‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome premiere. Généralités et entité morbides vraiesChapitre 1 sur 252 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

En 1901 notre éditeur et ami, M. O. Doin. nous a demandé de préparer une troisième édition de notre Traitement clés maladies de la Peau. Nous avons jugé préférable de faire paraître un ouvrage nouveau.

Voici plus de vingt-cinq ans que nous nous sommes exclusivement consacré à l’étude de la dermatologie. Nous avons eu la bonne fortune d'être l’élève, puis le collaborateur du regretté E. Vidal, de suivre longtemps les cliniques si écoutées de M. le Dr E. Besnier. Ce sont ces deux illustres chefs de l'École Française qui ont été nos maîtres et qui ont développé chez nous l'esprit de critique et d’analyse. Nous nous sommes efforcé de continuer leurs traditions et de marcher dans la voie qu’ils nous ont tracée. Au début de cet ouvrage nous leur devions cet hommage de profonde reconnaissance.

Mais depuis longtemps déjà nous travaillons sur notre propre fonds. Nous estimons que le moment est venu de faire connaître au grand public médical nos idées personnelles sur la pathologie cutanée, et de publier un livre qui ne soit ni un simple dictionnaire, ni une émanation directe des œuvres de F. Hebra et de ses disciples, mais qui repose sur des idées générales logiques, sur l’observation minutieuse des faits cliniques, et qui apporte une conception rationnelle des dermatoses à ceux qui voudront se donner la peine de le lire et de le comprendre.

Nous n'avons fait que peu ou point de bibliographie, et nous repoussons d’avance toutes les réclamations qui pourraient nous être adressées dans ce sens. Quand on a la prétention de donner une bibliographie, il faut l'apporter absolument complète. Or le nombre des travaux parus en dermatologie depuis quelques années est colossal et leur seule nomenclature dépasserait de beaucoup les dimensions forcément restreintes de ce Traité. B ailleurs il nous semble que la bibliographie n'intéresse que très médiocrement la grande masse des médecins. Quant aux spécialistes Irançais, ils possèdent tous la Pratique Dermatologique dans laquelle ils trouveront une bibliographie allant j usqu’en 1902. Nous avons indiqué dans ce livre les principaux

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