SOUS-CLASSE 3 C
1 Brachiopodesi
i Sous-ordre 2 e .
\ Coquil. irrégulière.
SOUS-ORDRE I er .
Coquille régulière.
SOUS-ORDRE I er .
Valves articulées.
SOUS-ORDRE 2 e .
Valves libres.
C Mactuacées. Coquille cquivalve , peu ou point bâillante ; ligament interne avec ou sans ligament externe.
7 Pévnicoi.KES. Coquille libre ou térébraute , non contenue dans un lobe, bâillante, peu régulière, ligameut rxlerne f
8 Tellikiuks. Coquille libre, régulière ; deux dents cardinales au plus sur chaque valve , quelquefois des dents latérales ; ligament externe sur le pelU côté de la coquille.
y Lrcnres. i'oquillc libre, régulière, close; ligament externe ou subiutéricur ; charnière variable ; impressions uiusculuiresfort grandes.
10 CvcunéES. (.^quille Uuvjaiile; charnière «impie ou avec des dents latérales, ou avec des dents latérales et cardinales; ligarmnt exlér.
1 1 Cosqces. Coquifc libre , régulière , close ; deuts cardinales de deux à quatre, quelquebia une seule dent latérale; ligam. court, extér.
12 CiRniActEs. Coquilb régulière ; dents cardinales irrégulières, une ou deux dents latérale* • ligament extérieur.
13 Tuidacnêes. Coquille légulière , tronquée , quelquefois bâillante d’un côté ; ligament extcrie.
14 Camacéeh. Coqnilln irrégtfiére, jdhérente, inéquivalve; une grosse dent cardinale.
lè Natades. Coquille régulière, fluviatile , nacrée; charnière sans dents ou articulée ; ligament extérieur.
iC C audites. Coq. régulière: une ou deux dents cardinales obliques.
17 T h 1 rom': es. Coquille régulière; dents cardinales lamelliformes, »jlloiiuée8 transversalement.
18 Arraches, Coquille close ou bâillante inférieurement; charnière multidcntce, droite, courbée ou angu^use.
19 Mïtilacées. Coquille régulière, fixée par un byssus ; charnière simple , sans deuts ou subdenlée; ligament mirginal subintérieur.
ao ETnfemrs. Coquille irrégulière, adhérente, charnière sans dents; ligament dans une gouttière des talons.
ai HuniSTP.s. Coquille irrégulière, adhérente; v;.lve supérieure operculiformc, deux impressions musculaires saillantes dans la valve supérieure ; ligament interne.
» 32 Malléacf.ks. Coquille libre , subinéquivalvc , à ligament simple ou multiple , subinléricur dans un ou plusieurs sillons ou crénelures.
a5 Mcllejue. Coquille adhérente ; charnière sans dents, ligament extérieur. *
GENRES
1 Arrosoir, a Clavagelle.
3 Fisiulane. (Gastrocliène-!
4 Cloisonna ire.
5 Taret.
6 Térédine.
7 Pboladc.
8 Solèmyc.
g Glycimère.
10 Pholadomye.
11 Solcn.
la Plauopée.
13 Mye.
1 4 Corbule.
15 Pandore.
jC Ostéodesme.
17 Périplome.
18 A tialine.
19 Thracie.
21 Mactre.
a a Mèsodesme. a 3 Crassa telle, a 4 Erycine.
afi Ampbidesme.
a 6 Saxicave.
37 Pétricolc.
38 Vcnérupe.
29 üyatelle.
3 0 Byssoroie.
31 Sanguinolairc.
3a Psammobie. (Psammolée.)
33 Tel line (Tellinide.)
34 "Donnée. (Capse.)
53 Corbeille- 3G Lurine.
3y Onguline.
38 Iridine.
39 Oycladt-
40 Uyiêne-
41 Galatbée.
Co Bi
Cyprine.
Vénus (Cythérée./ Astartè.
Üypri carde.
Isocarde.
Bucarde.
Tridacne.
Ilippope.
Came.
l^icérate.
Mulette. (Anodonte Ilyrie , etc.)
Cardile.
Castulie,
54 Trigonic.
53 Nucule.
56 Pétoncle.
67 Arche,
58 Cucullée.
5g Moule. (Modiole.)
60 Pinne.
61 Avicule.
6a Etbérie.
