifient aux muscles paipébral, occipito- frontal et sourciller.

ARTfcllE COmiUNICANTE DE WILLIS.

Elle naît de l'artère carotide interne après l'opbtbalmique , se dirige en arrière et un peu en dedans, passe sur le côté de la tige pituitaire et des éminences mamillaires, et va s'ouvrir dans l'artère cérébrale postérieure , que fournit la basilaire. Elle donne des ramifications aux couches et aux nerfs optiques, aux éminences mamillaires, au luber cinereum, à la tige pituitaire, aux plexus choroïdes, etc.

ARTÈRE CnOROÏDIENNE OU DU l'LEXUS CHOROÏDE.

Née au-dessus de la précédente, elle se porte obli(iueinenl en arrière et en dehors, vers le piolongemcnl anlérienr de la

138 APPAREIL ClKCULA'IOlUi:.

|irolub(''i ;uice ci'i ôlirale , i\ui)i('s duquel elle pénètre dans le

ventricule latéral pour aller se perdre dans le plexus choroïde.

AIlTÈlUi CKItlÔBIlALE .VMKIUELIIE.

Elle se porte obliquement en avant et en dedans, sous le lobe antérieur du cerveau , jusque auprès de la grande scissure (|ui sépare les héniisiibères cérébraux. Là, elle se rapproche de celle du côté opposé et s'anastomose avec elle par une branche transversale, grosse et courbe, appelée artère communicanle antérieure, qui donne quelques raniilications à la voûte à trois piliers, à la commissure antérieure et à la cloison des ventricules. Plus loin, l'artère cérébrale antérieure se porte en devant, se contourne sur l'extrémité antérieure du corps calleux, marche ensuite d'avant en arrière sur sa face supérieure, en prenant le nom à'arière calleuse. Elle se termine il la partie postérieure de cette face. Dans cette partie de son trajet, elle donne en dedans beaucoup de ramuscules au corps calleux , et en dehors des rameaux à la face plane des hémisphères cérébraux.

.4HTt:nE cérébrale move.xxe.

Elle se porte en dehors et en arrière , donne d'abord beaucoui) de rameaux à la partie inférieure du cerveau et au plexus choroïde, et s'enfonce ensuite dans la scissure de Svlvius, ou elle se partage en deux branches, une pour le lohe antérieur (lu cerveau , et l'autre pour le lobe moyen. Ces branches suivent profondément la scissure, et se subdivisent en un grand nombre de rameaux , qui s'enfoncent , en formant des llexuosilés, dans les anl'ractuosités cérébrales, oii elles se ramilient a la pie-mère.

AUTi;nES sovs-CLAViknES.

[Pri'imration. Tiiur mettre l'artère sous-clavièrc à ilëcouvcrl, on commence par séparer les muscles pectoraux de leurs attaches au sternum et aux cotes ; on divise les espaces inter-coslaux et les cotes, à Texccptlon de la première , A deux pouces en arrière des cartilages , puis on •scie le sternum en travers, immédiatement au-dessous de l'insertion de la première cote ; il devient alors facile d'enlever la paroi antérieure de la poitrine iiue l'on délaclie de haut en bas; on Icra bien de ne di-

ARTÈRES. ''39 viser l'artère mamiiuiire interne qu'au niveau de la deuxième côte : cette préparation met i découvert l'origine de l'artère sous-clavière on coupe ensuite les muscles sterno-mastoïdien , sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien à leurs attaches intérieures, et on les replie en haut ; on enlève la graisse qui environne l'artère sous-clavière qu'on voit alors dans ses rapports avec les parties voisines. La dissection de ses branches se fait en les suivant depuis leur origine.)

Silualion. Aux parties supérieure de la poitrine, inférieure et latérales du cou.

Étendue. Depuis la crosse de l'aorte jusqu'à la face supérieure de la première côte , dans l'intervalle des muscles scalènes.

Volume. La sous-clavière droite est plus grosse et plus courte que la gauche.

1° Rapports de la sous-clavière droite. En devant et de dedans en dehors, avec la clavicule, les muscles sterno-hyoïdieu et sterno-thyroïdien, la veine sous-clavière correspondante, les nerfs pneumo- gastrique et phréniqiie droits; en arrière, avec la colonne vertébrale et le muscle long du cou ; en dehors, un peu avec le sommet du poumon ; en dedans, avec l'artère carotide primitive droite.

