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GOMMES-RÉSINES

4e Classe. La résine copal forme un très beau vernis ; le véhicule est ordinairement l’éther, et quelquefois l’essence de térébenthine.

5e Classe. Cette espèce de vernis est ordinairement composée de copal que l’on dissout dans l’huile grasse; on ajoute ensuite de l’essence de térébenthine. Ces vernis sont incolores, durs, et peuvent supporter une température de 35o°.

Des Gommes-résines.

Les gommes-résines sont des substances qui découlent naturellement ou par incision d’arbres ou de végétaux herbacés , et qui sont un mélange de mucilage, de résine , d’huile essentielle , de débris de végétaux , et quelquefois d’amidon : on les désigne ordinairement par le nom du végétal qui les produit , quelquefois par un nom dont l’origine est inconnue. Les gommes-résines ont pour caractères distinctifs de se dissoudre partiellement dans l’eau et dans l’alcool , d’être solides , plus pesantes que l’eau , et d’avoir une odeur très prononcée et une saveur âcre. Les gommes-résines s’emploient en médecine et dans la fabrication des vernis. Les principales gommes-résines en usage sont :

Aloës

Ammoniaque (gomme-résine). .

Assafætida

BdeJlinm

Caragne

Euphorbe.

Galbanum

Gamboge (gomme gutte)

Myrrhe . ,

Oliban , encens

Opopanax

Sagapenum

Scammonée

Aloë Soccotrina.

Ombellifère.

Ombellifère.

Origine inconnue.

Origine inconnue.

De plusieurs euphorbes.

Bubon galbanum.

Gambogia gutta.

Origine inconnue.

Juniperus lycia.

Pastinaca opopanax.

Ombellifère.

Convolvulus scammonia.

Des Baumes.

Les baumes sont extraits par incision des végétaux ;

3/p CAMPHRE,

ils sont solubles dans l’alcool à 36° et donnent de l’acide benzoïque lorsqu’ils sont exposés à l’action de la chaleur. On les emploie en médecine et dans les arts. Les principaux baumes connus sont :

Le baume benjoin Styrax benjoin.

— du Canada Abies balsamea.

— Copahu Copaifera officinalis.

— Gilead Amyris gileadensis.

— de la Mecqne Amyris opobalsamnm.

— de Pérou. . Miroxylum peruiferum.

— de Tolu. Toluifera balsamum.

Du Camphre.

Le camphre purifié est solide , blanc , cristallin , peu cassant , d’un aspect analogue à celui que présente le blanc de baleine, et si volatil qu’il se dissipe complètement lorsqu’il est exposé à l’action de l’air chaud. Son odeur est très forte , sa saveur âcre , sa densité est inférieure à celle de l’eau; il brûle avec vivacité, donne une flamme brillante , répand beaucoup de fumée et ne laisse aucun résidu : il est insoluble dans l’eau , mais lui communique son odeur ; soluble dans l’alcool, l’éther et les huiles. L’eau le précipite de sa dissolution alcoolique; il fond à i/5°, et entre en ébullition à 204°. Les alcalis sont sans action sur le camphre , la plupart des acides le dissolvent. On le trouve tout formé dans un grand nombre de plantes aromatiques, et particulièrement dans la famille des labiées. Celui que l’on trouve dans le commerce nous est euvojé brut de la Chine, du Japou, des îles de Sumatra et de Bornéo. On l’extrait des racines , du bois et des feuilles de deux espèces de laurus : ce sont les racines qui en donnent davantage ; on distille avec de l’eau le bois du laurus camphora , dans de grandes cucurbites de terre, surmontées de chapitaux remplis de paille et munis d’un récipient. La plus grande partie du camphre se sublime, se condense sur la paille, et le reste passe dans l’eau.

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