GENRE CINQUANTIÈME
DOSIB7IE, Dosinia (Scopoli).
Pl. ao, f, 6 à 1 3.
CARACTÈRES GENERIQUES. — Animal subcirculaire , aplati , enveloppé d’un manteau, dont les lobes sont désunis dans toute la longueur du bord inférieur et terminés par des bords membraneux, larges et faiblement plissés. Siphons aussi longs que la coquille, égaux en longueur, soudés de la base au sommet, légèrement comprimés latéralement, terminés par une ouverture simple, ovalaire. Pied grand . subquadrangulaire, en fer de hache. Bouche petite , ovalaire, accompagnée de palpes labiales longues, étroites. Branchies très inégales; les feuillets internes très grands, subquadrangulaires ; les externes , de moitié plus petits , se réunissant en arrière de la masse abdominale
Coquille orbiculaire, lenticulaire, ornée de sillons ou de stries concentriques. Crochets peu proéminents , obliquement inclinés au-dessus d’une lunule creusée , cordifonne ; ligament extërne en partie recouvert par le' corselet. Charnière assez large, pourvue de trois dents cardinales, divergentes, ipégales , et une dent latérale antérieure dans la longueur de la lunule ; deux impressions musculaires très écartées, l’antérieure ovalaire, la postérieure subcirculaire. Impression palléale courte, placée très haut dans l'intérieur des valves , et terminée en arrière en une longue sinuosité triangulaire très pointue au sommet et oblique de haut eu bas et d’avant en arrière.
LES CONQUES. Oiï
SYNONYMIE générique. — Pectunculus , Lister. — Coucha rotitnda^ Gualticri. — Vertus^ Linné, Cheninitz , Schroeter, Gmelin , etc. — Artémis^ Poli, Oken, Conrad, Philippi , Agassiz, Nyst, Blainville. — Cyiherea^ Lainarck , Sowerby, Menke, Philippi, etc. — Orbiculus, Megerle.
OBSERVATIONS. Dans son voyage au Sénégal, Adanson décrivit avec soin deux coquilles bivalves orbiculaires ; il les rangea dans un genre assez indigeste, auquel il donna le nom de Chame. sous la dénomination spécifique de Golan et de Dosin. Ces deux espèces étaient déjà connues des ai>ciens conchyliologues : on en voit des figures dans les ouvrages de Lister, de Petiver, Gualtieri, etc. ; Linné les introduisit dans son grand genre Vénus, d'où Lamarcklesa fait sortir pour les confondre avec ses Cythérées. Une autre espèce, plus petite que les deux précédentes, vit assez abondamment sous les plages sableuses de ta Méditerranée. Poli eut l’occasion d’observer l'animal , et lui ayant reconnu des caractères propres, il fonda pour lui un -genre distinct, auquel il donna le nom d'Artémis. Mais Poli n'avait pas eu connaissance d’un ouvrage publié rdix-sept ans avant le sien par Scopoli, l’un des plus judicieux naturalistes du dernier siècle. Dans cet- ouvrage , malheureusement trop peu répandu, Scopoli commence déjà à réformer les travaux de Linné. Dans la classe des Mollusques, par exemple, il propose rétablissement d‘un certain nombre de genres, parmi lesquels se remarque celui qui porte le nom de Dosmï'a. destiné à rassembler toutes les coquilles qui ressemblent au Dosin d’Adanson, et qui comprend par conséquent toutes celles que les conchyliologues depuis Poli ont réunies sous le nom d’Artémis. Eu appliquant les règles imprescriptibles de la priorité, le genre Dosmia de Scopoli doit venir prendre la place de celui nommé Artémis par Poli. M Gray, l’un des premiers, a proposé ce changement de nomenclature que- nous nous empressons d’adopter; car il contribue à rendre justice à un naturaliste des plus éminents dont les sages réformes et les excellents préceptes ont précédé de quinze à vingt ans les travaux de. nos grands naturalistes français Bruguière, Lamarck et Cuvier.
