MARCHAND A MARSEILLE
Août.
Sept.
frais à Paris. . .
achat de D. . .
frais payés par X.
par Portefeuille, ma \j .
par B et C‘®, ma v/. . .
les 2/5 des bénéfices
Solde à nouveau
Solde ancien. . .
respective des comptes de X et de D ne soit pas exacte, sur les livres de V, celle de V lui-même, tant envers la participation qu’envers ses coparlicipants,
est parfaitement correcte.
- îs.
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i al
X et V, Huiles 1/3, X et V créditeurs y Expédition de 20 000 k. à Paris, fr, . .
Août. 4 A plus/ comptes
» 21 Sept. 1
vente de V
V/ par X 123 000 »
V/ par V
A Profits et Pertes, n/ 1/3
du bénéfice
Solde à nouveau..
123 000 35 283 533 35 81 633 35 Soldes anciens. . 55 166 70 (. . . . . 6 633 35
* * I I 11 I IJ ■ r
Oii comprend, sans qu’il soit nécessaire de multiplier les exemples, que cette manière de tenir les comptes en participa-
X et V, Huiles 1/3, à Profits et Pertes, Mon 1/3 de bénéfices, fr
eurs,
Août. 1 ach/deV ^ '""S!
» 4 fr/ de P et M/. ... 1 500 » iOO »
)) Il frais de Paris. ... 10 000 »
» 50 par Portefeuille, m/t/ s/ X. 000 »
Sept. 5- les 2/3 des bénéfices. . 1333 30 1 o3o 35
Solde à nouveau. . .'5 166 70
Solde ancien. . .
lion peut être conservée, quel que soit le nombre des parlici pants. Elle peut se résumer dans les termes suivants :
Passer en la forme ordinaire les articles qui donnent lieu à
une entrée ou à une sortie de capitaux de la maison dont on tient les livres;
2° Passer par des articles borgnes les opérations qui causent entree ou sortie de capitaux chez les autres participants et les porter au grand-livre dans la colonne de leur compte particulier au crédit quand ils fournissent, et au débit quand ils reçoivent - ' 0° Chaque fois qu’une opération intéresse deux des partic’ipaiits sans intéresser la participation, l’inscrire au crédit du participant qui fournit, et au débit de celui qui reçoit, si elle intéresse le participant dont on tient les livres, et la négliger si elle ne 1 intéresse pas ;
4“ Si l’on veut, en cours d’opérations, connaître la situation de
chacun des participants envers la participation et envers ses co-
parficipants, relever le solde débiteur ou créditeur de chaaue compte; ^
50 Si l’on veut connaître le résultat de la participation, additionner ensemble les sommes qui lui ont été fournies par les divers participants, d’une part, et, d’autre part, les sommes qu ils ont reçues, et relever la différence des deux totaux. Si le total des sommes reçues par la participation, joint aux marchandises qu elle possède, excède le total des sommes fournies, il y a
gain ; SI au contraire, le total des sommes fournies est le plus eleve, il y a perte ; ^
6» Une fois les bénéfices ou les pertes partagés et inscrits au
compte de chaque participant, solder chacun de ces comptes et
ion devra trouver la somme des soldes créditeurs égale à celle des soldes debiteurs.
Cette manière de tenir les écritures des participations présente un avantage particulier, lorsque les participants, placés dans des pays dillerents, comptent avec des monnaies différentes. En ce cas, en ellet, on n’a besoin de ramener à Tunité les diverses monnaies mentionnées dans les comptes qu’au moment de chercher le résultat de la participation et de clore ses écritures.
ARBITRAGES EN PARTICIPATION
§4. — Arbitrages en participation.
La comptabilité des arbitrages en participation se raisonne et s’établit comme celle des participations de commerce. Mais, comme elle enregistre de fréquents tirages d’un participant sur l’autre, elle présente un plus grand nombre d’articles doubles que celle du commerce de marchandises et donne au compte un aspect un peu différent. Toutefois, en réalité, elle est exactement la même. Un exemple rendra sensible cette vérité.
Trois banquiers. A, de Paris, B, de Londres, et G, de Hambourg, veulent faire, en participation, quelques opérations d’arbitrage. Il est convenu que les avances faites par chacun des participants porteront intérêt à son profit au taux de la place sur laquelle il opère, soit 4 p. % à Paris, 5 I /2 p. % à Hambourg, et 3 p. % à Londres; que les avances que chacun d’eux obtiendra de la participation porteront intérêt contre lui au même taux.
Les opérations commencent par un achat que fait A, de 500000 marcs, à 185, en papier à trois mois sur Hambourg. Nous tenons les livres de A et nous y ouvrons un compte intitulé : « B et G, arbitrages 1 /3 » que nous débitons par Gaisse du prix d’achat des 500 000 marcs, ainsi qu’il suit :
août. '■ —
B et G 1/3 à Caisse,
Ach/ 500 000 m/ à 185, fr 925 000 » I ^50 25
Le 5, G, de Hambourg, donne avis qu’il a vendu 2000000 de francs de traites sur A, au prix de 190 francs pour 100 marcs. Gomme les traites sont acceptées par A, la participation est débitrice envers lui de la somme de 2 000 000 par Effets à payer, en la forme ordinaire. On écrira donc :
- — 5 id.
B et C 1/3 à Effets a païeb,
Acc““ des tr/ de C/, s/ avis de ce jour 2 000 000 »
Gette opération a produit à G m. / 1 052 651 9. 26, moins le courtage, que nous évaluerons à 1/8 p. ®/o, soit 1 515. 12.66. Le
produit net sera donc de 1 051 515 marcs, 12.60 shillings qui doivent être portés au débit de la participation, par un article borgne, ainsi qu’il suit :
Id. id.
