‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 289 sur 331 · DIGESTION · texte numérisé non relu

DIGESTION

Définition. C'est une loiiclion ([iii a pour objet la formation (lu chyle, et pour orj^aiie l'appareil dif^estif, dont les diverses pallies agissent chacune à leur manière sur les aliuieiits, et constituent dix actions digesti\ es particulières, savoir : la faim et la soif, l'odorat et le goiH, la préhension des aliments, la mastication et l'Insalivation, la déglutition, la chymification, la chylilication, l'action du gros intestin, l'cNcrétion des matières IV'cales et la digestion des boissons.

|o Faim. C'est une sensation intérieure qui nous avertit du l)esoin de prendre des aliments solides , qui est accompagnée du d('sir des aliments, d'un sentiment plus ou moins vif d'inanition , lorsque l'estomac est vide depuis quelque temps, qui, lorsqu'elle est prolongée, produit un grand nombre de phénomènes locaux ou généraux, et qui consiste dans une modificaliou des propriétés vitales de l'estomac.

2° Sou^ C'est une sensation interne comme la faim, qui nous avertit du besoin des aliments liquides ou des boissons, qui est suivie du désir des boissons, est plus vive que la faim, el dépend des mêmes causes.

Sensations externes. — L'odorat et le goût. Voyez plus haut sensations actives.

3° PitiinENsiois DES .\UMEiNTS. Elle consiste dans l'introduction des aliments dans la bouche, où ils sont portés par les mains, soit directement, soit à l'aide d'instruments divers.

4" MA.STICA■n().^ et insalivation. C'est la division mécanique des substances alimentaires accumulées dans la bouche , où elles sont soumises à l'action des mâchoires par plusieurs muscles , et la pénétration de ces substances par la salive qui les ramollit , les dissont , les agglomère, change leur température, el leur imprime un degré d'animalisaliou nécessaire aux transformations ultérieures qu'ils doivent ('prouver

5" DÉcuTrnoN. C'est le passage des aliments de la bouche dans l'estomac, fonction oiién-e par l'action succe.ssive de la langue, du >oile du palais, du pharynx, du larynx et de l'osophage. j.lle est (li\lsee en trois temps : dans le premier, le

IW. LA PHYSIOLOGIE Dli L'HOMWIi:. 603 bol alimentaire pass(î de la hoiiclic dans le pharynx ; dans le deuxième , il l'rancliit l'ouverture de la glotte et celle des fosses nasales sans y pénétrer, et arrive à l'extrémité supérieure de l'd'sophage ; dans le troisième , il parvient h l'estomac en parcourant ce conduit.

G» Chvmification ou action de Vestomac. Les aliments accumulés dans l'estomac en distendent les parois, y sont soumis, pendant plusieurs heures qu'ils y séjournent, à une compression générale , à des mouvements d'élévation et d'abaissement, à une température de trente-deux degrés , et à l'action des mucosités, de la salive et du suc gastrique. Sous l'influence de ces circonstances, Us sont transCormés en chyme, substance homogène , pultacée , blanchâtre ou grisâtre , qui est bientôt expulsée dans l'intestin grêle par les contractions de l'estomac.

7° CHYLIFICA.TION OU action du duodénum et de l'inlestin grêle. Le chyme arrive dans leur cavité, qu'il dilate , pressé par leur contraction péristaltique, se môle à la bile et au fluide pancréatique qui réagissent sur lui, et se sépare, sons l'influence de ces causes, en deux substances; l'une, liquide, blanchâtre, lactiforme et homogène, porte le nom de chyle; l'autre, molle, solide, colorée, plus ou moins fétide, constitue la matière fécale.

S° Action du gros intestin. La matière fécale passe de l'intestin grêle dans le gros intestin, en traversant la valvule iléocœcale, circule lentement dans ce conduit, mue par les contractions irrégulières et involontaires de sa couche musculaire, devient graduellement plus solide, plus colorée et plus fétide, et parvient enfin au rectum , où elle s'accumule.

9° ExciiÉTioN DES MATii;i\Es l'ÉC/VLEs. Loisquc le besoin de rendre les matières fécales se fait sentir, le rectum se contracte, le diaphragme le comprime de haut en bas, en refoulant les viscères abdominaux. Les muscles du même nom le pressent d'avant en arri^'re par leurs coniraclions ; alors les matières fécales descendent et s'échappent au dehors, après avoir surmonté la résistance de ranus.

10" Digestion des iioissons. l'.lle n'a pas besoin do mastiralioii

604 TABLEAU ANALYÏIQUK

ni d'iiisalivalioii; la (lcf;liititioii , plus rapide el plus facile «pie celle des solides, se lait par le même mécanisme. Les boissons ne forment pas de cliyme, ou elles sont cliymifiées en tout ou en partie ; celles-ci se comportent comme les aliments dans l'intestin grôie. Les autres sont absorbées.

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