1° Rapports de la sous-clavière gauche. En devant avec le poumon, la veine sous-clavière, le pneumo-gastrique, la première côte, la clavicule et le sterno-thyroïdien ; en arrière, avec la colonne vertébrale et le muscle long du cou; en dehors, avec la plèvre; en dedans, avec l'artère carotide primitive.

Branches. Près de la première côte, elles donuent des branches supérieures, inférieures et externes, et se continuent au delà des scalènes, sous le nom d'artères axillaires.

Branches supérieures de rarlère sous-clavière.

.\RTÈIiE VEllTÉCIULE.

[Préparalion. On coupe avec le ciseau les apophyses transverses des vertèbres cervicales, après avoir enlevé les muscles qui les recouvrent ; on ouvre ensuite la colonne vertébrale et le crâne comme nous l'avons indiqué pour la préparation du cerveau et de la moelle, en ayant soin de ne pas couper ou déchirer l'artère vertébrale, au moment où elle se contourne pour entrer dans le crâne.)

/,40 AI'PAKIÎIL CIRCULATOIKK.

l'ile.ndue. De la sous-clavière, au cerveau, au cervelet, a la IMotuhérancc cértljrale et à la moelle vertébrale. Origine et trajet. Elle liait profondément de la partie supérieure et posléiieuie de la sous-ciavicre , se porte directement en haut, derrière l'artère thyroïdienne inférieure, sur la colonne vertébrale, passe dans le trou de la base de l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale, et monte dans le canal formé par la réunion des trous dont sont |)crcées les apophyses transverses des autres vertèbres de la même région. Parvenue à l'axis, elle abandonne le canal , se porte en arrière, ensuite en haut et en dehors, jusqu'à l'apophyse transverse de l'atlas, dont elle perce la base de bas en haut , après avoir formé une courbure verticale. Après quoi, elle se porte en arrière et en dedans, entre cette dernière vertèbre et l'occipital, en décrivant une seconde courbure, qui est transversale et convexe en arrière. Enlin, l'artère vertébrale traverse la dure-mère et entre dans le crâne par le trou occipital sur les cotés de la moelle épinière. Elle remonte alors en dedans et en avant , entre les éminences olivaires et pyramidales et la gouttière basilaire, et s'unit à celle du coté opposé pour donner naissance à Varlère basilaire.

Branches. Dans son trajet, le long du cou, l'artère vertébrale fournit plusieurs rameaux, dont les uns se distribuent aux muscles du cou, tandis que les autres pénètrent par les trous de conjugaison dans le canal vertébral, pour se ramifier à la dure-mère et à la moelle. A la partie supérieure du cou, elle donne plusieurs rameaux aux muscles de la région ccrvicooccipitaic profonde; un ou deux de ces rameaux pénètrent dans le crAiic et se distribuent à la dure-mère des fosses jwstérieures de la base de cette cavité. Dans le crAnc, elle fournit les artères spinale postérieure, spinale antérieure et cérébelleuse inférieure.

Artère spinale postérieure. Née près des éminences pyramidales , elle se porte en bas et en dedans , derrière la moelle épinière, descend sur sa face postérieure a\ec celle du coté opposé, juscpi'ii la seconde xerlèbre des lombes. Ses rameaux sont transversaux, iiomlircux et grêles, et se n-pandenl dans

AirrÈRi':s.

la inembrane propre de la moelle ou s'anastomosent avec ceux du côté opposé.

Artère spinale antérieure. Née prés de la terminaison de la vertébrale, elle descend sur la face antérieure de la moelle et s'unit au niveau du trou occipital avec celle du côté opposé, pour former un tronc commun qui descend jusqu'à l'extrémité inférieure de la moelle épinière, en donnant de chaque coté des rameaux transversaux, et se termine à l'articulatiou sacro-coccygienne en s'anastomosant avec les artères sacrées latérales.

