‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 260 sur 331 · II. UTÉBIIS, OVAIIIES ET LEURS UÉl>ENUA.>XES · texte numérisé non relu

II. UTÉBIIS, OVAIIIES ET LEURS UÉl>ENUA.>XES

1" liTÉllUS Oli MATHICK.

(Utérus.)

Situation. Au milieu du bassin, entre la vessie et le rectum, au-tlessus du vagin, au-dessous des circonvolutions inférieures de l'iiitestiii grêle. Forme. C'est un viscère creux, symétrique, irrégulièrement triangulaire, ajilati d'avant en arrière, dirigé presque verticalement, d'un pouce d'épaisseur, large de deux pouces environ dans sa partie la plus élevée , étroit et allongé dans sa partie inférieure, divisé en un corps, un col et une cavité.

Corps de Vutérus. Il a près de deux pouces de longueur; ses faces antérieure et postérieure sont convexes, revêtues jiar le péritoine, et contiguës, la première à la vessie, et la seconde au rectum. Ses bords latéraux, convexes, dirigés en bas et en dedans , correspondent à l'intervalle des deux feuillets des ligaments larges. Son bord supérieur est arrondi , transversal . un peu convexe et recouvert par le péritoine. En se réunissant avec les bords latéraux, il forme deux angles peu saillants, a la partie moyenne desquels viennent se terminer les tronipo de Kallope, au-dessus de l'insertion du ligament de l'ovaire, qui est en arrière, et de celle du ligament rond, qui est en devant

Col de l'utérus. Il est comprimé d'avant en arrière, cylindroide, légèrement renflé à sa partie moyenne, long de dix douze lignes, épais de six à luiit d'avant en arrière, et de huit il dix transversalement. Sa partie supérieure, continue avec l'utérus, est embrassée par le vagin ; l'inférieure, plus ou moin^ proéminente , lait saillie dans le fond de ce canal et porte le nom de museau de tanche {os tinea^. Klle offre à son soraniel une ()u\erlure transversale, conduisant dans la cavité utérine, liornéfi par deux lèvres lisses et arrondies, distinguées en antérieure et postérieure.

Cavité de l'u/érus. Très-étroite, pou\ant à peine contenii une grosse fève de marais; elle occupe le corps et le col de l'organe, el se termine en basa la l'ente du museau de tanche

UTÉRUS. ^'i' La portion de cotte cavité ([ui appartient an corps est triangulaire, ses laces antérieure et postérieure présentent une ligne peu saillante ; ses bords supérieurs et latéraux sont concaves ; ses angles supérieurs présentent les orifices extrômemcnl ténus des trompes de Fallope. La cavité du col de l'utérus, continue avec la précédente , est un peu comprimée d'avant en arrière et presque cylindrique.

Organisation de l'utérus. L'utérus est composé par une membrane séreuse, une membrane muqueuse, un parenchyme ou tissu propre, des vaisseaux et des nerfs.

lo Membrane séreuse. Formée par le péritoine, elle enveloppe l'utérus, auquel elle est assez adhérente le long de son !,ord supérieur ; mais sur ses deux faces elle est séparée de son tissu par beaucoup de vaisseaux et une couche de tissu cellulaire.

2° Membrane muqueuse . Elle est continue avec celle du vagin , i)lanche, légèrement rosée, d'une très-grande ténuité, inthnement adhérente au tissu de l'utérus, couverte d'un grand nombre de villosités très-fines; elle se prolonge dans les trompes de !■ allope. Elle offre les orifices de quelques follicules muqueux , plus abondants vers le col que partout ailleurs, ayant souvent, dans cet endroit , le volume et la forme de petites vésicules transparentes et saillantes dans l'intérieur de l'utérus, appelées œufs de Nahoth.

3° Tissu propre ou parenchyme. Placé entre les membranes séreuse et muqueuse; il est d'un blanc gris;\trc , d'une structure dense et serrée , très-résistant, élastique, épais de cinq à six lignes , formé par des fibres dont la disposition est inconnue.

Les artères de l'utérus viennent des spermatiques etdes'hypogastriques. Ses veines suivent la même marche , et forment dans ses iiarois des cavités qui s'agrandissent dans la grossesse, et portent le nom de sinus utérins. Ses nerfs émanent des plexus sciatiqucs et liypogastriques.

i,u;A»n;M's i.muiks.

Ce son! les deux replis dn péritoine, situés dans rexca\a-

'ifi.

6''i(l AI'PAlUill- GliMTAL DK LA FKM.MK.

(ion (lii l);tssin, l'oiiiiaiit, avec l'utérus et le vaî^iii, une clois<jii transversale, qui |)arfag(! cette cavité en deux parties; continus en dedans avec le péritoine qui recouvre l'utérus; en dehors, avec celui qui tapisse les côtés du bassin. Ils sont formés par deux Ceuillets, entre lesquels se trouvent supérieurement la Ironipe de Fallope, qui occupe le bord libre de ces replis; audessous et eu avant, le ligament rond, au-dessous et en arriére, l'ovaire. Ces deux derniers organes forment deux petits replis, qu'on appelle ailerons.

3' LICAJIEMS liOXDS OL COUDOiNS SLS-l'tUIENS.

