ÉCLAIR AGE
plète que possible : on y parvenait primitivement ei conduisant le gaz dans un réservoir contenant un lai de chaux mis en mouvement par un agitateur. Ci i mode d’épuration offrait un grand désavantage, i! établissait une pression considérable sur les cornues et l’agitation du lait de chaux nécessitait une force consi— . dérable. M. Bérard a substitué du foin humide sau— . poudré de chaux hydratée ; le passage du gaz devient très facile et la pression est à peu près nulle.
Réservoir d’eaü pour lf. gazomètre. Ce réservoir constitue la cuve et le gazomètre forme la cloche; il a été construit en bois, en maçonnerie, en fonte : la» première substance offre de grands inconvéniens , la maçonnerie réussit assezbien. Le gazomètre le plus considérable que l’on connaisse est celui de la compagnie française, il a ioo pieds de diamètre et 5o pieds de profondeur. Les réservoirs en fonte ont l’avantage de pouvoir être visités dans toutes les parties de leur surface extérieure; une fuite accidentelle y est facilement réparée : cependant les avantages qu’ils présentent en France sont moins grands qu’eu Angleterre, parce que chez nous la fou te est plus chère et de moins bon ne qualité.
Du gazomètre. Celle partie de l’appareil est une cloche énorme pincée sur le réservoir précédent et soutenue par deux chaînes fixées à la partie supérieure; ces chaînes s’enroulent sur des poulies de renvoi, et reçoivent à leur extrémité un contre-poids qui régularise la montée et la descente du gazomètre. Ce gazomètre est formé de plaques en tôle assemblées à l’aide d’une clouüre forte et serrée ; il est toujours d’un poids considérable quoique l’épaisseur de la tôle soit au plus d’une ligne.
Tijvaux de conduite. Le tuyau principal qui prend le g az pour le conduire aux tuyaux de distribution part de la partie supérieure du gazomètre; tandis que celui qui amène le gaz de l’appareil communique à la partie inférieure. Ces deux tuyaux sont en fonte, ils doivent être éprouvés avec soin : enfin les tuyaux près