Artère cérébelleuse inférieure. Née de la fin de la vertébrale ou de la basilaire , elle se porte en dehors et s'avance en serpentant sur la face inférieure du cervelet. Ses premiers rameaux, très-petits, se distribuent à la moelle, aux nerfs de la huitième et de la neuvième paires, et à la pie -mère du quatrième ventricule ; les autres se divisent à la surface du cervelet et se terminent à la pie-mère.

AKTÈRE BASILAIRE.

Formée par l'anastomose des deux vertébrales, commençant vers le bord postérieur de la protubérance cérébrale, elle monte dans le sillon moyen de la face antérieure de celle-ci , et se termine dans l'intervalle qui sépare les prolongements antérieurs de la protubérance, en se partageant en deux branches , qui sont les artères cérébrales postérieures. Dans son trajet, elle donne beaucoup de petits rameaux à la protubérance, au cervelet, aux éminences olivaires et pyramidales, etc.; elle fournit de chaque côté une branche plus considérable, l'artère cérébelleuse supérieure.

Artère cérébelleuse supérieure. Dirigée en dehors et en arrière, elle se contourne sur le prolongement postérieur de la protubérance, et monte sur la face supérieure du cervelet, après avoir donné des ramuscules à la protubérance et à ses prolongements, aux tubercules quadrijumeaux , aux plexus choroïdes, etc. Elle se divise ensuite en un grand nombre de rameaux qui se répandent sur la face supérieure du cervelet.

Al'PAHElL ClHCULATOini:.

MtTfellK ClillKlillALK l'OSTKIllKLItlC.

se dirige d'abord cii deliors et en avant, ensuite en arrière, et j)arvient à la partie inférieure du lol)e postérieur du cerveau, après s'être contournée sur le prolongement postérieur de la protubérance. Après sa naissance, elle donne des rameaux ténus aux éminences niamillaires, à la protubérance e à SCS prolongements , à la couche optique , au plexus choroïde, au pilier antérieur de la voilte, aux tubercules quadrijumeaux, etc.; elle reçoit la communicante de Willis, qui vient de la carotide interne Les branches de la cérébrale postérieure s'enfoncent dans les aufractuosités du lobe postérieur du cerveau, et se ramifient dans la pie-mère.

AliTKUE THYROÏDIENNE INFÉIIIELIIE.

(Arteria thyroïdea inferior, Sœmm.I

Elle naît de la partie supérieure de la sous-clavière, monte d'abord verticalement sur le muscle scalène antérieur, jusqu'à la cinquième vertèbre , où elle se recourbe en dedans pour se porter au corps thyroïde. Elle donne, 1° des branches inlerncf, peu nombreuses et grêles, qui vont au muscle long du cou, a l'd'sophage ou à la trachée; 2° des biaiicfie.s externes, petites et assez rares , qui se distribuent au scalène antérieur et au long du cou ; 3" Varlcre cervicale ascendanfe. Celle-ci remonte sur les muscles scalène antérieur et long du cou, ju.*qu'au grand droit antérieur de la tète, et donne des rameaux à ces muscles et au splénius. A la partie inférieure et externe du corps thyroïde, l'artère se subdivise en plusieurs rameaux, qui se ramilient dans cet organe en s'anastomosant avec ceux de la thyroïdienne iid'érieure opposée et des deux thyroïdienne supérieures.

Iira7iches inférieures de Varlcre sous-clavière.

AIlTlvIlK MAJIMAIIIK INTEKNE.

[Préparation. Elle consi.sle à séparer du sternum les cartilages des ciMcs d'un o')t«S seulement, à scier les cotes Ju coté opposé vers leur partie moyenne , et i\ renverser vers I abdomen le lambeau formé par le sternum et les côtes. I

ARTÈRES. 44.1 Elle liait vis-à-vis de la Ihyroïdieiine inférieure, se porte d'abord en dedans et en bas, au-devant du muscle scalùne antérieur; elle s'enl'onee ensuite dans la poitrine, descend le long de la lace postérieure des cartilages sterno-costaux , audessous de la plèvre , et se divise en deux branches vers le cartilage xyphoïde. Près de son origine, elle donne beaucoup de rameaux au thymus, aux muscles sterno hyoïdien et sternotliyroïdien, et aux ganglions voisins.