G3 Spbérulite.
64 Hippurile.
65 Caprine.
66 Crénatule.
67 Perne.
68 Inocérame.
69 Catille.
70 Gervilie.
71 Marteau,
7a Vulaelle.
70 Mnllerie.
1 74 Lime.
75 Houlette.
-7 IlTimitê.
-•8 Plicatiile.
79 Spondyle-
! 8o Placune.
Sx Anomie.
8a Huître (Gryphce.)
a6 PnoorcTES. Point de ligament tendineux. 85 Produclus.
37 TÊjiÉBttiTcr.Es. Un ligament tendineux 84 Térébralulc.
aS Tuéuukes. Coquille adhérente 85 Thécidéc.
s 9 Lixcoles. Un long pédicule tendineux, fixé aux crochets 86 Lingule.
So Onmr.ni.E8. Pédicule court, par le milieu de la valve inférieure. . 87 Orbicule.
3i CnANirs. Coquille adhérente sans ligament j ^
niSTOlUL DE I.A CONCHYLIOLOGIE.
des auteurs méthodistes , auxquels la méthode de Cuvier a semblé préférable, ue l’ont définitivement admise qu’après lui avoir fait subir des changement plus ou moins importons. Nous avons vu ceux proposés par M. deFérussac; nous avons aussi examiné ce que M. Gray a tenté dans ce même but; nous voyons maintenant M. Rang, admettant le grand type des Mollusques dans le même sens que Cuvier, ne former pour eux que cinq classes , au lieu de six qui existent dans les méthodes du savant auteur du règne animal. Les classes de M. Rang sont présentées dans le même ordre, mais on remarque plusieurs améliorations très notables. Ces améliorations sont dues, pour la plupart, à une juste appréciation des travaux précédons, et quelques-unes aux propres observations de l’auteur, qui a porté principalement son attention sur la classe des Ptéiopodes.
Nous avons signalé, en parlant de la méthode de Cuvier, les défauts qu’elle présente et ses inconvénieus pour la pratique; celle de M. Rang a les mêmes désavantages, mitigés cependant par des caractères de famille et de genres mieux arrêtés et plus complets que ceux de Cuvier. Celte méthode a également l’inconvénient de contenir des genres et des sous-genres; mais ces derniers étant en général moins nombreux que dans la méthode de Cuvier, ils se rapprochent davantage des sections que la plupart des zoologistes sentent le besoin de conserver dans les genres nombreux, pour faciliter la connaissance de l’espèce.
La classe des Céphalopodes est entièrement imitée de M. d’Orbigny; les familles, les genres y sont dans les mêmes rapports et en même nombre. Nous ne pourrions que répéter ce que nous avons déjà dit du travail de. M. d’Orbigny, il nous suffira d’y renvoyer. Les Ptéropodes, conservés à titre déclassé, sont divisés en deux fa-
INTRODUCTION
ai 4
milles, clans eliucunc desquelles nous "remarquons quelques genres nouveaux et curieux. M. Rang, voulant enchaîner par des rapports continus les Gastéropodes aux Pléropodes, au lieu de mettre, comme l’avait fait Cuvier, les Nudibranches eu première ligue, y place les Nucléobranches qui oui en effet, avec les Ptéropodes, de si nombreuses ressemblances, que M. de Blain ville, d’après des observations propres, rassembla tous ces animaux dans les Gastéropodes. Cet ordre des Nucléobranches est pris de la méthode de M. de Blainville, mais en lui faisant subir quelques modifications. Quant aux autres ordres de la grande classe des Gastéropodes, ils se trouvent exactement en même nombre et dans les mêmes rapports que daus la méthode de Cuvier ; nous remarquons cependant un ordre des Pulmonés operculés, emprunté à la méthode de M. de Férussac, et que Cuvier n’admettait point. Nous y trouvons également entre les Scutibranches et les Cyclobranches, un ordre des Cyrrhobranches institué par M. de Blainville, pour le seul genre Dentale. Dans les familles admises par M. Rang, l’arrangement des genres est à-peu-près imité delà méthode de M. de Férussac, et nous pourrions y retrouver les mêmes défauts. Cependant plusieurs d’entre elles sont plus naturelles , car M. Rang, comme nous le disions tout-à-l’heure, a su profiter des travaux faits récemment.