Un grand nombre d’auteurs restèrent longtemps attachés aux opinions de Linné , et pour eux les coquilles du genre DosUiia restèrent des Vénus. Quoique le genre de Poli fût fondé sur des observations précieuses de ranimai, son genre Artémis fut longtemps oublié, et presque tous les conchyliologues du commencement de ce siècle reçu-
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rent l’opinion de Lamarck : pour eux les coquilles du genre Dosinia restèrent des Cylhérées. Probablement avec rinlenlion de compléter la triade générique de l'une do ses familles*, Oken, dans sou Livre de la nature , introduit le genre Artémis à la suite des Tellines et des Vénus. Plus tard, Conrad, dans les premières livraisons de ses Fossiles de l'Amérique septentrionale, adopta également le genre de Poli, et l’un des premiers en France nous fîmes sentir l utilité du genre dans la deuxième édition des Animaitx sans vertèbres de Lamarck; et si dès ce moment nous avions connu l'ouvrage de Scopoli , nous aurions adopté le nom générique qui lui appartient , en nous servant des travaux de Poli pour démontrer rutilité du genre.
Un savant observateur, à Topinion duquel nous aimons à nous ranger, M. Recluz, a publié dans le Magasin de zoologie, pour 1847, des observations intéressantes sur le genre Artémis de Poli , à l’occasion d'une espèce qu’il propose d'introduire dans le genre en question. La coquille dont M. Recluz voulait faire une Artémis présente tous les caractères des Vénus : elle n’est point orbiculaire ; la charnière ressemble a celle des Pullaslra; elle est supportée par une lame cardinale étroite, et elle est composée de trois dents cardinales divergentes qui ne manquent pas d’analogie avec celles de quelques unes des Vénérupes de Lamarck. C’est principalement la forme de l’impression palléale qui a décidé M. Recluz à introduire sa coquille dans le genre Artémis. Cette impression présente en arrière une sinuosité oblique, triangulaire, mais obtuse au sommet ; sinuosité qui rappelle celle de quelques Vénus et qui se rapproche également de celle de quelques Pétricoles. Si l’on admettait, avec M. Recluz, cette coquille parmi les Artémis, à l’instant même la valeur du genre se trouverait profondément modifiée, et il ne suffirait pas, pour le rendre naturel, de le partager en trois sections, comme le propose M. Recluz. Au reste, le naturaliste dont nous parlons a lui-même donné le moyen de rectifier son opinion. En effet, il décrit l'animal de son espèce, et cette description prouve qu’il n’appartient pas au genre Artémis, mais bien aux Pétricoles et aux Vénérupes. Ainsi que nous le verrons bientôt, l’animal des Artémis a les siphons réunis dans toute leur longueur ; l’ouverture terminale de ces organes est toujours simple. Dans l’animal décrit par M. Recluz, au contraire, les siphons sont séparés à leur sommet et leur ouverture est garnie de membranes et de tentacules. Ce fait lui seul, constaté par M. Recluz, décide de la question de l’introduction des espèces vénériformes parmi les Artémis; elles doivent être définitivement rejetées du
genre.
LES CüJNQÜES.
Tel que nous le comprenons , le genre Üosinie ne renferme que des coquilles orbiculaires OL lentiformes ; toutes aussi sont chargées de stries ou de sillons concentriques réguliers , ce qui leur imprime un caractère particulier au moyen duquel elles se groupent et - se reconnaissent avec facilité. Cette forme orbiculaire varie très peu • si certaines espèces sont un peu plus larges que longues, quelques autres en vieillissant deviennent plus longues que larges. Les Dosinies ne sont point globuleuses ; plus renflées vers le centre, elles s’amincissent à la circonférence, et les crochets eux-mômes s’inclinent et se rapprochent pour ôbéir en quelque sorte a la forme lenticulaire, qui est propre à toutes les espèces.
Presque toutes les espèces sont blanches, quelques unes sont d'un brun fauve ou tachées et rayonnées de cette couleur; l’espèce la plus répandue dans nos mers est presque la seule dont les variétés de coloration soient nombreuses. Ces coquilles , ainsi que les Vénus et les Cythérées, sont couvertes d’un épiderme vernissé, transparent, qui déborde à peine le pourtour des valves.