Elle fournit Vartère médiastine antérieure, qui descend dans l'écartement supérieur du médiastin antérieur , et se divise bientôt en deux branches dont une va se perdre dans le parenchyme du corps thyroïde, et l'autre continue à descendre et va se distribuer aux deux plèvres.

Plus bas, elle fournit :

1° Vartère diaphragmatique supérieure, qui accompagne le nerf diaphragmatique, donne des rameaux au péricarde, au hymus, au médiastin, etc., et parvient au diaphragme, où elle se consume ;

2° Des branches externes, qui sont en nombre égal à celui des espaces inter-costaux auxquels l'artère correspond, suivent uelque temps le bord inférieur de chaque cartilage et se perdent la plupart dans les muscles inter-costaux ; 3° Des branches internes, aussi nombreuses que les précéentes, donnant quelques rameaux à la face postérieure du ternum, traversant les muscles inter-costaux près de ce derier os , et ramifiées dans les muscles grand pectoral , grand blique, droit de l'abdomen et inter-costaux internes. La dernière de ces branches s'anastomose par arcade avec celle du côté opposé sur l'appendice xyphoide, et se termine dans le ligament suspenseur du foie.

Des deux branches qui terminent la mammaire interne, l'une, externe, va se perdre dans les muscles traiisverse et oblique de l'abdomen; l'autre, interne, descend derrière le musrl(! droit, lui donne beaucoup do rameaux et s'anastomose vers l'omliilic avec l'artère é])igaslriquc.

',',4 APPAREIL CIUCULATOIKE.

AIITKUE INTKH-COSTAI.E SLI'ÉUIELIli;.

N(?e (le la i)aiiie inférieure et postérieure de la sous-clavière, elle descend sous la plèvre, devant le col de la première et de la seconde côte, où elle se termine ordinairement. Au-devant du premier de ces os , elle donne souvent un rameau au scalène antérieur; dans le premier espace inter-costal, elle donne : 1° une branche poslérieiire, qui jette quelques ramuscules sur la moelle par le trou de conjugaison, et va se consumer aux muscles du dos ; 2" une branche externe, qui se distribue aux muscles inter-costaux. Dans le second espace inter-costal, l'artère fournit deux branches, qui se comportent comme les précédentes.

Branches externes de l'artère sous-clavière.

AliTÈRE CERVICALE TRAKSYERSE, OL SCVPIXAIRE POSTÉRIECBE.

Dirigée en dehors, elle contourne les muscles scalénes audessus des nerfs qui forment le plexus brachial; alors elle Sf recourbe et descend d'abord obliquement en arrière, sous lemuscles trapèze et angulaire , ensuite , verticalement , sous le muscle rhomboïde, le long du bord postérieur de l'omoplate, jusqu'à son angle inférieur, où elle se termine. Près de son origine, elle fournit plusieurs rameaux aux muscles scalènes et une branche plus volumineuse , nommée artère cervicale superficielle, qui se distribue au splénius, au trapèze et h la peau de la partie inférieure et latérale du cou. Vers l'angle supérieur de l'omoplate , l'artère cervicale transverse se divise en doux branches, dont une se porte en dehors, sous Tomoplate, aux muscles grand dentelé et sous-scapulairc, tandis que rautrc suit le bord postérieur de l'omoplate et se distribue aux muscles sous-scapulaire , grand dentelé, rhomboïde, petit dentol.postérieur et supérieur, etc.

ARTÎiRE SCAPULVinE SIPÉRIEURE.

Elle nait souvent de la précédente ou de la thyroïdienne inférieure, marche nexuonse de deilans on dehors, derrière ol au-de.ssous do la clavioulo, ol par^iont au bord suporiour de

ARTÈRES. 4'i,i ronioplale, a])rès avoir doiino pliisiciirs rameaux aux muscles sous-clavier et peaucier, et à la clavicule, lîlle passe eusuile au-dessus du ligament coracoïdieu, et doune plusieurs rameaux au trapèze et au sus-cpineu\ , sons lequel elle s'enfonce; après quoi, elle descend dans la fosse sous-épineuse, après s'être contournée sur le bord externe de son épine, et se ramifie au nuisde sous-épineux et à l'omoplate.

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