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DES ORGANES DE LA DIGESTION

cette extrémité dirigée en avant, son extrémité postérieure est dirigée en arrière; le dos correspond au plan supérieur, le ventre et le pied au plan inférieur, et les flancs de l’animal correspondent aux faces latérales, dont l’un est à droite et l’autre à gauche.

Les Conchifères ont une organisation simple, et les recherches des anatomistes ont prouvé que ces animaux étaient pourvus :

i° D’organes de la digestion;

2 ° Organes de la circulation;

3° Organes de la respiration ;

4° Organes de la génération ;

5° Organes de la locomotion dans le plus grand nombre;

6° D’une peau ou enveloppe commune à tous ces organes ;

7 ° D’un système nerveux mettant en rapport ces divers organes.

Section I. — Des organes de la digestion.

Dans les Conchifères, comme dans les autres animaux, ces organes commencent à l’ouverture buccale. Cette ouverture, placée à la partie antérieure de l’animal, est profondément cachée entre le pied et le muscle rétracteur antérieur dans les Dimyaires, et sous une espèce de capuchon, formé par le manteau , dans les Monomyaires. Cette bouche a la forme d’une fente transversale, comprise entre deux lèvres ordinairement minces et étroites, comme dans presque tous les Dimyaires, ou lobées et digitées, comme dans quelques Monomyaires. Les lèvres se continuent, de chaque côté, en deux appendices aplatis, lamelliformes, plus ou moins allongés, quelquefois tronqués, striés ou lamelleux à leur surface interne, et auxquels on est convenu de donner le nom de

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palpes labiales : ces palpes se placent de chaque côté du corps et y sont attachées plus ou moins haut par leur bord supérieur. Elles paraissent douées d’une sensibilité exquise, et elles sont sans doute destinées à goûter les matières alimentaires.

La bouche, dans les Conchifères, ne présente jajnais aucune partie dure; dans le plus grand nombre, elle aboutit directement, et sans aucun intermédiaire, dans un estomac dont la forme est généralement peu variable. Lorsque l’œsophage existe, il est variable dans sa longueur et sa largeur, et il n’a rien de constant par rapport aux autres caractères distinctifs des groupes établis : c’est ainsi qu’il existe ou n’existe pas indifféremment dans les diverses familles des Dimyaires ou des Monomyaires.

L’estomac est une poche membraneuse ordinairement pyriforme, quelquefois globuleuse, rarement allongée et étroite. Si l’œsophage existe , il vient s’ouvrir à sa partie supérieure, et lorsqu’il n’existe pas, la bouche s’y ouvre directement. Examiné à l’intérieur, l’estomac présente plusieurs enfoncemens irrégulièrement répartis, au moyen desquels la bile est portée dans sa cavité; c’est pour celte raison que ces petits enfoncemens ont été nommés cryptes biliaires. L’intestin naît de la paroi inférieure de l’estomac, et l’on trouve quelquefois dans son voisinage un appareil très singulier dont l’usage n’est point encore connu. Il consiste en un petit appendice comparable à l’appendice vermiforme du cæcum ; il communique avec l’estomac, et il est rempli par un stylet corné plus ou moins gros et allongé, selon les genres et les espèces; l’extrémité antérieure de ce stylet est fixée dans la paroi stomacale au moyen de petites oreillettes très minces et irrégulières. Il est à présumer qu’une partie des matières alimentaires peut tomber pendant l’acte de la digestion

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