Le test est assez épais, solide; les valves ont les bords simples cl parfaitement clos sur toute la circonférence. Les crochets sont médiocres, peu saillants; ils se rapprochent et s'inclinent obliquement audessus d’une lunule cerdiforme, plus ou moins grande selon les espèces, presque toujours profonde , rarement superfîciellq. Le corselet est peu marqué ; il est creusé d’une gouttière pour le ligament , et celui-ci est en partie caché par une lèvre saillante appartenant à chaque valve.
Toutes les espèces , à l’exception de deux ou trois , sont blanches en dedans-; sur la surface intérieure , se dessinent deux grandes impressions musculaires qui descendent perpendiculairement de haut en bas, c’està-dire de la région dorsale vers la ventrale; dans leur longueur, ces impressions dépassent le diamètre iransverse de la coquille. L’impression musculaire antérieure est semi-lunaire, rarement ovalaire, plus longue que large; son extrémité supérieure se cache sous la lame cardinale , et c’est au-dessous de cette lame qu’il faut aller chercher la petite impression ovale et profonde du muscle rétracleur antérieur du pied .
L’impression musculaire postérieure est ovale, elle tend à s’arrondir dans quelques espèces ; soq extrémité supérieure se détache en un petit lobe oval ou arrondi : c’est sur lui que s’attache le musc rétracleur postérieur du pied.
Du milieu de Texlrémité inférieure de l’impression musculaire antérieure part une impression palléale très courte, située très haut dans l’intérieur des valves , et restant parallèle au bord inférieur dans tout
son trajet. Parvenue en arrière , à peu près au niveau du muscle postérieur, elle s'infléchit en dedans et trace une profonde sinuosité triangulaire, oblique, presque toujours pointue au sommet. Cette sinuosité constitue l’un des caractères les plus constants du genres elle varie selon ks espèces, mais dans toutes sans exceplioiv elle conserve sa forme caractéristique.
La charnière présente aussi des caractères constants dans le genre qui nous occupe , quoiqu'ellô ait do l'analogie avec celle des Cylhérées. Elle s'en distingue au premier aspect , car elle est supportée par une large lame cardinale qui ne présente pas la môme grandeur proportionnelle dans les Cylhérées. Cette charnière se compose de trois dents cardinales sur chaque valve , et de plus d’une petite dent latérale antérieure, comprise dans la longueur de la lunule. Sur la valve gauche , la dent cardinale antérieure est très aplatie. lamelliforme, en triangle presque équilatéral , pointue au sommet. La dent postérieure est longue. étroite, tranchante et peu proéminente; enfin,- la dent médiane est épaisseet^imple. Sur la valve droite, la dent antérieure et la moyenne sont très rapprochées , parallèles, peu épaisses ; elles laissent entre elles une fossette étroite et profonde,- dans laquiîlle pénètre la dent antérieure de l'autre valve. La dent postérieure est grande , oblique , un peu arquée et presque toujours bifide dans toute sa longueur. La dent latérale est moins grande que celle des Cythérées , elle est souvent réduite à un rudiment placé au-dessous et en avant de la première dent cardinale; elle existe sur la valve gauche, et l’on trouvé !a fossette où elle est reçue sur la valve droite.
Les seuls caractères des coquilles tels que nous venons de les exposer justifient suffisamment le genre Dosinie ; nous allons trouver dans l'animal d'autres caractères plus importants qui le séparent nettement de tous ceux qui sont connus.
L’animal des Dosinies est orbiculaire et lenticulaire comme sa coquille; il est d'une couleur laiteuse un peu jaunâtre et légèrement diaphane; son manteau est constitué comme celui des Vénus et des Cythérées : il est pourvu à la circonférence d’un bord exsertilo membraneux , peu plissé et entièrement dénué de tentacules. Les lobes du manteau sont disjoints dans toute la longueur du bord inférieur, depuis rextréraité du muscle adducteur antérieur jusqu’à fa base des siphons.
