‹ Traité élémentaire de conchyliologie (volume 3)Chapitre 62 sur 127 · Psammobie boréale. Psammobïa incarnata. Linné · texte numérisé non relu

Psammobie boréale. Psammobïa incarnata. Linné

PL P3. f. 9 10. ’

P» Testa ovali-oblongâ f iransversâ ^ œqiiUateràf transversim tennistritstâ; poscicè ati^uîatâ, oblique tmneatâ^ Uneîs elevatis^ in latere postico ra^iantibiis; extus qîbo. carneâ rubro radiatâ ^ intiis carrtea violacescente ; cardine hidenUito ^ altero iinideotato : denlibus bifidis,

LUier, Hisi. an. a%'l. app. pl. i, f. 8.

Lister, Conch. pl. 294, f. 241. '

Petiver. Gozoph. p. ii. pl. gL f. 9.

Coucha, Linné. Fauna suer. éd. i®. p. 38 r. n" 1387.

Tellina incarnata. Linné. Fauua suecica. 2* éd. p, 5 ï 7. ii® 21 54. Pennanl. Bril. zool. p. 177. pl. 5o. f. 3. Mala.

Tellina angnlata.'hùTW. inxxs. p. 3o. pl. 2. f. 5. ' \

Tellina radiata. Da Costa. Brit. coiicb. p. 209. pl. 14. L i.

Tellina feroensis. Chemn. Conch. I. 6. pl. 10. f. gi.

Tellina frari, Schrœter. Eiul. t. 2, p. 644. n® 5. pL, 7^ f. 9.^

Tellina feroensis. GmeXnu p. 32^5. n° 3i.

Tellina /iornii» Ginelin. p. 323 1, n® i5.

Tellina trifasciata, Gmelin. p. 3223. n® 24. çxcl, Chemn. .synon. Pullney, in dors. Cat. p. 29. pl. 6. f. i.

^ Telfina trifasciata. Düuuvan liiil. shells, t. 2. pl. 68.

V Tellina feroensis, Wood. Lin. ïraus. t. 6. p. i63. pl. i5, f, 20, 21,

^ / Id. Moulagu. Test bril p ,55^ n® 1.

Id. Maton et Racketl. Lin. Traus. t. 8. p, 49. 11^ 2.

Id. Wood. General conrhol. p. 164, pl. 45, f. i,

Id. Dillwyii, Cat. I. I. p. 77. n® t3.

Psammobia feroensis. Lunik. An. s. vert. l. 5. p. 5i2. n® 2.

Tellina feroensis, Tmlon. Conch. dict. p. 171, H® ir.

LES PSAMMOBIDES.

' Psnmviobin Jn'ttejixis. l’ui toli. (Ànich. ins> bril. p.-94* f’J- • TelUnnferocnsis, Wooiî. in(h' Tf.sl/pl: 4. f- 3^*'

Psnmmobinferoensi$»C4Çi\\. des (’li. cal. deî Test. duFiiiisl. p. 18. n® t.

Psammobîd muricata, Scacchi. cat. Conch. reg. Neap; p. 5.

/«J/OfOiM. Sowei Ijy. (ioiicli mnu. fij;. ujo.

Ps-urnmobia feroensis. For'nes. Malao. moiunsi». p.

'/</. Hnnley. Descr. rat p. 5;.

/d. Fofhos. report on lhe OEg. inv. p. 143.

IJ. Thompson, rejioil on iheFauii. ofîr. p. îi<)3.

///. Lovèn. Tndi hmll. s<and. p. 42. 11* 3<n. ' . > .

fd. rhilippi. Hiiiim, inolK Siril t. a. p 20. n° r •

/J. Dedi. dans T.aink. An. s. \t rt. a** éd. t. B. p. 17'^. n" 2.

FossiUs. . ^

TeUinumurUata. Brorclii. Conch. fos.s. stibap. f. 2. p. 5 1 1 . pK 1 2. f. .2?

Psammobîa Jerocnsis. ï':\\\\, Enuni. mull. Si'Ü (. i, aS. ti® 2. t. 2. p. 2 I . n® i . . —

Id. S. Wood. loss. .'‘Iiclls fronnlhe Crag. Ami. nal. hi.sl. n'’ 37. p, 2.48.