Ce% cordons sont blanchâtres, assez denses, apt^tis, plus étroits à leur partie moyenne qu'à leurs extrémité*, formés par des tîbres longitudhiales, qui paraissent être du tissu cellulaire condensé. Ils naissent de la partie latérale supérieure et antérieure de l'utérus, traversent l'anneau inguinal , et se terminent en s'épanouissant dans le tissu cellulaire des aines , dn mont de Vénus et des grandes lèvres.

4° TIIOIU'ES liTÉIllNES 01 OE FALLOl'E. (Tubœ uterinae, seu Fallopianœ.i

Situation. Dans l'excavation du bassin, le long du bord supérieur du ligament large et entre ses deux feuillets.

Étendue. Des angles supérieurs de la cavité de l'utérns, jus- (pie vers les coli'^s du détroit supérieur du bassin. Forme. Ce sont deux conduits llottants, longs de quatre ou cinq iHHices, droits , et d'un diamètre très-petit dans leur moitié interne , plus gros et llexueux dans le reste de leur étendue. Leur extrémité interne est lixéc à l'utérus; rexlerne est libre, llottante, évasée et découpée , et porte le nom de morceau frangé ou pavillon de la (rompe. Une des laciniures du |)avillon va s'insérer à l'ovaire.

Cavité. Les trompes sont creusées par un canal qui ronjmence à l'angle supérieur de la cavitt- utérine. Presque capillaire dans sa première moitié, il se dilate ensuite et s'ouvre ;i la surface du pavillon par un «irilice très-étroit, seul endroit "il le péritoine oflVi' une niiverlure.

MAMELLIiS. à^t7 Organisai ion. Les trompes sont formées, à l'extérieur, par une couche très-mince de tissu spongieux et érectile, et tapissées, à l'intérieur , par une membrane muqueuse, molle, rougeàtre et extrêmement mince.

5° OVAUŒS.

(Ovaria.)

Situation. Dans l'épaisseiu' du ligament large. Forme. Ovoïdes, moins volumineux que les testicules, comprimés d'avant en arrière, rugueux et ridés à leur surface. Leur extrémité externe donne attache à une des languettes du pavillon de la trompe; l'interne est insérée à l'utérus par un petit cordon filamenteux, solide, long d'un pouce et demi environ, appelé ligament de l'ovaire.

Organisation. Les ovaires sont formés à l'extérieur par une enveloppe dense et celluleuse , qui envoie par sa lace interne un grand nombre de prolongements dans le tissu propre de ces organes. Ce tissu, mou, spongieux, parait composé de lobules celluleux et vasculaires, grisâtres, imbibés d'un liquide particulier; au milieu de ces lobules, on voit de petites vésicules transparentes , au nombre de quinze à vingt , de la grosseur d'un grain de millet , formées par une pellicule très-fine , qui contient un liquide visqueux, rougeâtre et jaunâtre.

m. MAMELLES.

(Mammae. )

Situation. Sur les parties latérales et antérieure de la poitrine , entre les aisselles et le sternum. Forme. Très-petites chez l'homme et la jeune fille, elles ont chez la femme adulte la lorme de deux éminences hémisphériques, légèrement coniques, dures et fermes, peu écartées l'une de l'autre, recouvertes d'une peau fine et sans rides. Au centre de chaque mamelle , on voit un cercle de couleur rose, «pii porte le nom 'Variole de la mamelle, et sur lequel la peau est très-ténue cl Mil peu rugiu'use; au milieu de l'aiéole s'élèvft le mamelon, '■niiruMUM- conoide, d'iuie (eiulc losée, coiuerlc; d'unn |ieau un

■,',S AI'l'ARKIL (;ÉNITAL l)K I.A I KMMK

peu ni«ucusc et ic-ticiiléf, et i)réseiitaiit l'orilice des vaisseau s

^alac.to|)li(>ies.

oi-f/anisaliou. Les mamelles sont formées par une envelopi»culan.'o, line couclie graisseuse, une {-lande, des vaisseaux et (les nerfs.

l» Couche (jraisseiise. Elle est très-épaisse et contribue beaucoup à la forme et au volume du sein.

4° Glande mammaire. Située au-dessous de la couche (iraisseuse et au-devant du muscle grand pectoral; elle est assez large, convexe, inégale, très-irrégulièrement circonscrite à sa base, formée par l'assemblage de plusieurs lobes réunis entre eux par un tissu cellulaire dense et non graisseux; chaque lobule est composé par des granulations arrondies, d'un blanc rosé et du volume d'une semence de pavot.

Ces grains glanduleux donnent naissance aux radicules des vaisseaux galactophères ou lacH/ères. Ces radicules forment, par leur union successive, des rameaux et des troncs de plus en plus volumineux , qui se rassemblent vers le centre de la glande et se terminent à des sinus placés près de la base du mamelon. Ces sinus, au nombre de quinze à dix-huit, sont très-courts et coniques; les uns sont étroits, les autres ont jusqu'à deux ou trois lignes de largeur. Leur sommet donne naissance à un faisceau de nouveaux conduits, qui occupent le centre du mamelon et viennent s'ouvrir isolément sa surface.

.i» Les artères des mamelles viennent des thoraciques, de> axillaires, des inter-costales et des manunaires internes. Leurs veines suivent le trajet des artères; leins nerfs sont fournis par les nerfs inter-costaux et le plexus brachial.

FQÎTUS ET SES DÉPEMDANCES.

TROISIÈME ORDRE

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