Lorsque l’animal donne à ses siphons toute l’extension dont ils sont susceptibles, leur longueur égale ou dépasse un peu le diamètre dè la coquille ; réunis dans toute leur longueur, ces organes sont comprimés latéralement , et le point de leur réunion se trahit par une ligne dépri-
LES CONQUES
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mée qui les parcourt de la base au soniinel: il résulte de ce mode de jonction que leur coupe Lransversea la forme d’un S de chiffre; dans leur ensemble, ils s’offrent sous la forme d’un long cône tronqué au sommet. Ce sommet est occupé par, l'ouverlure terminale des siphons. Cette ouverture est simple dans l'un et l’autre de ces organes , elle ne présente aucune trace de tentacules; aussi elle ne se ferme pas par une contraction circulaire à la manière d’un sphincter, comme cela a lieu chez les autres mollusques, mais par le rapprochement des deux parois l'une vers l’autre , en laissant entre elles une fente longitudinale. Aussi l’ouverture des siphons n’est point circulaire , mais ovalaire dans la dilatation , et elle se ferme à Taide de deux lèvres un peu arquées, ün muscle rétracteur assez considérable , triangulaire, embrassa les deux siphons à leur base : la for.me de ce muscle est exactement représentée par celle de la sinuosité palléale.
Le pied est un peu différent de celui des Vénus et des Cythérées. Il est plus dilaté vers le bord : ce bord est taillé en fer de hache ; en avant il se prolonge moins; à la base , il est séparé de la masse abdominale par un étranglement plus profond. Cet organe est très aplati de chaque côté, tranchant sur son bord.
Une. bouche petite, ovale, transverse, pourvue de deux petites lèvres courtes et étroites, s’ouvre à la partie supérieure et antérieure de la masse abdominale, au-dessous du muscle adclucteor antérieur des valves. Les lèvres se transforment rapidement en deux paires de palpes triangulaires, plus grandes en proportion que celles des Vénus et des Cylhérées, mais construites exactement de même.
Tout en restant analogues à celles des Cylhérées, les branchies des Dosiniesendiffèrentcependant d’une manière assez notable : ellessont très inégales ; les feuillets inlernos sont subquadrangulaires , et leur étendue est plus du double de celle des feuillets externes ; ceux-ci sont en forme de trapèze, et ilà sont attachés aux feuillets internes, le long d'une ligne qui diviserait ce trapèze par son grand diamètre. Il résulte de celte connexion qu’une moitié du feuillet remonte librement dans la région dorsale en forme d'appendice branchial. Les organes do la respiration ont leur surface creusée de nombreux sillons qui correspondent aux canaux ménagés au liquide ambiant dans l’épaisseur même des branchies. En arrière de la masse abdominale, les feuillets branchiaux se réunissent , se prolongent un peu, de manière à se souder au pourtour intérieur de Touverture du siphon anal.
n suffira de comparer ce que nous avons dit des animaux des Cythérées et des Vénus, avec ce que nous venons d’exposer de ceux des
O^NZIEMK KAMILIJi.
Üosinies, pour reconnaître les dilïerences qui existent entre eux. Ces différences se montrent dans les siphons réunis dans toute leur longueur et complètement dénués de tentacules , dans la manière dont ces organes se ferment par le rapprochement de leurs parois ; un pied plus dilaté, moins prolongé en avant, plus étranglé à la base; des branchies, plus grandes et plus inégales. Les ressemblances sont moins nombreuses et se décèlent dans des organes moins importants : le bord membraneux du manteau , la bouche et ses palpes , le cœur et son renflement postérieur. Ces ressemblances sont cependant suffisantes pour rattacher les Dosinies à la famille des Conques , comme les différences suffisent aussi pour faire maintenir définitivement le genre dans une méthode naturelle et le séparer pour toujours des Vénus et des Cythérées.
