‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome premiere. Généralités et entité morbides vraiesChapitre 26 sur 252 · C. Syndromes trophiques proprement dits · texte numérisé non relu

C. Syndromes trophiques proprement dits

a) Hémiatrophie faciale.

b) Hémihypertrophie faciale.

c ) Sclérodermies.

d) Ainhum.

e) Panaris analgésique ou maladie de Morvan.

f) Mal perforant.

g) Phlycténose récidivante des extrémités 1 (Acrodermatites continues).

h) Pemphigus traumatique.

Pemphigus héréditaire traumatique simple.

Pemphigus congénital à tendances cicatricielles.

i) Alopécies tenant à une affection du système nerveux.

Les Pelades 2.

Section IV. — Eruptions monomorphes a distribution systématique

Zona 3.

Yitiligo.

Classe III. — Réactions cutanées caractérisées par des troubles dans la nutrition

normale des tissus.

( Dystrophies cutanées.) *

Sous-classe I. — Dermatoses caractérisées par une exagération de la nutrition normale des tissus aboutissant a leur hypertrophie.

A. Le processus hypertrophique porte sur l’épiderme seul.

Langue noire b.

4 Ce type clinique est d’autant plus difficile à classer qu’il n’est pas bien nettement défini. Certains faits semblent se rapprocher des pyodermites et en particulier des streptococcies cutanées, c'est-à-dire des dermatoses microbiennes ; certains autres semblent avoir des affinités avec les dermatites polymorphes douloureuses. Ce n’est que tout à fait provisoirement que nous le plaçons ici.

2 On sait que la pelade a été et est même encore considérée, par beaucoup de médecins, comme une affection contagieuse. L’observation précise des faits cliniques ne permet plus de soutenir à l’heure actuelle cette opinion (voir article Pelade pour l’exposé des théories pathogéniques de cette lésion).

3 Voir plus haut ce que nous disons à propos de la nature encore fort discutée du zona.

4 Au premier abord il semble que l’on doive diviser les dystrophies cutanées en deux grands groupes : les dystrophies congénitales , et les dystrophies acquises ; mais, quand on pénètre dans l’étude de ces affections, on s’aperçoit que pour beaucoup d’entre elles cette distinction est plus apparente que réelle. Cependant elle doit être conservée dans une certaine mesure comme on va e voir. En tous cas, à l'heure actuelle, on ne peut encore baser une classification des si nombreuses dermatoses que nous sommes obligés de ranger dans ce groupe que sur leur aspect objectif et leur lésion anatomique. Faisons remarquer d'ailleurs que cette Classe III est très hétérogène, mal constituée, qu’elle est certainement une de celles que l’on remaniera le plus profondément dans l’avenir.

3 Un certain nombre d’auteurs font de la langue noire une affection microbienne. Leurs recherches et les microbes qu'ils ont décrits n’entraînent pas encore la conviction. Or, comme rien dans son' aspect ni dans son évolution n'indique que la langue noire soit réellement de nature parasitaire, nous la laissons provisoirement dans les dystrophies.

RÉACTIONS CUTANÉES

Hyperkératose des infundibula pilaires1.

B. Le processus hypertrophique porte sur l’épiderme mais s’accompagne en outre d’un certain degré d’inflammation et de papillomatose.

Acné cornée2.

Lichen pilaris seu spinulosus.

Keratosis follicularis contagiosa de Brooke.

Psorospermose folliculaire végétante ou maladie de Darier.

Acanthosis nigricans.

Porokératose papillomateuse palmaire et plantaire.

Kératodermies palmaires et plantaires dites essentielles acquises et congénitales.

Erythème kératosique de Brooke.

Maladie de Meleda.

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