‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 250 sur 331 · TESTICULES · texte numérisé non relu

TESTICULES

(Tcsticuli.)

Nombre. Deux, l'un à droite et l'autre à gauche. Silunlinn. Dans les bourses, l'orme. Celle d'un ovoïde comprimé transversalement, ollVant deux faces latérales légèrement con-

TESTICULES. 533 vexes, un bord inférieur incliné par-devant, un bord supérieur tourné en arrière et côtoyé par l'épididyme, une extrémité antérieure regardant en liant , et une postérieure dirigée en bas.

Organisatioyi. Les testicules sont formés par une membrane libreuse, un parenchyme, des vaisseaux sanguins et lymphatiques, et des nerfs.

Membrane fibreuse ou albuginée {périteste). Cette membrane, analogue à la sclérotique, forte, très-résistante, d'un blanc opaque , d'un tissu serré et fibreux , enveloppe immédiatement le testicule. Sa surface externe est tapissée par la tunique vaginale ; ['interne , appliquée sur le parenchyme du testicule , lui envoie des prolongements filiformes ou aplatis qui se dirigent tous vers le bord supérieur de cet organe , et partagent l'intérieur de la tunique albuginée en plusieurs loges triangulaires occupées par les vaisseaux séminifères. En dedans de la tunique albuginée , le long du bord supérieur du testicule , on voit le corps d'Hijghmor , saillie allongée qui parait formée par un renflement de la membrane elle-même, à travers la partie supérieure duquel passent obliquement les principaux troncs des vaisseaux séminifères qui vont se rendre à l'épididyme.

Parenchyme. Il est mou , pulpeux , d'une couleur jaunâtre ou grise, composé par une immense quantité de filaments trèsténus , très-flexueux , entrelacés et repliés de mille manières les uns sur les autres. Ces filaments, auxquels on donne le nom de vaisseaux ou conduits séminifères , n'ont point de cavité appréciable à la vue, présentent de distance en distance de petits renflements , et se dirigent tous vers le bord supérieur du testicule , après avoir formé , eu se i éunissant , des troncs plus considérables qu'on peut injecter par l'épididyme. Ces troncs, au nombre de dix ou douze, quelquefois de vingt ou trente, traversent le corps d'IIyghmor, se dilatent un peu, et se rassemblent pour donner naissance au conduit que fornuî l'épididynie. Les testicules reçoivent les artères spermatiques ol donnent naissance aux veines du même nom. On ne voit péni'lrer aucun lilet nerveux dans ces organes.

034 APPAREIL GliiNITAL DE L'HOMME.

I Epididymus , parastata.l

Siliialion. Le long du bord supérieur du testicule. Forme. Celle d'un petit corps oblong, venniforirie , renllé à ses extrémités, mince ii sa partie moyenne, et aplati de haut en bas. Sa partie supérieure, ou sa têle, naît de l'extrémité correspondante du testicule , dont elle reçoit les troncs séminifères ; sa partie inférieure, ou sa queue, très-adhérente au testicule, se continue avec le canal déférent; sa partie moyenne, ou son corps, n'est unie an testicule que par la tunique vaginale. Organisation. L'épididyrae, formé par la réunion des vaisseaux séminifères , est un conduit très-grêle , très-dexueux , replié un grand nombre de fois sur lui-même, ayant des parois trèsépaisses relativement à sa cavité, qui est fort étroite.

4° COllDON DES ^ AISSEAUX Sl'ERJUTIQCES. (Funiculus spermaticus.)

Ce cordon , composé par l'assemblage de l'artère et de la veine spermatiques , de vaisseaux lymphatiques, de rameaux nerveux et du canal déférent, parties qui .sont réunies entre elles par un tissu cellulaire lâche, et enveloppées par des gaines membraneuses , monte presque verticalement du bord suricur du testicule jusqu'à la symphyse des pubis, se dirige en dehors et en haut, et entre dans l'abdomen par l'anneau inguinal en croisant l'artère épigastrique : là, les organes qui le coiuposent se séparent les uns des autres.

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