‹ Traite elementaire de construction appliquee a l'architecture civileChapitre 26 sur 47 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Construction* des Mors et Voûtes.

Taille de» pierrvt.

Nous avons déjà parlé , dans le 1" chapitre du premier livre , du sciage des pierres ; nous ajouterons ici que des moyens mécaniques peuvent souvent rendre la (aille des pierres plus prompte et plus économique.

M. Wright a imaginé deux procédés pour tailler avec une scie des pierres cylindriques ou circulaires, en évitant le travail très-long et très-fatigant dé les creuser suivant la méthode ordinaire.

Premier procédé. Il commence par percer avec un foret le bloc vers le centre; U décrit autour de ce centre la circonférence que le cylindre doit avoir; ensuite il perce un ou deux autres trous dont les axes doivent être parallèles entre eux et parallèles à celui du centre , et doivent sc rapporter à la circonférence décrite. Il introduit une lame de scie dans un des trous de la circonférence , et une tige de fer dans celui du eentre ; alors il réunit les deux bouts de la lame aux deux bouts de la tige par des traverses et des écrous, et forme ainsi une espèce de châssis, lequel permet à la lame de décrire une surface cylindrique, mais l'empêche de dévier hors de cette surface.

Second procédé. Il adapte à la surface de la pierre qui doit devenir la base du cylindre, une plaque métallique circulaire exactement égaie à cette base et un anneau concentrique, tel qu'entre la plaque et l’anneau il n’y ait qu'un espace suffisant pour qu’une lame de scie puisse passer librement. Il perce perpendiculairement un trou entre la plaque et l'anneau , y introduit une lame de scie et combine cette lame avec un châssis. Par cette dernière méthode il peut non-seulement tailler des cylindres, mais toute espèce de solides dont les bases parallèles et semblables peuvent être circonscrites par des courbes quelconques. Ainsi jil peut tailler des corniches ornées de moulures, des chéneaux, des mitres de cheminées, des conduits d'eau et autres ouvrages de cette nature.

Pcrronet a décrit, dans son grand ouvrage, une machine dont il a fait usage aux travaux du pont de NeuiUy , pour forer les gargouilles ; on appelle ainsi les trous pratiqués dans les voussoirs des arches d’un pont pour faciliter l'écoulement des eaux. Cette machin»

consistait en un foret suspendu à un balancier au moyen d'une corde; le balancier communiquait du eété opposé, par l'intermédiaire d’une autre corde, avec un levier, qui, tour à tour, était comprimé et mis en mouvement par des came s adaptées à un axe qu'un homme mettait en mouvement à l’aide d'une manivelle ; de cette manière le forot était alternativement élevé, puis abandonné k l'action de sa pesanteur; un second ouvrier était assis 9ur la pierre [mur diriger le foret et le faire tourner sur son axe à chaque vibration.

On se sert aussi avec utilité, soit pour tailler un cylindre de pierre, soit pour creuser un trou cylindrique, de scies pliées en cercle, assujetties à un aie vertical soutenu dans un appareil de charpente, qui lui permet de descendre verticalement au fur et h mesure que la taille s'opère ; des hommes ou un cheval font mouvoir circulairement eette scie. On a employé des moyens analogues pour tailler les tambours destinés à former des colonnades.

Parmi les nombreuses indications sur la taille des pierres que contient l'ouvrage de M. Morisot , on distingue les suivantes.

La taille des pierres de taille en usage à Paris exige le temps spécifié dans le tableau suivant :

QUAUTl! DES PIERRES.

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