Les botanistes donnent le nom d’androcée
troisième rang d'organes simple ou multiple, y, placé immédiatement en dedans de la corolle. Les organes constituant ce troisième rang se ç nomment éfamines ou organes mâles, par ce que leurs têtes qu’on appelle anthères (Fia.
60, a) renferment la poussière séminale ou fécondante de la graine ; cette poussière se nomme pollen (Fia. 60,5). Les étamines peuvent varier en nombre dans la même fleur depuis un jusqu’à plus de cent; les fleurs monopétales n’en contiennent jamais plus de vingt.
Fig. 60. Anthère supportée par son filet.
(du grec andros, génitif de aner, homme), au :
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42 ORGANOGRAPHIE ET GLOSSOLOGIE.
L'espèce de queue ou de pétiole qui supporte l’anthère se nomme filet (Fia. 60, c).
78.—L'insertion des étamines dans la corolle est un des caractères qu’il importe le plus de remarquer en Botanique, par ce que de la disposition de ces organes dépend presque entièrement les différents systèmes en usage pour la classification des végétaux.
L'insertion des étamines peut-être hypogyne, périgyne où émgyne (du grec wpos, dessous ; per, autour; epi, dessus, et gyné femelle ou pistil), suivant qu’elles prennent naissance au dessous, du pistil (Ancolie, Fra. 61) ; autour du pistil, c’est-à-dire que naissant du calice elles se trouvent élevées à une certaine hauteur de la base
du pistil dans une position latérale avec lui (Amandier, Fic. 62), enfin sur le pistil même (Cornouiller Fic., 63).
Dans les fleurs monopétales les étamines sont toujours
Fig. 61. Insertion hypogyne des étamines (Ancolie), Fig. 62. Insertion périgyne des étamines (Amandier). Fig. 63. Insertion épigyne des étamines (Cornouiller).
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jours
attachées à la corolle, de sorte que l'insertion de celle-ci entraine nécessairement celle des étamines ; c’est une règle générale (Tabac, Molène).
«19.— Le mot andre, précédé des noms de nombre cardinaux grecs, sert à déterminer les fleurs suivant le nombre de leurs étamines ; ainsi une fleur sera dite monandre di-andre, tri-andre, tétr-andre, pent-andre, hexæ-andre, hept-andre, oct-andre, déc-andre &c. suivant qu’elle aura une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf ou dix étamines (du grec monos, un, dis, deux, treis trois, tetras, quatre, pente, cinq, ex, six, epta, sept, octo, huit, eunea, neuf, deca, dix); au delà de dix, les étamines sont dites 2ndéfinies, et la fleur est po/yandre.
80.—Les étamines, comme les sépales des calices et les pétales des corolles, sont aussi susceptibles de se souder entre elles. Si leurs filets se soudent de manière à ne former qu’un seul tube, elles sont alors dites monadelphes (de monos, et delphia, union, Mauve); diadelphes, si elles forment deux faisceaux (Pois d’odeur) ; triadelphes, si elles en forment trois (Millepertuis) ; enfin polyadelphes, si elles sont réunies en un plus grand nombre de faisceaux pour former pour ainsi dire un petit arbre branchu (Ricin).
Les étamines sont dites didynames (de dis, deux, et dynamia, longueur),lorsqu’au nombre de quatre dans la même fleur, il y en a deux de plus longues (Muñlier) ; et tétradynames, lorsqu’au nombre de six, deux sont plus petites et opposées l’une à l’autre (Giroflée).
Enfin il peut arriver que les filets étant libres les anthères seules se trouvent à adhérer entre elles et à ne former qu’une tête (Laitue, et toutes les Composées).
Si les étamines sont en v'’nbre égal aux divisions de la corolle, on dit la fleur isostémone, et anisostémone lorsque les divisions et les étamines ne se correspondent pas, soit en moins (Haricot), soit en plus (Pommier).
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44 ORGANOGRAPMIE ET GLOSSOLOGIE.
81.—L’anthère, comme nous l’avons dit, est le petit appendice qui sert de tête au filet de l’étamine ; creuse, elle est généralement formée de deux loges réunies ou séparées par un corps nommé connectif. On dit l’anthère sessile lorsque le filet manquant elle se trouve adhérer à la corolle.
Elle est dite adnée, quand ses loges sont fixées au connectif dans toute leur longueur (Renoncule) ; basifixe, quand elle s’attache par sa base filet (Tulipe) ; apicifire, quand elle s'attache par son sommet au filet (Gattilier) ; dorsifite, quand elle s’attache par son dos au filet (Gé ranium) ; éntrorse, lorsque ses sutures regardent le centre de la fleur (Pensée); extrorse, lorsque ses sutures regardent la circonférence de la fleur (Iris), etc.
82.-—Le pollen, est cette poussière jaunâtre que renferment les loges de l’anthère. Chaque grain de pollen est lui-même une cellule formée d’une double membrane. La membrane intérieure renferme des granules miscroscopiques appelées fovz/la, dispersées dans un liquide qui en remplit la cavité. La fovilla est le véritable principe de la fécondation ; diverses solutions de continuité sous forme de trous, de fentes &c. de la membrane extérieure de la cellule pollénique, lui livrent passage lorsque le temps est venu pour elle d’aller féconder les ovules (85).