DES MUSCLES EN GÉNÉBAL, OU DU SYSTÈME MUSCULAIRE
DéfmiUon. Les nnisclcs sont des organes mous, d'une (-ouleur rougeAtre, d'une forme variée', composés de libres trèsmaripiées, désignés comnuinément sous h; nom de c/itiir, formant la majeure partie du corps, et ayant pour fondions de
' I Noyez Manuel d'Anatr<mir rinUinlc , p. 288.
110 APPAREIL LOCOMOTEUH.
prodiiiie par leurs contractions tous les niouveiuents apparents
(le l'orî^aiiisnie.
Dioision. On divise les muscles en deux espèces: les muscles extérieurs, plus ou moins é|tais, qui agissent sous l'inlluence de la volonté; et les muscles intérieurs, qui sont en général membrauiformes et dont les contractions sont involontaires (1).
SUuation. Les muscles extérieurs ou volontaires (muscles de la vie animale de Bichat) recouvrent le squelette, auciuel ils s'attachent, et sont recouverts à leur tour par la i)eaii.
Conformation. Leur volume est très-variable. Sous le rapport de leurs formes , on les divise en longs, larges et courts. Les premiers appartiennent plus particulièrement aux membres, les seconds au tronc, les troisièmes à la tète, au cou, aux mains et aux pieds. La plupart des muscles ont deux extrémités tendineuses ou aponévrotiques , dont une s'appelle (êlc et la seconde queue. Leur partie moyenne prend le nom de ventre.
Les muscles sont symétriques de chaque c(Mé de la ligne midiane. Leurs extrémités s'attachent au périoste, au périchondre et aux organes des sens.
Structure des muscle.t volontaires. Les muscles sont des assemblages de fibres primitives microscopiques réunies en fascicules appréciables à l'œil. Ceux-ci forment des faisceaux plus considérables qui, réunis à d'autres, en composent de plus grands encore. La direction de leurs libres varie beaucoup ; elles sont tantôt parallèles les unes aux autres, tantôt rayonnées ou obliques. 11 entre dans la structure des muscles du tissu cellulaire , des vaisseaux et des nerfs. Le pi-emier forme une espèce de gaine aux fibres et aux faisceaux des muscles , et une enveloppe à chacun de ces organes. Le nombre et calibre de leurs vaisseaux sont considérables. Leurs nerfs sont très-nombreux et naissent de la nuisse encéphalo-rachidienno.
Propriétés vitales et fonctions. La sensibilité des musclc<
11) Ces musclos concourant uniquement aux fonctions de la \ W int. ricurc ou nutritive, seront décrits d'une manière générale en tète •! organes do celte vie.
MUSCLES. 117 est peu nmiiiuéc ; ils jouissent exclusiveiuenf de la propriétti de se resserrer lorsque la volonté le conimancle , et de produire ainsi tous les mouvements libres. C'est cette propriété qu'on nomme contracldlté volontaire.
ARTICLE DEUXIÈME
DES ANNEXES DES MUSCLES EN GÉNÉRAL , OU DES TENDONS ET DES APONÉVROSES (0.