Les Dosinies sont des coquilles littorales qui vivent à de médiocres profondeurs sur les plages sableuses. Ces animaux s’enfoncent perpendiculairement dans le sable à Laide des manœuvres de leur pied, manœuvres qui ressemblent à celles des Lavignons; le trou qu’ils se creusent est peu profond. Le nombre des espèces vivantes que nous connaissons est de cinquante environ. Elles proviennent de toutes les mers, mais particulièrement des mers chaudes de Llnde et de LAmérique. On en connaît également dans le grand Océan austral. Les mers de l’Afrique n’en sont point dépourvues. M. Krauss n’en cite point au cap de Bonne-Espérance; mais Adanson en a fait connaître deux du Sénégal , et d’autres espèces y ont été découvertes depuis. Deux espèces se rencontrent également dans les mers d’Europe , et Lune d’elles sera signalée plus particulièrement à cause de la vaste surface qu*elle occupe.
Le nombre des espèces fossiles est beaucoup moins considérable ; aucune espèce n’existe d’une manière certaine dans les terrains inférieurs à la formation tertiaire, et môme jusqu’ici le genre ne s’est montré nulle part dans Léiage tertiaire inférieur. Il apparaît pour la première fois en Europe dans Létage tertiaire moyen , et deux espèces s’y présentent à la fois; une troisième espècq surgit dans le crag d’Angleterre ; une quatrième , la plus grande de toutes les espèces fossiles , se répand dans les terrains subaponnins une cinquième est propre aux terrains plus récents de la Sicile, et la sixième, enfin, caractérise les terrains tertiaires supérieurs de l’Amérique septentrionale. Parmi ces espèces, il en est quelques unes qui méritent un examen plus spécial.
1“ Dosinia Adansoni J Philippi.
M. Bastérot le premier a rapporté au Cytherea lincta de Lamarck une coquille fossile de Bordeaux qui a avec la vivante la plus grande analogie. Celle analogie est tellement frappante, qu’elle a^ été admise
LKS COXyUKS.
par tous ceux des cpnchyliologues qui se sont occupés de la matière ; iious-même, entraîné par l’opinion commune, nous rangions sous le nom de Cijtherea lincta , et à titro do variétés, des individus des mers d’Angleterre, de la Méditerranée et du Sénégal , et comme nous trouvions des variétés fossiles correspondantes , nous leur appliquions également le môme nom. Déjà, en 1835i nous avions conçu des doutes sur l’idenlilé do plusieurs de ces coquilles, et l'étude que nous fîmes en 4 840 des trois espèces de la Méditerranée nous fit sentir la nécessité de revoir avec un nouveau soin les espèces fossiles. 11 est résulté , de cet examen , la disjonction de trois types vivants , ayant leurs représentants parmi les espèces fossiles : D’abord un Dosinia lincta , que nous décrivons plus loin; ensuite un Dosinia lupinus^ nommé aussi Artémis Philippii par M. Agassiz; enfin, un Dosinia Adansorii , propre au Sénégal, et auquel nous rapportons \q Cytherea fossile à
Bordeaux. M. Agassiz, en 4 845 , a proposé le hom ù' Artémis Basleroti, pour cette dernière espèce i mais ce savant a été devancé par M. Philippi. On trouve, en effet, dans le Rectieil d'espèces noitvelles , à la date de 4 844, la môme espèce sous le nom de Cytherea Adansoni : la priorité veut qu'il soit préféré.
2“ Dosinia exolela , Lin.
Vivante depuis le cap Nord jusqu’au Sénégal, ainsi que dans toute la Méditerranée.
Fossile dans l’étage tertiaire moyen do Bordeaux, en Touraine, en Allemagne, probablement dans le crag d’Angleterre et de Belgique, dans l’étage tertiaire supérieur en Angleterre et en Sicile.
3° Dosinia orhicnlaris , Agassiz.
C est le Cytherea concentrica de Brocchi. Comme cette coquille est différente de l’espèce vivante qui porte aussi le nom de concent7'ica, M. Agassiz s’esl trouvé dans l’obligation de changer son nom spécifique. Cette espèce se rencontre uniquement dans les terrains subapennins , et elle est propre à les caractériser.
4" Dosinia acetabulum , Conrad.
Celle-ci avait été également rapportée au concentrica, elle se rapproche davantage du yigantea qui vit dans les mers delà Californie; elle est confinée dans l’étage tertiaire supérieur de l’Amérique septentrionale, et peut contribuer à les caractériser,
QUINZIEME KAMIULE.