La classe des Àcéphalés est divisée en deux groupes principaux : les Acéphalés tcstacés et les Acéphalés nus. Les Acéphalés tcstacés sont partagés en trois ordres : les Bra chiopodes , les Rudistes et les Lamellibranches. La principale innovation de M. Rang est d'avoir réduit la famille des Bracchiopodes à une moindre importance que dans la méthode de Cuvier et des auteurs précédens. Il en fait un ordre particulier dans les Acéphales, et cette opinion
HISTOIRE ' DE LA. CONCHYLIOLOGIE. 2 10
nous paraissant conforme aux faits connus, nous nous sommes empressé de l’adopter. Lamarck n’avait pas, selon nous, assez profondément séparé les Brachiopodes des autres Acéphales; il en faisait une famille, tandis que Cuvier et ses imitateurs avaient beaucoup trop exagéré la valeur de leurs caractères organiques. En prenant une opinion intermédiaire, M. Rang nous semble être arrivé à la vérité; M. Rang n’a pas fait subir à cet ordre de changemens importans.
Quoique M. Rang connût nos observations sur la classe desRudistes, quoiqu’il reconnût que ces observations étaient justes, il n’en adopta pas cependant les conclusions, et il conserva ces coquilles dans des rapports qui ne leur conviennent point du tout. Il les met en effet entre les Cranies et les Ostracées, tandis que, par le fait, elles doivent se ranger dans les Lamellibranches dimyaires , non loin des Mytilacés. Nous verrons plus tard, lorsque nous traiterons des Rudistcs, de quelle manière ou doit appliquer rigoureusement les conclusions auxquelles nous avons été conduit par des observations nombreuses. Les Lamellibranches représentent, comme dans les méthodes de Cuvier et de M. de Férussac, la classe presque entière des conchifères de Lamarck. M. Rang emprunte à ce dernier la division d’après le nombre des muscles; mais il a soin de faire quelques rectifications importantes et nécessaires dans la distribution d’un assez grand nombre de genres. Lamarck , comme nous l’avons vu, comprenait parmi les Monomyaires des genres qui sont en effet Dimyaires. Il était donc nécessaire de faire toutes ces rectifications pour améliorer convenablement les deux groupes dont nous venons de parler. Nous ne mentionnerons pas les changemens que M. Rang a introduits dans les rapports des genres; si quelques-uns sont
LYlitODUCTlOiV.
assez heureux pour mériter d’être conservés, beaucoup d’autres, imités soit de Cuvier, soit de M. Blaiuville doivent être rejetés, et ce que nous avons dit sur les méthodes examinées jusqu’à présent est bien suffisant pour faire comprendre pourquoi nous n’admettons point les chaugemens proposés par M. Rang. Les Acéphales nus sont divisés à la manière de Savigny, par conséquent, ils n’offrent lien de nouveau; il en est exactement de même des Cirripèdes, dans lesquels aucun changement important n’a été proposé. Nous avions l’intention de reproduire exactement le tableau méthodique que M. Rang a placé au commencement de son manuel, nous en donnerons seulement une partie. Les Céphalopodes étant empruntés sans changemens à M. d’Obigny, ce serait faire un double emploi en les reproduisant ici. Nous engageons le lecteur, pour bien apprécier la méthode que nous examinons , d’en comparer le tableau avec ceux des auteurs que nous avons déjà mentionnés.
Nous allons actuellement examiner avec rapidité les changemens proposés par Cuvier dans la classification des mollusques, faisant partie delà seconde édition du règne animal publiée en i83o. ( Voir le tableau méthodique de. Cuvier , règne animal i83o.)
sNous ne reviendrons pas sur les idées générales, présentées à l’occasion de la première édition de cet ouvrage, parce que Cuvier a conservé sans exception, les grandes divisions des mollusques. La distribution des animaux de cette classe , n’a point éprouvé toutes les améliorations auxquelles les naturalistes devaient s’attendre d’un zoologiste aussi distingué. Nous sommes forcé d’avouer avec regret, que ce travail n’est point digne du grand nom de sou auteur; en effet il semble avoir ignoré un grand nombre de
CLASSIFICATION DES MOLLUSQUES
( INTROD. l>. 216. )
D’APRÈS O. CUVIER (Règne animal , a e édit. 1850).
GENRES