‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 11 sur 74 · CHIMIE INORGANIQUE OU MINÉRALE · texte numérisé non relu

CHIMIE INORGANIQUE OU MINÉRALE

Obser?atioD8.

Un examen même superficiel suffit pour nous montrer jne les objets naturels qui nous environnent, sont : 1° inorganiques : les pierres, les minerais, etc., etc.'; 2** organiques : les végétaux , les animaux. Si certaines organisations sont très-imparfaites en les comparant à celle qui nous a été donnée, ces organisations existent , ces corps possèdent le principe vital , cette faculté de vivre pendant un certain temps^ pour mourir et alimenter avec leur partie matérielle, le nouvel être qui leur doit son existence; la division est donc tranchée : chez Tanimal ou chez le végétal mort, plusieurs les parties constituantes rentrent complètement dans le domaine des matières inorganiques. Les deux chimies se prêtent effectivement un secours mutuel ; mais celle qui nous occupe offre une précision mathématique que Ton ne pourra jamais demander à la chimie organique, cette dernière ne pouvant donner ces preuves à posteriori, ces preuves synthétiques qui caractérisent la première : toutefois , dans rimpossibilité où se trouve la science humaine de composer ces matières vivantes, de saisir cet agent vital qui fuit et fuira toujours devant nos recherches, nous verrons quels efforts, souvent heureux , ont lié partie de ces faits aux phénomènes inorganiques. Notre étude actuelle est plus modeste : laissant décote toute la nature vivante, nous devons tour à tour creuser ce globe, nous élever dans l'air, pénétrer dans les eaux, et mettre à nu les divers éléments qui constituent les corps de la nature morte : ces corps composés sont nombreux-, les plus répandus sont l'eau, Va\t, \ç& çfesctboDs^ les produits sulfureux , puis les ipiCTtes , ^«xtsiv Vîtr

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quelles on distingue les terres, les matières salines, les minerais, etc. ; tel est cet ensemble immense que le géologue, le minéralogiste, etc., explorent chacun dans un but particulier , que le chimiste tourmente à son tour pour en faire surgir les éléments.

£es éléments, — Une classification rationnelle de tous les éléments parait impossible : certains caractères rapprochent des éléments que d'autres caractères séparent ; néanmoins, dans le tableau suivant, nous formons quatre divisions appUcables à des corps élémentaires très-importants. Cette classification n'est pas celle que nous suivrons, par conséquent , elle parait inutile ; mais on reconnaîtra par la suite combien sont utiles les données générales qu'dle établit, et quelle facilité elle apporte à la mémoire pour retenir rensemble des actions chimiques que produisent les éléments qu'elle renferme.

Poids atomiqae. Poids aloniqne.

11^ CLASSE. Fluor 117 3* CLASSE. Âzote 88,5

ChJore..... 221 Phosphore.. 19A

Brome 489 Arsenic. . . . 940

Iode 790 Antimoine . 1612

.2« CLASSE. Oxygène... 100 4® classe. Carbone... 37,5

Soufre 201 Bore 68

Sélénium.. 247 Silicium.... 277

Tellure.,.. 400 Zirconium., 420

Les éléments de la première classe forment, avec l'hydro-

Î;ène, des acides fumants, et l'ordre indiqué est celui de eur affinité pour le même ^az ; tandis que cet ordre est l'inverse de celui de leur affinité pour l'oxygène ; les trois derniers sont isomorphes dans toutes leurs combinaisons , les chlorures avec les iodures, les chlorates avec les iodates, les hyperchlorates avec les hyperiodates, et même les fluorures, au moins ceux qu*on a pu étudier, affectent la forme des chlorures.

Les trois derniers éléments de la deuxième classe offrent une similitude exacte dans leurs propriétés , dans l'ordre de leurs affinités pour les autres corps ; enfin, dans les propriétés de leurs composés : tous forment des gaz avec l'hydrogène, tous forment des acides puissants avec l'oxygène, et les sels sulfates, séléniàtes , tellurales , soul \somo\:\Jlies. L'oxygène preûd place dans cette série , çatce cpix^ s^s ^xQ^tv^\fe& vJWs,

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