Id. SisoKiuda. Synop..|Wid. fo-tS, 2® cdv p. ir. 11® 1.

Psammobia muricata. N\sl.-eoq loss delà lîelg. p. io5. 0*^62.

Deux fois Linné a décrit un Teliina inca7'ncLta dans ses ouvrages , la première fois dans la seconde édition du Fatina suecica , !a secondedans la 12® édition du Systenia naturæ ; mais lorsque l’on vient à rapprocher les deux descriptions, on reconnaît, non sans surprise, qu’elles ne s’accordent point entre elles et qu’elles s’appliquent à deux espèces bien distinctes. Cependant Linné renvoie delà seconde à la première, en transportant la synonymie de celle-ci à celle-là. Ainsi , Linné décrit une espèce dans le Fawïta swec/ca et y rapporte une figure 8 de l’appendieç de Lister, qui s’accorde parfaitement avec la de^ription^ Dan.^ la W édition du Sÿstema^ som le même nom de Teliina mcarnata , Linné donne une autre description qui s'applique à une autre espèce, mais il conserve dans la synonymie cette même figure de Lister, qui alors ne s’accorde plus avec la nouvelle description. Cette confusion do Linné a été imitée parChemniiz et par Gmelin, et par la suite elle a dû occasionner bien de l'embarras à ceux des naturalistes qui ont cherché *à concilier des citations et des descriptions qui s’appliquent à des objets différents. Ceci explique comment il se fait que Chemnitz, ayant sous les. yeux le Teliina mcarnata 'du Fauna suecica, a été entraîné à lui imposer un nouveau nom Teliina feroensis , le prenant pour une espèce nouvelle. Cependant Born l'avait déjà nommée avant lui, décrite et

/l'in

figurée sons le nom Hp TeîUna angiilatfi. Quant à Gmelin , nous sommes liahitués à lui voir rommellre un si grand nombre d'erreurs, que nous ne devrons pas être surpris do trouver ce même Tdlina ungulata sous trois noms différents, et uno quatrième fois confondu avec lo Tellina incartiula do la 4!2® édition du Systema. Pour ceux des naturalistes qui ont conservé au genre Telline toute son étendue , il était impossible de remédier à l’erreur de Linné , autrement qa’en imposant un nom nouveau à l’un des deux Tellina incarnataf et ce cliangement devaits’appliquer à la plus récente des espèces, c'esl-à-dirc à celle du Si/siemn. Le contraire ayant été fait par Born . par Gliemnitz, et consacré par tous les autres conchyliologues , il nous semble possible de faire aujourd’hui ce qui était impraticable avant le démembrement du genre Telline de Linné. 11 sera facile de nous comprendre. Le Tellina incamata de la Faune danoise est une Psammobie de Lamarck ; le Tellina mcai-nata du Systema nalurœ est une véritable Telline ; rien ne s’oppose donc à ce qu’il y ait à la fois un Psammobki incamata et un Tellina incamata , pour conserver le plus religieusement possible la tradition de la nomenclature linnéenne. Afin de rendre plus facile à accepter le changement que nous proposons ici , nous avons châtié la synonymie de l'espèce et nous avons cherché à la compléter le plus possible. 11 serait désormais bien entendu qu’au Psammobîa mcarnala se rattache uniquement le TetUna incamata du Fauna succîca.

Il n’est pas nécessaire de décrire uno espèce aussi connue que celleci , il sera plus intéressant de la suivre dans sa distribution à la surface delà terre. Elle existe dans les mers du Nord comme l'ont constaté Linné et M, Lovèn ; elle descend dans les mer.s tempérées et s’introduit dans la Méditerranée, où elle se montre sur presque tous les points ; elle sort de celle mer et se continue jusqu’aux îles du cap Vert, et peut-être gagne-t-elle le Sénégal. Elle apparaît à l’état fossile dans le crag d’Angleterre et de Belgique , elle remonte dans les terrains siib-apennins et passe dans les couches plus récentes de la Sicile.

LES rSAMMOBlUES.

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