B el C 1/3, C débiteur,
V/ de 2 millions de fr. à 190, marcs, 1 031 315 | 12,60 | | |
Le 8, avis de B qu’il a vendu 1 550 000 marcs au prix de 13.5 par livres sterling. Cette vente produit É 116 431.18.5, moins un courtage de £ 145.10.9 ou net €116286.7.8. Les marcs vendus par B auront été obtenus par l’envoi des 500 000 achetés par A, le 1®% et par des lettres tirées à trois mois par B sur G pour 1 050 000 marcs.
Cette opération est au débit de la participation, quant aux livres obtenues; elle constitue en même temps G créditeur des traites qu’il a acceptées. Comme elle n’occasionne chez A ni entrée, ni sortie de capitaux, elle ne figurera sur les livres que par deux articles borgnes ainsi conçus :
I— — 8 id.
B et C i/3, C créditeur,
T/ de B sur C, s/‘ avis de ce jour, w/. 1 050 000 | | Il
Id. id.
B et C 1/3, B débiteur,
"SI de 1 550 000 marcs à 13.5, £. . 116 286 | 7.8 | | |
Le 10, A vend 116000 livres sterling qu’il fournit en traites sur B, à cinq jours de vue, au prix de fr. 25 20. Ce sont 2 923 200 fr. moins un courtage de 1/8, soit de 3 654 fr. ou net 2 919 546 fr. Cette opération constitue la participation créancière de la somme obtenue et doit être mentionnée par un article en la forme ordinaire. En même temps, elle diminue le débit de B envers la participation du montant du tirage fait sur lui par A, et ceci sera mentionné par un article borgne. On écrira donc :
- 10 id.
Caisse à B et C 1/3,
V/ de l/sur B p. 116 000 £ net, fr. |
ARBITRAGES EN PARTICIPATION
- Id. id. ■■
B et C 1/3, B créditeur.
Lettres fournies sur B, £ I 1 16 000 | » |
Essayons au 12 août de relever les résultats de ce compte et de le balancer.
Réglons d'abord le compte d’intérêts. ,
A a fourni une somme de fr. 926 156,25, dont il n a elc couvert par la pai ticipalion que le 1 0 août. Il a donc droit a dix jours
d’inlérêt à 4 p. «/, sur celte somme, soit à fr. / ‘ ^ “
1 0 août il a été couvert et a reçu eu outre fr. f 995 o89, 1 5 dont
11 jouira pendant trois mois, jusqu’à réchêance desyaites acceptées
nar lui. 11 doit donc à la participation 90 jours d interet a 4 p. /« sur fr. 1 993389,75. Ce sont 19933,89. Ainsi, tout compte faiÇ A doit à la participation à titre d’intérêts fr. 18 904,8o, dont i doit être débité en la forme ordinaire par Profits et Pertes B a reçu, le 8 août, € 116286. U a accepté et payera des lettres tirées sur lui le 10, à cinq jours de vue, pour € 116 000. 11 doit donc l’intérêt de la somme reçue par lui, durant neut jours a 3 p. «/o- Ce sont € 87.4.3, dont le compte de la participation doit
être crédité par un article borgne.
C a reçu 1051315 marcs 12 shillings et 60 centièmes de
shilling, le 5 août, et ne doit rembourser à peu près cette somme qu’à trois mois à dater du 8 août, soit apres^93 jours II doit donc à la participation 93 jours d’intérêt a^o 1/- p. /o sur a somme reçue, soit 9 505 marcs 10 shillings oo, et il faut en débiter la participation par un article borgne.
On peut donc écrire :
12 août’.
Profits et Pertes à B et C 1/3.
M/ C® d’intérêts, fr
Id. id.
B et C 15, B cl C créditeurs.
Compte d'intérêts de B, £. . .
(jo d» de C, ni/ b/.
En cet état et en supposant, ce qui ne serait guere loin de la
vérité que les menus frais avancés par chacun des participants
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fussent égaux, de telle sorte qu’on pût les négliger sans inconvénient, il serait facile de relever le résultat des operations.
La participation a reçu, savoir:
De Fr. 2 926 156 25
De B, £ 116 000 à 25. 20 2 923 200 »
De G, ml hf, 1 050 000 à 188 i 974 000 »
Total 7 823 556 25
La participation a produit, savoir :
Total
Le bénéfice à partager est donc de fr. 42 055,48, dont le tiers est de fr. 14017,82. Il faut débiter la participation de cette somme envers chacun des participants, en ayant soin de convertir en monnaie sterling, au change du jour de la liquidation, la part de B, et de même en marcs banco la part de G.
Nous écrirons donc :
— 12 août. " ' ■
B et C 1/5 à Profits et Pertes.
1/5 du bénéfice réalisé, fr 14 017 82
B et G 1/3, B et C, créditeurs.
1/3 des bénéf/ de B, £ | 556.5.3 | I |
1/3 des bénéf/ de C. m/ b/. . . . | 7 456.4.60 | | j
Ces articles inscrits, nous balançons les comptes en la forme ordinaire et nous trouvons un solde créditeur de fr. 1 725,24 en faveur de A, un solde créditeur de 182 15 sli. 4 d. en faveur de B, et un solde débiteur de m/b 5 565.25.55 au compte de C. Si, maintenant, nous changeons en francs, au cours de liquidation, les marcs et les livres, nous trouvons que le débit de C est égal, à une légère différence près, aux crédits réunis de A et de B. La différence (de 18 centimes) peut être attribuée aux fractions négligées dans les changes multipliés qu’il a fallu opérer, et on peut n’en pas tenir compte.
ARBITRAGES EN PARTICIPATION